26 septembre 2009
Random bottles
Deux vins sympas et bien faits, un excellent vin, et un vin d'occasion, pour ces bouteilles "en vrac" dégustées récemment.
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Dans l'ordre chronologique on commence par l'excellent vin, et j'appelle à la barre un Chinon. Des vins que j'ai d'habitude du mal à apprécier, car du fait du terroir ils me paraissent souvent terreux;celui-ci pas du tout, il est juste parfait, le cabernet et le terroir ligérien s'expriment dans toute leur splendeur et on en redemande! The info: le Domaine de Pallus qui fait ce brillant Chinon sera présent au prochain salon des vignerons indépendants!!
Ah le Syrah nord-sud de chez monsieur Miquel, un vin qui fait mouche à tous les coups. On est d'abord envoûté par des parfums de raisin, de cassis, et de fumé, avant de succomber sur les notes poivrées qui s'exprime en bouche. Le vin vraiment bien fait qu'il faut toujours avoir à dispo dans un coin de sa cave!
L'Iris 2005 de chez Bérénas et qui fait partie de la caisse de dégustation dont je parlais récemment: franchement c'est pas mal mais attention, on est sur du costaud. Mieux vaut l'accompagner d'un plat qui tient la route, sinon le vin va tout manger. Bon je vous dis tout de suite il y a par exemple mieux que la pizza pour tenir la comparaison!
On termine par le vin d'occasion, j'ai nommé le Vin de Pétanque du Mas de Libian. Acheté un peu par hasard mais surtout pour l'occasion chez Ochato, on m'avait précisé que c'était un assemblage de syrah et grenache (dominant), en bio et vinifié plutôt de façon naturelle, sans ajout de souffre ni de levures par exemple. Au nez à l'ouverture tout le monde reconnaît son côté "naturel", à savoir la bonne odeur animale bien forte, ou oeuf pourri comme diraient certains. Heureusement en bouche point d'arômes désagréables, on est de façon assez surprenante sur un vin léger et plutôt sur le fruit. Je m'attendais à un truc costaud et en fait on est dans la finesse, le plaisir sans exéburance. Dégusté en mode pétanque place Dauphine charcuterie fromage c'était parfait. Et en plus j'étais dans l'équipe vainqueur! :-)
Vous l'aurez compris les premiers et derniers vins sont de véritables découvertes et de jolis coups de coeur!!!!!
18 juillet 2009
Wild Tasting
Ce n'est pas la première fois que je participe à ce genre de dégustations. Toujours le même concept, un endroit improbable, quelques dégustateurs anonymes réunis, et des bouteilles un peu moins anonymes, elles, qui viennent de partout et de nulle part. Aujourd'hui l'organisation était meilleure que la première fois, il y avait largement de quoi boire et manger, et tester quelques accords mets et vins. Différentes régions étaient représentées, divers couleurs également. En fait la seule chose qui a péché pour la dégustation c'est que le blanc n'était pas au frais. Résultat on a dû commencé par un Pauillac 2003, Château La Tour l'Aspic.
Franchement pas mal du tout, une belle robe limpide, brillante, et sur laquelle on note déjà quelques notes d'évolution. Un nez franchement expressif, élégant, qui mérite de s'y reprendre à plusieurs fois pour le cerner. On est légèrement sur le fruit mûr mais je serais bien incapable de dire lesquels, du fumé, du boisé, mais ça reste très naturel on a pas non plus l'impression de croquer dans un fût. En bouche c'est franchement très fin, des
tanins complètement fondus, de la structure, de la richesse, et un plaisir qui dure en bouche. Je trouve définitivement que les Pauillac sont une caresse pour les papilles. Très bien avec un sauciflard coupé fin, mais on ne peut s'empêcher de penser à carré d'agneau bien tendre...
Une rapide recherche sur le net m'apprend que nous avons ici à faire à un crû bourgeois, second du château Haut-Batailley. Plus d'infos sur ce vin sur la fiche descriptive ici. Où le trouver? Aucune idée, ce vin nous venait d'un caviste breton. Si aller, en cherchant un peu sur le net vous saurez où l'acheter, ou vous le commanderez sur le net!
Le blanc est enfin à point. Et il s'agit d'un grand blanc! Du moins pour nous. Nous sommes sur le
Viognier Vérité (2007), fait par Laurent Miquel, le pote de Dan, celui de qui vous pouvez vivre la vie ici. La gamme en dessous c'est le Viognier Nord Sud, qui est déjà très expressif et qui procure déjà beaucoup de plaisir (voir ici). Là, c'est franchement très grand. Un nez d'une richesse! Des notes d'abricot, frais ou sec, de la pêche blanche, et des notes limites exotiques genre litchi ou mangue. On retrouve ce genre d'arômes en bouche, ce qui est toujours agréable; le tout est soutenu par une acidité discrète, et on dénote même quelques saveurs poivrées (blanc le poivre, comme le vin) en fin de bouche (c'est écrit sur leur site, je ne l'aurais pas dit sans cette influence mais c'est vrai). La longueur est très très belle, beaucoup de plaisir sur ce vin qui séduit tout le monde.
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On reste chez Laurent Miquel mais on passe au rouge, le Saint-Chinian Bardou 2005. Un 100% syrah très typique, sur les épices et le poivre en bouche. Le nez reste assez frais, avec des notes mentholées, réglissées, je n'ai pas ressenti le bois alors qu'apparemment le vin est passé en fût. On a là un vin bien équilibré, élégant et fin, qui correspond assez bien à ce que Laurent Miquel cherche à faire.
