On continue avec le repas Noël avant l'heure. Le plat, cuisiné par môman: une oie rôtie, sauce myrtilles, le tout avec des pommes caramélisées. Et pour accompagner tout ça pôpa avait sorti deux très belles choses, des vieilles bouteilles: on comme avec un Saint-Emilion château Quinault 1982, un vin plus vieux que moi, trop la classe. Admirez la bouteille et le bouchon:

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On l'a quand même goûté avant que les invités arrivent, pour s'assurer que c'était buvable. La robe est impec, elle commence tranquillement à tirer sur le tuilé mais a gardé toute sa splendeur, sa limpidité et sa brillance. Au nez on sent légèrement du fruit, de la cerise, mais le nez est dominé par des arômes tertiaires, de fumé et de cuir. En bouche c'est du velours, les tanins sont complètement fondus, très peu d'acidité, une longueur pas extraordinaire mais très agréable sur ces notes tertiaires. Et puis ça se mariait parfaitement bien avec le plat, lui aussi marqué par les fruits (myrtilles, pommes). Trop la classe internationale de boire un vin si vieux. Quand je serai grande j'aurai aussi des vins super vieux!

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On a poursuivi le repas avec le même, mais dans un millésime différent: Château Quinault 1985. La bouteille était moins marquée par le temps donc nous ne l'avions pas goûtée avant. Par contre on l'a carafée juste avant de la boire, histoire de dire quoi.

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La robe était moins intense que sur le 82, et rubis, qui ne tournait pas encore vers l'orangé. Le nez était moins expressif, sans les arômes de fumé et de cuir qui étaient évident avec le 82. La bouche était du même type, velours, agréable, mais moins d'arômes, donc un peu décevant après le précédent...

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A gauche le 1982 avec son dépôt, à droite le 1985

Conclusion: c'est beau et bon le vin quand ça vieillit bien! Ca motive, ça encourage à faire abandonner quelques bonnes bouteilles dans la cave pendant plusieurs décennies...