23 mars 2009
Déguster dans les beaux quartiers
Un bon plan de monsieur C-drick pour ce premier week-end de printemps: le restaurant Le Basilic dans le 7ème avait invité 8 vignerons bios à venir faire déguster leurs produits. Le quartier est plutôt chic, ministères, ambassades, le resto est agréable bien que pas très adapté à l'affluence des dégustations. Car on peut parler d'affluence pour ce dimanche après-midi! De la famille et des amis des vignerons, des amateurs, des professionnels, des jeunes, des moins jeunes, les participants étaient nombreux pour découvrir les vins de huit domaines représentatifs de huit régions bien différentes comme l'atteste cette carte. Eh oui, les dégustations de vins c'est aussi une excellente occasion de réviser sa géographie:
(J'ai encore un peu de mal avec la carte donc merci de dézoomer pour la voir dans son intégralité...)
On commence par un énergumène nommé Jérémie Illouz, un oenologue de
formation qui avec son associé Mr Parlange vinifie et élève du vin à
Cahors et à Montlouis. Un invité de dernière minute qui n'est ni sur ma carte ni sur la feuille dégustation! Il n'est pas propriétaire mais achète du raisin à des vignerons, décide de la date des vendanges et produit ensuite ses vins. Ca donne le domaine Parlange & Illouz qui nous offre son premier millésime dans les deux appellations. On commence par le Clos Michet 2008, son Montlouis, des raisins issus d'une parcelle de 2 ha avec des vignes de 95 ans me semble t-il. Le vin est encore en élevage dans des barriques neuves, mais il est déjà agréable à boire: c'est sec et acide, avec une finale citronnée. Espérons que le bois l'arrondisse un peu et ça sera parfait. Son vin rouge, La Pièce 2008, un cahors, est encore en élevage lui aussi (20 mois en cuve). C'est un 100% malbec, une parcelle de 2 ha également. Au nez on a de fines notes de torréfaction, en bouche ce n'est pas trop tannique pour un cahors, j'ai trouvé la finale fruitée (cassis), et sur les épices (poivrée, ben oui ça attaque un peu le cahors quand même). Tout comme le premier c'est un vin qui se goûte déjà bien.
La dégustation fut plus rapide avec Jean-Pierre Comor du Domaine les Terres Promises dans les "Côteaux Varois en Provence". On commence par son rosé, l'Apostrophe 2008 (grenache 25%, cinsault 45%, carignan 30%), un vin qui sent bon les vacances, gourmand au nez, mais qui m'a déçu en bouche. Les arômes étaient très discrets, mais le vin faisait quand même preuve d'une belle subtilité (=trop discret pour moi...) parce qu'il y avait du fruit et du poivre. On enchaîne avec l'Antidote 2008, un 100% carignan 100% nature, un vin dans lequel le vigneron a laissé le cépage et le terroir s'exprimer. L'Abracadabrantesque 2008 (cinsault, mourvèdre, carignan) m'a plus plu, mais je n'ai pas pris de notes, quel boulet. Mais j'en ai quand même acheté une bouteille! A noter quand même le nom de la cuvée, qui n'est pas une référence au président Chirac, mais à un vers de Rimbaud (pour les curieux voir l'article de Wikipédia). Les prénoms de toutes les vendangeuses du domaine sont inscrites sur la bouteille: aux Terres Promises les filles ramassent et les garçons portent les caisses!
On termine par l'Alibi 2008, un syrah grenache élevé en cuves et en barrique. C'est chaud et tannique, je n'accroche pas trop...