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On descend encore un peu plus au sud, du côté de Collioure, la ville célèbre pour son église...Nous sommes en compagnie d'un Collioure 2007, Domaine de la Casa Blanca. Franchement même si les papilles commencent à être émoussées là encore nous avons un vin très agréable. Je le trouve un peu chargé en alcool (on dit puissant dans ces cas là, si on veut avoir l'air de s'y connaître et d'avoir du vocabulaire...), mais c'est peut-être dû à l'accumulation. On est donc sur de la puissance et de la concentration (dans le verre on ne voit rien à travers le vin), des notes de garrigue, on imagine assez facilement une pente recouverte d'herbes et d'arbustes séchés en été, descendant doucement vers la mer...ouh, il est temps que les vacances arrivent! PS: le Collioure est très bien passé avec un vieux Comté.

Collioure 2007, Domaine de la Casa Blanca. Apparemment un vigneron indépendant que vous pourrez donc peut-être retrouver lors du prochain salon des vignerons indépendants.
On garde le plus original pour la fin. Original au moins pour moi, car je n'avais jamais bu ni vu un tel
breuvage. Vous connaissez le Macdo? Le MacDrive? Le Mac Chicken? Eh bien voici le Macvin, du Domaine Geneletti, nous sommes donc dans le Jura, et sur une appellation qui existe depuis 1991. Wikipedia nous explique comment c'est fait: les raisins (poulsard, pinot noir, trousseau, chardonnay et savagnin sont les 5 cépages jurassiens) sont récoltés tard, pour qu'ils soient concentrés en sucre. Le jus de raison non fermenté (non transformé en alcool) appelé le moût est élevé 12 mois en fûts de chêne. A un litre de ce breuvage on en ajoute deux de marc du Jura (raisin fermenté distillé, ça donne un alcool qui titre 47/50° d'alcool...). En résumé on mélange du jus de raisin concentré en sucre et élevé en fût à de l'eau de vie de raisin élevée en fût elle aussi. On attend que le tout se fonde, que l'alcool, le jus de raisin et le fumé s'harmonisent, et voici le Macvin. Le nôtre titrait 17,5° je crois, la couleur était magnifique, blanc avec des reflets rosés (bon en fait c'est peut-être qu'il restait un peu de rouge dans mon verre...). Un nez superbe également. Comme dirait l'un des participants anonymes: "au nez on ne sait pas si c'est un vin ou un alcool". On est un peu sur les fruits macérés de grand-mère, le pruneau, la mirabelle. Servi frais c'est très agréable, pas lourd du tout. C'est rustique mais c'est bon. "Lors d'une soirée d'été qui dure un peu, parfait après le barbec". Bon nous on l'a mangé avec ma tarte tatin au chocolat (spéciale dédicace à Guillaume), pas trop mal pour un premier essai et la deuxième fois de ma vie que je faisais un caramel....
Une bien belle dégustation sauvage!
23 juin 2009
Concours des vins bios: le palmarès
Je vous parlais la semaine dernière de mon expérience de juré au concours des vins bios (aussi appelé concours amphore) et organisé par Pierre Guigui. Le palmarès n'étant pas encore publié je ne pouvais pas me permettre de citer des noms, car il serait assez malvenu de citer des noms de domaines qui n'ont pas été récompensé. Maintenant que le palmarès est plublic (ici), je peux donner plus de détails!
Tout d'abord sur la région pour laquelle j'ai officié, le Sud-Ouest: nous avons attribué quatre récompenses, deux médailles d'argent, et deux prix spécaiux car concernant des domaines en cours de conversion bio.
Les deux médailles d'argent ont été attribuées à deux Cahors 2006, du même domaine, La Capelle Cabanac (vigneron indépendant), un domaine découvert lors d'un Tupperwine. La Cuvée Prestige (fiche) obtient chez moi le score de 80/100. Une robe super concentrée presque noire, un nez est intense de fruits noirs, le vin est riche et bien structuré. Sa fraîcheur lui confère un bel équilibre et il séduit de par la souplesse de ses tanins. La Cuvée XL (fiche) obtient chez moi le score de 67/100 "seulement" car j'ai trouvé le vin un peu dur, trop concentré, avec une finale asséchante. Son passage de 18 mois de en fûts de chêne neuf y est peut-être pour quelques chose, et le temps estompera peut-être ces impressions.
Les deux Mentions Spéciales attribuées à des domaines en conversion bio ont elles aussi été attribuée à deux vins du même domaine. Il s'agit du Château Grinou, dont nous avons récompensé le Bergerac blanc Sauvignon 2008 et le Bergerac Rouge 2008 Réserve. Après recoupement (j'ai le n° des échantillons mais n'ayant pas regardé après pour tous à quels vins ça correspondait je ne sais pas forcément ce que j'ai goûté...) je pense pouvoir dire que leur rouge a obtenu chez moi le score de 93/100! Un pur merlot en barriques neuves selon le site du domaine, dont le nez est ouvert, épicé, sur les fruits noirs et mûrs (cerise, mûre). En bouche c'est légèrement fumé, et l'équilibre entre les différents arômes, les tanins, la matière, est admirable. J'ai écrit sur ma feuille "un vin riche, avec des choses intéressantes dedans". Por info la bouteille est vendue 6,75€ sur le site du domaine. Côté blanc je ne sais pas avec certitude à quel échantillon correspond le vin médaillé...dommage car j'en ai un qui a obtenu le score de 88/100...
