1_2021379419Le soir aux Papilles c'est menu unique. Entrée, plat, fromage, dessert, la même chose pour tout le monde, c'est 31€ et c'est tout. Et bien sûr on a la surprise en arrivant, quand le chef nous raconte le programme de la soirée. Hier c'était velouté de potiron, joue de boeuf, fourme d'Ambert et panacotta mandarine caramel. Pour le vin vous choisissez vous-même, les bouteilles sont sur les étagères le long du mur. Si vous voulez un conseil le patron Bertrand Bluy est là pour vous aider, mais aucun problème si vous voulez vous débrouiller tout seuls. Au vu du menu on est parti dans la vallée du Rhône, et notre choix a été quelque peu influencé par les prix, car il est très difficile de trouver une bouteille une bouteille à moins de 30€...et on ajoute 7€ de droit de bouchon, aller, c'est la fête! Sur les étagères des vins connus de dindonswine avec par exemple du Hervé Bizeul (mais pas de petite Sibérie) et du Jean-Baptiste Sennat (Le Bois des Merveilles); mais aussi des petits producteurs moins connus, comme Yquem (1999, 3490€ la bouteille) ou Petrus (si, si, il en vend de temps en temps, aux japonais!).
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Retour dans notre assiette; le
velouté de potiron donc; l'assiette creuse arrive avec des lardons, des petits morceaux de potiron crus, des croutons de pain, un oeuf poché et du persil frit (et non pas de la ciboulette comme nous a dit un serveur); puis vient la soupière, remplie d'un excellent velouté de potiron, ciboulette et huile d'olive. C'est super bon et en plus super sympa de se servir et se resservir dans la soupière.
Le plat: joue de boeuf, accompagné de ses pommes de terre grenaille, carottes, champignons. Le genre de plat qu'on prend jamais à la carte, qui choisit des joues de boeuf au resto franchement? Donc bon point je vais manger quelque chose que je ne mange jamais, et que je n'aurais choisi si j'avais eu le choix. Là on nous amène directement la cocotte en cuivre à table, qui dégage un agréable arôme de thym, et comme pour l'entrée chacun se sert et se ressert à volonté. Comme la portion est plus que généreuse on ne finit pas, mais on se régale. Viande tendre et fondante, champignons dorés à point, le tout parfaitement relevé, un bon plat de grand-mère!
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Tout ça au chaud en sirottant un Syrah Les Candives d'Yves Cuilleron, lui aussi relevé à souhait, c'était parfait. En plus malgré la générosité des plats on a encore un peu faim pour le fromage, une fourme d'Ambert avec de la confiture de pruneaux; là encore petit moment de plaisir car j'adore le fromage, et ça passe plutôt bien avec le pruneau. Et heureusement en tant que gourmande de première catégorie j'ai encore de la place pour le dessert, qui pourtant ne m'emballait à première vue; panacotta ça peut être tout et n'importe quoi, eh bien là c'était surtout très bon. Assemblage mandarine caramel était super, comme pour un vin on avait une belle complémentarité (un bel équilibre comme dirait les pros) entre le côté acide de la mandarine et le sucré de caramel. Vraiment une belle façon de finir le repas.

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Les plus: la générosité des plats, la convivialité, la cuisine simple mais relevée avec des produits de qualité, le choix des vins, la surprise du menu imposé

Les moins: le prix des vins, le serveur qui ne reconnaissant pas le persif frit nous dit que c'est de la ciboulette; quand il y a un menu unique la moindre des choses c'est de savoir sans hésitation ce qu'il y a dedans! Et attention, réservation obligatoire, on a essayé deux fois sans, ben ça a pas marché...

Les Papilles, 30 rue Gay Lussac, Paris 5. RER Luxembourg. Site internet.