L'intérieur du Basilic, rue Casimir Périer, qui nous accueillait le 22 mars 2009
On va ensuite dans le Minervois, du côté du Domaine Sénat (à deux pas de l'Assemblée Nationale c'est un comble...), un domaine que vous pouvez retrouver sur le blog Le Vin de mes Amis. Dix-huit hectares, toujours en bio, un domaine que JB Sennat a repris en 1995. On commence par la Nine 2007 (grenache, carignan, syrah, mourvèdre), le nez est sur le fruit, la finale sur le café, j'aime bien. On enchaîne avec Arpettes 2006 (merlot, carignan), on a toujours du fruit mais c'est plus rond, plus fluide, plus creux aussi, moi j'ai un peu de mal avec le merlot dans le Languedoc...On finit par un vin que j'ai trouvé excellent: Bois des Merveilles 2007 (grenache, mourvèdre, carignan, 1/3, 1/3, 1/3, passé seize mois en barriques), un vin qui m'a impressionné par son virage fruité en milieu de bouche, d'un coup on se prend un coulis de fruits rouge, c'est maîtrisé comme un virage de S.Loeb, et la finale est elle épicée, sur la guarrigue et le poivre. Une belle longueur vient prolonger le plaisir. C'est pas donné (18€) mais j'ai trouvé ça très très bon.
Deux bouteilles des vins du domaine Sennat, des vins du Minervois que j'ai beaucoup aimés!
On reste dans le Languedoc, du côté du Mas Foulaquier, en Pic Saint-Loup. On commence par Orphée 2007, un syrah grenache sur lequel je n'ai pas pris de notes. Grant 2006 (grenache carignan 50/50), un nez sur le fruit, sucré, très jus de raisin bien concentré quoi. Il y a 20 mois d'élevage en foudres de bois, la finale est grillée, épicée. Calades 2005, pas beaucoup de notes si ce n'est que le nez était boisé et que la finale asséchait méchamment la bouche...A noter leur huile d'olive, qui est excellente sur un petit morceau de pain!
Ce coq qui trônait à l'entrée du restaurant m'a beaucoup intriguée...
Un dernier domaine avant la pause café, direction Fronsac dans le bordelais, pour le Domaine Château Moulin Pey Labrie (Michel Rolland les a aidés à leurs débuts, c'est incroyable le nombre de domaines dans lesquels on retrouve la patte de cet homme). Château Moulin 2005, un 100% merlot sur le fruit, facile et agréable à boire. Château Haut Lariveau 2005, même cépage et même élevage (2 ans) , seul le terroir diffère. Ouais. Argh je me demande s'il y avait pas 5% de malbec dans celui-ci. Bref c'est pas déterminant mais sachez que dans ce vin là ou dans le suivant il y a du malbec! Le suivant c'est du Moulin Pey Labrie 2004, sur lequel j'ai pas trop accroché. Le 2008 que nous avons également dégusté est encore en élevage (la fermentation malo lactique (deuxième fermentation, celle de l'acide malique en acide lactique) n'a pas encore eu lieu) mais il se goûte déjà bien je trouve.
On va ensuite à quelques kilomètres de Nantes du côté de la Haye Fouassière, pour le Domaine de la Louvetrie qui nous faisait discuter son muscadet, ou plutôt ses muscadets, tous faits à partir du cépage Melon de Bourgogne. Le premier, Amphibolite 2008 sent incroyablement la mer, c'est très salin. En bouche c'est tendu, acide, minéral, super sec. Ca ne peut aller que sur des huîtres, mais ça doit bien aller avec. Le second, l'Hermine d'Or 2007 (2 ans d'élevage sur lies), propose un bel équilibre entre l'acidité et la rondeur. J'ai bien accroché sur le dernier, Fief du Breil 2007, qui est acide et droit en bouche, mais qui présente une finale légèrement beurré, un retour sucré, voir miellé. Un final très très agréable et une belle longueur pour bien en profiter!
Grande affluence au Basilic, pour la présentation de huit vignerons bios
Ensuite direction la Bourgogne, avec le Domaine Goisot, dont ni les rouges ni les blancs m'ont séduite. On a commencé par un Côtes d'Auxerre 2007 (photo de droite),
un chardonnay qui comme l'a dit C-Drick ressemblait quelque peu à un Chablis. On a enchaîné avec un Sauvignon 2007, et comme je préfère ceux que l'on fait du côté de Sancerre j'ai été un peu déçue, c'était trop marqué par l'acidité pour moi. En rouge le Côtes d'Auxerre 2007 était assez sympa, avec un nez de fraise et de violette, et une belle trame acide, plus marquée en finale. Le Corps de Garde 2006, un vin fait avec des raisins sélectionnés, et passé en barriques je pense. On sent que c'est plus complexe, plus tannique, mais en même temps le vin s'arrête net en finale, dommage, on reste un peu sur sa faim...