D'autres domaines dont vous avez déjà entendu parler ici ont également à l'honneur:
Le Moitié Vide Moitié Plein du Domaine des Terres de Solence (vin de pays du Vaucluse rouge 2006), découvert lors du lancement du guide Gault&Millau obtient une belle médaille d'or.
Le Gewurtztraminer Grand Cru Sonnenglanz du Domaine Jean Becker (blanc, 2007), découvert lors d'un... Tupperwine mémorable avec Martine Becker, obtient une médaille d'argent. Martine, rapide ("pressée" en fait) et généreuse, nous avait fait découvrir plus de dix vins du domaine et nous avait expliqué les spécificités du terroir alsacien. Le Gewurtztraminer Rimelsberg (blanc, 2007) du domaine obtient une médaille de bronze, tout comme le Riesling Grand Cru Froehn (blanc, 2007).
Enfin, je tenais à mentionner ce vin car je l'ai dégusté en free tasting après le concours et j'ai beaucoup apprécié. C'est un Clos de Vougeot 2006 du Domaine de la Vougeraie qui a obtenu une médaille de bronze. Ce même domaine obtient une médaille d'argent ainsi que le prix Marc Jolivet pour son Gevrey-Chambertin rouge Les Evocelles 2006.
08 avril 2009
Fondue au chocolat
Un excellent vin pour aller avec une fondue au chocolat: Maydie 2006, du château d'Aydie, un vin acheté au salon des vignerons de Champerret 2008. C'est un vin de liqueur (un vin muté, c'est à dire dans lequel on a ajouté de l'alcool pour stopper la fermentation => c'est chargé en alcool, 17°, et en sucre!) fait uniquement à partir du cépage tannat, le cépage du madiran. Ca nous donne un vin concentré, d'une intense couleur qui tire sur le violet, et qui laisse de lentes et jolies larmes sur le verre, comme si c'était un concentré de jus de fruit. D'ailleurs au nez c'est comme du jus de fruit, cassis, mûre, et cerise à l'eau de vie. On retrouve cette sensation en bouche, avec le même genre d'arômes, plus pruneaux à l'eau de vie, on sent vraiment les fruits macérés dans l'alcool. Le passage en barriques pendant un peu plus d'un an donne au vin un côté patiné, on ne sent pas du tout les tanins caractéristiques du Madiran. C'est slurp et ça accompagne diablement bien la fondue au choc!
30 mars 2009
Vignerons indépendants - Champerret 2009
Bien difficile de faire le salon le dimanche après-midi le week-end du changement d'heure...les vignerons sont clairement fatigués et du coup pas hyper bavards ni agréables, à partir de 15h c'est vraiment la grande foule, et en plus certains vins sont en rupture de stock!!!! Pourtant je gardais plutôt un bon souvenir de ma visite du lundi matin l'année dernière....
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On commence la visite par un domaine dont j'attendais beaucoup, François Chidaine en Montlouis, un vigneron emblématique de la région, qui est en biodynamie depuis 1999. L'accès au stand n'est pas facile, ce qui accroît encore mes attentes...On commence par deux vins secs, Les Bournais 2007, servi trop chaud, complètement fadasse, puis Les Choisilles 2006, servi plus frais, plus rond et plus arômatique que le premier mais toujours rien d'extraordinaire...Bon on va passer aux demi secs sinon on ne va pas s'en sortir, nous voici donc à goûter un Tuffeaux 2006; bon c'est pas mal, il y a un bel équilibre entre le sucre et l'acidité, mais aucune expression, pour moi un vin qui n'a aucune personnalité. Du coup je me suis arrêtée là car après trois vins si aucun ne me plaît je n'insiste pas! Je ne sais pas si c'est dû aux conditions de dégustation mais grosse déception. Pour la peine pas de photos, na.
On continue sur les blancs avec cette fois une valeur un peu plus sûre (du moins je l'espère), le Domaine Richou du côté d'Angers en Anjou et Côteaux de l'Aubance. Les Violettes 2005 m'avaient pas mal plûes avec un petit chocolat au citron vert de chez Arnaud Lahrer. A noter l'accueil sympathique sur le stand, malgré le monde, je tiens à la souligner car ce n'est pas le cas partout. Cette fois nous allons commencer par les secs, tous en Anjou blanc (chenin): d'abord le Chauvigné 2005, une entrée de gamme très intéressante (5,95€), qui a vieilli sur lies pendant un an, et qui plaît par sa fraîcheur et son acidité. Pourra accompaner un poisson cuit en papillote, des fruits de mer type langoustine ou crabe. Les Rogeries 2006 (terroir volcanique), ont passé environ 18 mois sur lies en barrique, ce qui donne un vin avec une belle robe dorée bien brillante, des notes de fruits blancs au nez, et de pamplemousse bien mûr. En bouche c'est super agréable, c'est rond et gras, mais ça garde de la fraîcheur et de l'acidité, parfait pour des poissons cuisinés en sauce. Enfin un demi sec, Les Grandes Rogeries 2007; c'est donc la parcelle des Rogeries mais le sommet, l'exposition et la maturité des raisins sont donc différents. C'est bon, il y a un bel équilibre entre le sucre et l'acidité, mais j'imagine mal quand et comment boire ça...
Les Grandes Rogeries 2007, Domaine Richou
On passe ensuite aux Coteaux de l'Aubance, en commencant par La Sélection 2007, un assemblage de divers parcelles. Un peu trop lourd et marqué par le sucre à mon goût. Le Pavillon 2007, c'est plus arômatique, bien droit et marqué par une belle trame acide qui dissipe les effets du sucre trop présents dans le vin précédent. On termine par celui que l'on avait goûté avec le chocolat, Les Violettes, mais pas dans le même millésime puisque nous avons ici le 2007: fin, élégant, et aérien. C'est subtil, arômatique, avec des notes de fruits blancs (poire) et d'agrumes, très très bon. Par contre ils ont déjà tout vendu (16,8€), dommage. Je leur prends donc une bouteille des Rogeries (9,6€).
On passe ensuite à des vins rouges et on va droit dans le sud de la France, dans l'appellation Faugères. J'ai fait un petit tour sur vinsurvin ce matin et Fabrice parle du Château des Peyregrandes comme d'un gros coup de coeur. On va donc voir ce que ça donne, sachant que Faugères n'est pas une appelation dont je ne suis pas spécialiste. On commence par le Domaine Benezech Boudal 2006, une entrée de gamme (jeunes
vignes) à 4,8€ qui me paraît un peu verte, un peu jeune, comme si les raisins (grenache, carignan, syrah, mourvèdre) n'avaient pas été assez mûrs (ou alors la jeunesse des vignes). Le Château des Peyregrandes 2006 a déjà plus de structure et de matière, mais je retrouve le nez un peu de terre humide du premier, c'est très bizarre... Les versions Prestige suivantes sont passées en barriques, le Prestige 2000 est franchement un peu passé, un peu creux, avec une robe marquée par l'évolution. En plus je demande comment ça se fait qu'il leur reste du 1999 et du 2000 et le monsieur explique qu'en 2000 ils ont produit beaucoup, parce que bon le millésime 2000 c'est marquant! Oui mais encore? Même si ça c'est sans doute beaucoup fait cette année là, c'est un peu moyen comme esprit...Le Prestige 2005 a plus de vivacité, avec des tanins encore en pleine forme, mais je n'accroche toujours pas...Et là je devrais arrêter normalement, mais la Cuvée Charlotte 2005 arrive, et comme j'ai une amie qui s'appelle Charlotte je dois absolument goûter: essentiellement composée de syrah, ce vin me plaît bien plus, il est plus arômatique avec des notes de guarrigue, les tanins sont présents mais pas trop, et on retrouve une finale poivrée typique de la syrah, avec une belle longueur. Ouf, j'en prends deux bouteilles (10,6€) et je reste sur une bonne impression! Du coup je n'ai pas testé la cuvée Marie Laurencie que Fabrice encense sur son site. Ce sera pour une prochaine fois.
On remonte un peu dans la vallée du Rhône pour aller rendre visite au Domaine de la Milière, découvert lors d'un Tupperwine et regoûté Porte de Versailles. J'avais hésité à acheter des demi bouteilles de Chateauneuf 2005, ce que j'avais regretté donc cette fois je repartirai avec! On commence quand mêmeavec le Côtes du Rhône vieilles vignes 2006, à propos duquel j'ai écrit sur ma feuille "un peu fadasse et trop tannique", je me contenterai donc de ça. On goûte ensuite le Chateauneuf 2005, qui est agréable, arômatique, tannique, bien équilibré et qui laisse présager d'un beau potentiel de vieillissement. Celui-là j'en prends, c'est sûr. Tant qu'à être là on tente le Chateauneuf 2006, qui n'est pas à la hauteur du 2005, peut-être parce qu'il est plus jeune il paraît pour l'instant plus fermé, moins expressif. A noter sur la photo la bouteille de rosé du domaine, qui fait un peu bouteille de parfum (grosse contenance), ça vous plaît comme concept? (moi pas trop).
On redescend dans le sud-ouest pour un petit passage au Château d'Aydie, histoire d'acheter une bouteille de Maydie, le compagnon idéal de vos desserts chocolatés et dont je reparlerai bientôt.
Pour finir on descend encore plus bas dans le sud-ouest avec un petit plaisir, les Jurançon moelleux d'un domaine dont la renommée n'est plus à faire: Cauhapé. On commence par Ballet d'octobre 2007, un assemblage de petit et gros manseng vendangé comme son nom l'indique en octobre. Déjà c'est bon, c'est doux, mais on sent peut-être un peu trop le sucre à mon goût, surtout par rapport à ce qui va venir après: Symphonie de Novembre 2005, du petit manseng (cépage que l'on retrouve dans le pacherenc, et dans le gaillac il me semble) uniquement, vendangé donc en novembre. Et là c'est vraiment grand, l'équilibre entre le sucre et l'acidité est très beau, ces notes coing, de miel, de pamplemousse, c'est très agréable. Les idées d'association avec des mets donnent l'eau à la bouche: jarret de veau aux abricots secs, fromage de brebis, aumonière aux pommes et raisins, mmmhhh! Le Noblesse du Temps 2006 (petit manseng vendangé décembre) n'est pas mal non plus, mais mon préféré est clairement le second.
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Conclusion de belles confirmations, une grosse déception, pas de grandes découvertes mais je n'ai pas pris le temps d'en faire, la chaleur et le monde m'en ont un peu dissuadés...