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On finit par un grand classique des vignerons bios, et un habitué des salons et dégustations parisiennes, le Domaine Catherine et Pierre Breton, dans la Loire, en Bourgueil, Chinon et Vouvray. Madame a l'air fatiguée, préoccupée, un peu speed, ça tombe bien moi aussi je commence à caler. Du coup on ne va pas tous les goûter. On comence par le Vouvray pétillant la Dilettante, l'attaque et la bouche sont uniquement marquées par les bulles, super intensives, qui cachent le mpindre arôme qui tenterait de se montrer. Ensuite une fois qu'on a bu on a des notes herbacées puis des notes presque de miel en finale. Du coup passé les bulles c'est assez sympa. On goûte ensuite le Vouvray sec, sur lequel j'ai écrit "bof". La Dilettante rouge est un vin fait avec du cabernet franc et qui est vinifié en macération carbonique (prochainement sur dindonswine: les macérations!): au nez on a du fruit, du fruit, et encore du fruit, c'est agréable. En bouche pas de tanins, ça coule tout seul, mais l'acidité ne me plaît guère, et le côté terreux encore moins... Une dernière chance avec les Perrières 2006, j'en retiens surtout le côté minéral et terreux, qui ne me plaît décidément pas...(cf dégustations aus Caves Augé au printemps dernier)
***
A noter la bonne organisation du restaurant le Basilic, qui malgré un endroit pas adapté aux dégustations a su rendre l'événement convivial et intéressant; les verres et la feuille présentant les vins en libre service à l'entrée, le passage des commandes sur la terrasse, un format intéressant qui permet aux vignerons de faire déguster et non de faire les comptes. Pour les clients on ne sent pas obligés d'acheter, on achète ce qu'on veut à la fin et hop. Le format est bien également, huit vignerons, c'est bien et il n'aurait pas fallu qu'il en y ait plus! Merci et bravo à tous.
Le Basilic, 2 rue Casimir Périer, 75007 Paris, M° Solférino ou Invalides
18 mars 2009
Le Mauzac
Le Mauzac n'est pas seulement un cépage de la région de Gaillac, c'est aussi un resto à vins dans le 5ème à Paris, à deux pas du jardin du Luxembourg. La rue est calme, le restaurant est à l'ombre des maronniers, la terrasse doit être agréable l'été. A l'intérieur le cadre est plutôt joli, chaleureux, pas chargé, avec un joli bar et quelques bouteilles, vides sur la corniche au plafond, pleines à divers autres endroits. Ce que j'aime particulièrement c'est que la salle se découpe assez naturellement en divers "coins" ou "espaces", ce qui fait que chaque table garde son intimité et le volume sonore de la salle reste du coup modéré. Ces différents espaces et renfoncements font d'ailleurs l'originalité du lieu dans on trouve un arbre, un espèce de portail romain, des ardoises avec les vins du jour pour chaque jour de la semaine, des appliques en forme de grappes de raisin...L'accueil est courtois et le service cordial. Un point noir quand même: le Red Pif de chez Vinumentis apparaît sur la carte alors que d'après le serveur ils n'ont jamais réussi à en avoir...Moyen, et manque de bol c'est celui là qu'on voulait!!!