27 mars 2009
Les vignerons indépendants à Paris (Champerret)
10h, ouverture du salon des vignerons indépendants Espace Chaperret à Paris. Ce salon est le rendez-vous incontournable des amateurs de vins à Paris; ils viennent deux fois par an à Paris, en novembre porte de Versailles et en mars à Champerret. Ce dernier est quasiment deux fois plus petit que le premier cité, ce qui est plutôt agréable, ça limite le bruit, le mal de tête, et ça facilite les découvertes et les échanges. Comme d'hab vous pouvez éditer et imprimer le guide sur leur site (c'est ici). Vous ne savez pas où aller? Pas de problème dindonswine peut vous aider modestement:
Dans le Sud-Ouest vous pourrez aller voir le Château d'Aydie dont les madirans et pacherenc de vic bilh sauront vous séduire. Leur vin muté (Tannat Vintage, style porto), vaut aussi le détour. En Saint-Chinian allez donc rendre visite au Domaine des Jougla, aux vins rouges d'un bon rapport qualité prix et aux blancs aromatiques et équilibrés. On remonte un peu plus à l'est de la France et nous voici dans les Côteaux Varois dont le Domaine du Deffends est un excellent représentant. J'apprécie particulièrement leurs blancs dans lesquels on retrouve les cépages typiques du sud de la France (viognier, rolle), et il paraît que le rosé n'est pas mal non plus!
On remonte dans la vallée du Rhône avec un arrêt obligatoire au Domaine de la Millière, découvert lors d'un tupperwine à l'aveugle. Leur Chateauneuf 2005 m'avait ravi les papilles; leur chateauneuf blanc gouté au dernier salon des VI m'avait lui bluffé par son caractère tendu et ses notes citronnées. J'irais également rendre visite au Domaine Saint-Amant, dont j'ai dégusté plusieurs fois le Côtes du Rhône blanc au Café Rouge à la Défense et que j'ai apprécié à chaque fois. Pas de suggestions pour le Beaujolais mais n'hésitez pas à aller rencontrer les vignerons de cette région qui regorge d'appellations de qualité. Eh oui le beaujolais ce n'est pas que le beaujolais nouveau!
On remonte encore un peu et nous voici en Bourgogne, la région du pinot noir pour les rouges et du chardonnay pour les blancs. Les Chablis Laroche, découvert en Tupperwine, regoutés et achetés au salon, vous offriront une belle vue d'ensemble de l'expression du cépage chardonnay sur les différents terroirs du chablisien. J'irais également voir du côté du Domaine Chevalier sur les conseils d'un ami. Enfin, l vous onseille fortement les Domaine Girard (il y en a deux, et je ne sais jamais lequel aller voir, et je ne me rappelle surtout pas duquel j'ai vu...bu...), qui vous feront découvrir une appellation méconnue, le Pernand-Vergelesses, qui se décline en blancs et en rouge.
Pour ceux qui attendent des suggestions au nord de la Bourgogne (= en Champagne), ou encore plus à l'est (Alsace), autant vous dire tout de suite que je n'en ai pas! Par contre plus à l'ouest, dans la vallée de la Loire, vous pouvez aller voir le Domaine Richou, dont vous pourrez apprécier les vins rouges d'Anjou ou les blancs des côteaux de l'Aubance, des vins qui seront de plus en plus "de saison". Enfin en Montlouis j'aurais envie d'aller rencontrer François Chidaine, l'un des vignerons phare de cette appelation, située en face de Vouvray.
C'est fini pour ces petites suggestions, vous pouvez évidemment me faire part des vôtres! Quant à moi j'espère vous faire part de mes découvertes ou coups de coeur prochainement. Vous pouvez également cliquer sur le tag "vignerons indépendants" dans la colonne de droite, vous aurez ainsi accès à tous les posts qui parlent des vins et des vignerons de cette association.
01 mars 2009
Farewell Tasting 1
Un pique-nique presque improvisé et me voilà obligée de descendre à la dernière minute dans ma cave chercher de quoi combler mes invités. Pour le dessert je leur avais déjà promis le vin de glace, ça c'est fait, mais pour le plat je suis prise au dépourvue. Je cherche une bouteille de Saint-Chinian que l'on m'avait offerte, pas moyen de remettre la main dessus, super (pourtant on ne peut pas dire que ma cave soit grande...). J'ai bien des Chablis Defaix, des Bordeaux à garder, des Bordeaux de tous les jours, des Bourgogne que je ne sais jamais quand servir, des Cahors ou des Madiran, mais non, je cherche une bouteille du sud, vallée du Rhône ou Languedoc Roussillon. Et là ouf, sur la première étagère, j'aperçois une jolie bouteille avec un haut violet brillant (un haut de fille quoi), un vin fait par des filles et que j'avais apprécié au dernier salon des vignerons indépendants: Côtes du Roussillon Villages 2005 du Mas Karolina:
La bouteille trouvée restait plus qu'à la déguster. Même trop frais et pas ouvert à l'avance le vin dégage un joli nez de fruits noirs mûrs, compotés: cerise noire, mûre, cassis. La robe, super concentrée, presque noire, fait elle aussi penser à ce genre de fruits. En bouche c'est fin, il y a de la matière mais ça reste léger. Les tanins sont complètement fondus, je me demande si le passage en barrique d'un vin n'aurait pas un peu patiné le vin (moi j'aime bien). Finale pas super longue, mais bien relevée, poivrée, ce qui met parfaitement en valeur le chorizo (=> pour les gens qui aiment les plats "qui piquent") que nous avions ce midi là.
Par contre attention au deuxième effet kiss cool: quelques minutes après, même pendant le repas, on sent quelque peu les effets de l'alcool; normal, le vin titre 15°, waouah, je vous garantis qu'on les sent! Donc à consommer avec prudence, lors d'un repas copieux!
13 février 2009
Dégustation #0
Une dégustation #0 qui me tenait particulièrement à coeur, complètement éclectique, ludique et conviviale, au Café Rouge à la Défense. Six vins nous étaient proposés ce soir:
Picpoul de Pinet (blanc), domaine Fougeray de Beauclair, 2006: minéral, salin, pas très expressif, une entrée en matière discrète, un peu amère, avec un cépage que je connaissais absolument pas! Certains ont trouvé à celui qu'on appelle le muscadet du Languedoc des arômes de fleurs blanches, de miel d'acacia, ou encore de pêche de vigne...
Côtes du Rhône blanc Borry, domaine Saint-Amand 2006: un 100% viognier (95 viognier-5 roussane en fait), qui a passé six mois en cuve et six mois en fûts; un nez discret mais tout de même caractéristique du cépage, sur l'abricot sec; en bouche c'est assez rond, avec une belle trame acide, j'ai beaucoup aimé. Un domaine qui sera présent au prochain salon des vignerons indépendants du 27 au 30 mars prochain à l'espace Champerret.
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Montlouis "Les Quarts de Nouy" moelleux 2003, Laurent Châtenay: au nez des notes de miel, de cire, un certain côté bonbon (fraise tagada?); en bouche le côté sucré est vite estompé par l'acidité du vin. A garder quelques années ou à boire tel quel tout de suite sur un dessert! Le site de monsieur Châtenay est ici.
Pinot noir d'Alsace, 2006, GAEC Metz Bleger: notre premier rouge de la soirée nous surprend par sa limpidité, on aurait presque cru avoir à faire à un rosé! Le nez est marqué par le fruit, c'est comme du sirop, du cassis, de la fraise, de la mûre. En bouche ça passe comme une lettre à la poste, pas de tanins, peu d'amertume, du fruit. Original, mais pas forcément facile à accorder à table!
Un Côt de Touraine, sur lequel il faut que je me renseigne car plus beaucoup de souvenirs...mise à part que ce cépage est l'ancêtre du malbec, cépage que l'on retrouve notamment à Cahors ou en Argentine, et que ça allait bien avec la charcuterie...Je triche, voici sa fiche technique! Et le site du domaine Bellevue!
Gigondas Cuvée Fauquet O Petit Montmirail, domaine La Fourmone 2005: le seul vin d'assemblage de ce soir (syrah, grenache, mourvèdre), le plus complexe, et le plus tannique également. Un vin qui présente au tout début des notes de pruneaux et de poivre. Leur site web.
Pas de prise de tête, pas de mal de tête non plus, des découvertes, des débats, des belles surprises, une dégustation au cours de laquelle chacun a pu exercer ses sens et comprendre un peu mieux pourquoi il aime ou pas un vin. Thank you all!
30 novembre 2008
Vignerons indépendants à Paris, suite
Malgré le monde, la chaleur, et le bruit, encore de belles découvertes Porte de Versailles à Paris.
Accompagnée de notre humble serviteur à tous nous nous rendons sur le stand du Domaine Dupasquier en Savoie. Des vins que je connais très peu, pour ne pas dire pas du tout. Mais des vins qui peuvent être intéressants pour accompagner les bonnes raclettes d'hiver (?), et pas que. Un "petit" domaine de 13 ha, plutôt tourné vers le naturel, avec une limitation des traitements et pas d'utilisation de levures exogènes. Nous avons dégusté un Jacquère 2006 et un Altesse 2005, des vins monocépages dont le nom est le cépage. Je le dis parce que je ne connais ni l'altesse, ni la jacquère...Mon préféré a été le Marestel 2005, en fait c'est un altesse 2005 issu d'un terroir spécifique, un côteau d'éboulis calcaire. Un vin passé 12 mois en foudre, peut-être encore un peu de jeune mais qui propose déjà des arômes végétaux, de foin coupé, et qui m'a surtout marquée par son équilibre et sa très fine minéralité. Un vin qui doit pouvoir se garder une dizaine d'années. J'ai bien également le Chardonnay 2005, un vin bien fait, avec de la rondeur et du gras, qui ressemble à des choses connues, qui semble moins typique que les autres vins dégustés.
Je continue mon voyage avec Fabrice dans les Côteaux du Tricastin, la fameuse région qui fait des vins nucléaires. Rencontre aevc Monsieur et Madame Hémard, du Domaine Saint-Luc. Retrouvez leur interview sur vinsurvin, vous en saurez un peu plus sur les répercussions de l'accident chez Areva, et vous apprendrez que la région est la seule qui ai fait contrôlé ses produits pour vérifier qu'ils ne présentaient pas de risque pour la santé! Le blanc (Laurine blanc 2007, un assemblage de viognier et de bourboulenc) étant épuisé on commence la dégustation par la Cuvée Emiliane 2005, un 100% syrah caractérisé par dans l'ordre son fruit, sa finesse, et sa finale très légèrement épicée. Un très bel enchaînement de sensations, très agréable. On poursuit avec l'Escale Sérine 2004, encore un 100% syrah me semble t-il, mais avec des arômes différents, du petit fruit noir, une belle expression de la syrah. Le dernier est mon préféré, en même temps il s'appelle L'Excellence de St-Luc 2005. Un assemblage original de syrah et de viognier (3%), deux cépages que j'apprécie particulièrement, donc forcément ça fait mouche. On a toujours du fruit noir, du cassis, un peu réglisse, des sensations typiques syrah mais qui sont comme adoucies par le viognier. Un vin très subtil, et que j'ai vraiment bien aimé.
Dernière rencontre grâce à Fabrice, le Domaine de Wilfried, un domaine de 36 ha proposant du Rasteau et du Cairanne. Accueil très sympathique, "équipe" (entre guillemets parce qu'ils ne sont pas super nombreux en fait) passionnée et passionnante, qui nous fait découvrir des vins puissants. Un Cairanne 2005, fait à partir de syrah grenache et mourvèdre, un vin riche, plein de matière, et qui se caractérise par ses arômes de prunes et de cerises macérées, mais pour une fois je ne suis pas gênée par l'alcool, qui ne prend absolument pas le dessus sur le reste. C'est un vin costaud, soutenu par de jolis tanins, costaud mais fin de par ses arômes en fait. Intéressant, j'aime bien. On enchaîne avec un Rasteau 2005 (60% grenache, 20% syrah, 10% mourvèdre, 10% carignan): un nez animal sur le jus de viande pas désagréable, un bel équilibre tannique, et une rétro olfaction sur le menthol hyper intéressante, car donnant une touche aérienne, de fraîcheur, pour un vin encore une fois costaud c'est du coup super équilibré, ça ne vous sape pas non plus complètement le palais. Vraiment bien. Mon regret: ne pas être repassée goûter leurs vins doux naturels, une prochaine fois peut-être...
J'ai poursuivi mon chemin dans différentes régions et j'ai été peu déçue en Montlouis, en Touraine (à noter quand même le chenin demi sec 2007 du Domaine Plou & Fils), et en Gaillac. A noter quand même l'apéritif Ratafia du Clos Troteligotte en Cahors, un 100% malbec auquel on a rajouté de l'eau de vie de vin et de prunes, c'est très marqué par la prune, c'est délicatement sucré, et ça a une jolie couleur, ce qui n'enlève rien au charme, c'est un breuvage très sympa. Mention spéciale également au Domaine du Deffends dans le Var, dont j'ai goûté le rosé 2007, léger, frais, arômatique, pas agressif du tout, très sympa, un rosé qui pourrait même se boire toute l'année. J'ai également goûté le Champ du Sesterce, un vin composé de 70% de rolle et 30% viognier: super arômatique sur les fruits blancs, et très doux bien qu'il n'y ait absolument aucun sucres résiduels. J'ai terminé par 100% viognier excellent également, révélant des arômes de pêche, d'abricots secs.
J'ai ensuite testé pour vous les cours d'initiation à la dégustation; pour être sûrs de participer en ce jour de grande affluence il faut arriver 25 min en avance...Un petit papier qui explique les trois phases de la dégustation (visuel, olfactif, gustatif) et qui donne un peu de vocabulaire et nous sommes partis pour la dégustation de trois vins:
Un Chablis 2007 du Domaine de la Meulière (découvert lors d'un Tupperwine), un 100% Chardonnay caractérisé par son acidité et son caractère citronné.
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Un Monthélie 1999 du Domaine Virely-Arcelain (Monthélie je ne connaissais même pas cette appelation...). Une robe super limpide (malgré l'âge), un nez légèrement boisé, en bouche c'est un décevant,j'attendais mieux.
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On termine avec un Faugères 2003 du Château Haut Fabrègues, la cuvée Pauline. Il me laisse surtout un souvenir de crâmé en bouche, et très (trop) riche en alcool. Bof.
28 novembre 2008
Les vignerons indépendants débarquent à Paris
Et ils débarquent en nombre ce week-end Porte de Versailles à Paris puisque ce n'est pas moins de 997 vignerons qui vous présentent leurs régions, leur travail, leurs produits!
Quelques conseils sans prétention afin de faciliter votre visite: 1) Evitez les talons, ça fait trop mal aux pieds; 2) Prévoyez au minimum un sac à dos, pour ranger les papiers, le manteau et la bouteille d'eau (il fait une chaleur à crever dans le hall) et éventuellement vos achats; 3) Avoir un diable ou un caddie en cas d'achat en "grande" quantité; 4) Ne vous trompez pas de salon, il y a le salon de l'éducation dans les parages (d'où les "j'ai envie de fumer, sa mère" entendus sur les tapis roulants...), peut-être faut-il y voir un signe, après tout le vin c'est pédagogique et c'est tout une éducation!
Bon j'y suis allée cette aprem et je n'ai suivi aucun de ses trois conseils (faites ce que je dis, pas ce que je fais...), donc j'ai un peu galéré. En plus je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde, donc pas facile de déguster dans de bonnes conditions, et encore moins facile d'avoir une conversation suivie. En plus comme j'avais les mains pleines (le sac à dos j'vous dit) je n'ai pas pu prendre de photos. Heureusement que j'ai goûté de bonnes choses sinon ça aurait été limite un échec total.
Premier arrêt en Bourgogne, sur le Domaine Philippe Girard, je voulais goûter leur Pernand Vergelesses blanc Les Belles Filles. Nous sommes sur du Chardonnay bien sûr, avec une robe jaune pâle. Au nez c'est gras et beurré, j'aime bien ce genre de vins. En bouche c'est rond, gras, et tendu sur la fin. Ca commence par vous carresser les papilles et sur la fin paf, ça vous réveille. J'aime bien, j'en ai pris une bouteille, pour 13,5€. A noter qu'il y a (au moins) deux domaines Girard sur le domaine puisqu'il y a également Jean-Jacques Girard, un domaine à qui j'avais acheté du Pernand rouge 1er Cru en mars, et qui fait également un Pernand blanc Les Belles Filles, sauf que je me suis rendue compte après que je m'étais un peu mélangé les pinceaux...Donc conseil n°5, préparer votre salon!
Second arrêt dans la vallée du Rhône, du côté de Chateauneuf du Pape exactement. Pas forcément des vins dont je suis fan, mais j'ai un souvenir récent d'un excellent Chateauneuf du Pape du Domaine de la Millière dégusté lors du Tupperwine à l'aveugle. Michel Arnaud est présent sur le salon, l'occasion d'aller découvrir les autres vins de la gamme. Bille en tête je commence par un Châteauneuf blanc, j'en ai goûté qu'une seule fois dans ma vie et ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable...mais je reste ouverte donc go. Et j'ai bien j'ai été agréablement surprise par cet assemblage de grenache blanc, clairette et bourboulenc. Une robe jaune clair, un nez encore discret mais qui laisse deviner une grande richesse arômatique. L'arôme qui m'a le plus marqué est un arôme de citron, assez incroyable. En bouche on retrouve cette complexité arômatique, assez difficile à définir pour le moment, ainsi qu'une très belle acidité; c'est équilibré, riche, frais, très très bien. Et ça peut se garder 20 ans me dit la dame! Waouh, je sais pas si j'aurai la patience....J'ai également goûté le rouge 2006, mais je n'ai pas été séduite. Les 2005 ils n'en ont plus qu'en demi bouteille, à 12,5€ la bouteille. A voir si je me laisse tenter.
Leur site internet: c'est ici.
Troisième arrêt en Corse, sur le stand du Domaine Leccia; là encore je sais ce que je veux goûter, donc peu importe mon ordre de dégustation je tape direct dans le Muscat du Cap Corse. Un 100% muscat petits grains, très joli vin qui me plaît beaucoup au nez. De légères notes d'agrumes (citron, pamplemousse) et de fruits confits. Pour le côté fruits mûrs c'est un peu comme du viognier (abricots, pêche) mais en plus lourd. En bouche c'est très fin, mais ça enrobe bien on va dire, tout le monde en profite; pas de remarque sur l'acidité je ne m'en rappelle pas; c'est que ça doit être juste bien, un manque ou une trop grande acidité m'aurait peut-être marquée. J'ai bien aimé, mais c'est pas forcément à accorder avec des mets; ça va être les mêmes styles d'accord qu'avec un Sauternes: foie gras, roquefort, desserts chocolatés ou aux fruits. Mon accord préféré ça serait clairement roquefort, avec le reste c'est trop fort. Ou seul, comme une petite gourmandise. Plus d'infos sur leur domaine sur leur site web.
Dernier arrêt dans le Roussillon, sans doute mon préféré de la journée. J'avais bien aimé ce que SuperFred avait écrit au sujet du Mas Karolina donc je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir. Accueil top, il faut dire que le domaine bénéficie d'un bon emplacement finalement, dans un coin un peu en retrait, au moins on n'a ni l'impression d'être tassé ni d'être dans le passage. Messieurs ce sont deux femmes qui vous accueillent en plus, dont Caroline, l'oenologue qui travaille sur le domaine. A la base la famille a un domaine dans le bordelais, et 13 ha dans le Roussillon depuis 2003. Je n'étais plus dans l'humeur des liquoreux, donc j'ai goûté trois vins, un blanc sec et deux rouges. Je commence par le Vin de Pays des Côtes Catalanes 2007, un assemblage de 60% de grenache gris et 40% de maccabeu, deux cépages plutôt "rares", pas courants du moins. Et j'aime bien les domaines qui font des choses pas courantes. Un petit bien sympa, d'apéro, frais, et marqué par son caractère minéral et de légers arômes de fleurs blanches, ainsi que le style un peu "eau de mer" du maccabeu. Autant le 100% maccabeu de chez Gayda j'avais pas trop accroché autant là j'ai bien aimé (8€). J'enchaîne avec le Vin de Pays des Côtes Catalanes rouge: un assemblage 50/50 de grenache et de carignan, un nez de fruits rouges et une bouche sèche en finale; je déteste cette sensation. Recalé. Je poursuis avec le Côtes du Roussillon Villages 2005, un assemblage de grenache syrah carignan, un élevage de 18 mois dans des barriques d'un vin. Là j'aime beaucoup: un nez dominé par la cerise mais également marqué par une finesse épicée (syrah?), une bouche longue et équilibrée, des tanins fondus, de la matière, le petit côté épicé, c'est 12€ mais c'est très bien fait.
Voilà pour mes premières impressions du salon des "VI" Versailles 2008. Laissez moi un commentaire avec les vôtres!