A la carte nous avons de la cuisine française très traditionnelle, magret, andouillette, onglet, accompagnés en gros de haricots verts ou de pommes de terre, rien de bien original. Il y a également un large choix de foie gras, mais ce n'est pas donné. L'assiette de saumon (fumé, cuit, mariné etc...) avait l'air sympa, la planche de charcuterie d'Auvergne et la planche de fromages apparaissent idéales pour des entrées ou des fromages conviviaux. Pour nous c'était saucisson cuit lyonnais à la pistache, et c'était bon! Pour accompagner tout ça évidemment nous nous sommes dirigés vers la vallée du Rhône, et nous avons commencé par choisir le Red Pif, que donc ils n'avaient pas. Sur le conseil du serveur (qui de toutes façons comme n'importe quel serveur n'a que des vins "très biens") nous avons donc opté pour un Cairanne 2005 cuvée Léa Felsch du Domaine Catherine Le Goeuil, un domaine en bio apparemment. La robe est intense, sombre, et le nez est tout de suite expressif sur la guarrigue, les aiguilles de pin, notes que l'on a retrouvées tout au long du repas. Au nez comme en bouche nous sommes assez peu sur le fruit, plutôt sur des notes de grillé, un peu épicé. Les tanins sont discrets, le vin passe tout seul, avec une finale plutôt pas très longue. En même temps ce n'est pas ce que l'on demandait à ce côtes du rhône villages, qui a parfaitement accompagné notre saucisson lyonnais.
A noter que pour ceux qui respectent à la lettre les recommandations des diverses agences de santé vous pouvez modérer votre consommation de vin et emporter chez vous la bouteille non terminée (c'est toujours la grande classe de se ballader dans la rue avec une bouteille à moitié vide...). Je tenais également à dire que la carte des vins est plutôt bien faite, cohérente, équilibrée en termes de représentation des différentes régions, et variée en termes de styles et de prix, chacun y trouvera son compte.
Le Mauzac, 7 rue de l'Abbé de l'Epée, 75 005 Paris, RER Luxembourg
22 février 2009
Légumes & Vins
C'est en allant dîner au Potager du Marais, un restaurant bio et végétarien des Halles que je me suis rendue compte de la difficulté d'accorder du vin et des légumes. Ben oui d'habitude on a toujours de la viande, un poisson, qui permet d'avoir une petite réflexion sur la meilleure façon de mettre en valeur un plat avec un vin. Associer un vin à des légumes seuls, c'est tout de suite beaucoup moins courant, et assez difficile. Et ça dépend d'énormément de choses: le type de légumes, leur cuisson (cru, vapeur, grillé), leur assaisonnement (sauce, épices). Et après tout une solution facile et logique peut être de boire un jus de fruits et/ou légumes, qui étaient largement proposés dans ce resto, et que vous pouvez également faire maison dans votre blender.
La tartiflette de légumes et le croustillant de quinoa (accompagné de crudités et d'une purée de brocolis) étaient au menu pour nous l'autre soir. Déjà avec une tartiflette je ne saurais limite pas quoi servir (si ce n'est un vin de classique de la montagne, un vin de Savoie par exemple), alors une tartiflette de légumes n'en parlons pas. La carte des du Potager du Marais est plutôt courte, bio, et tous les vins sont proposés au verre ou en bouteille. Avec la tartif j'ai opté pour un Sauvignon de Touraine (dont je n'ai pas le nom du domaine car je n'ai pas regardé la bonne ligne visiblement...sur internet je tombe sur un vin d'Ardèche), et le croustillant fut accompagné d'un Sancerre (idem, pas bien noté, je tombe sur les Côteaux d'Aix...). Franchement ces vins, servis dans un verre moche et pas agréable, n'avaient pas beaucoup d'intérêt. Mon Touraine blanc était ultra discret au nez, un peu plus expressif en bouche mais pas transcendant non plus. Il était inexistant à côté des haricots, petits pois, navets, brocolis et le reblochon de mon plat. Un bel exemple d'accord mets & vins ratés. La prochaine fois je prendrai un cocktail dynamisant de légumes, boisson qui avait apparemment la préférence de nos voisins!
Et on pourrait en parler des voisins, car au Potager, on est un peu serrés: le resto est tout en profondeur, tout en longueur; il doit y avoir en tout environ 15*2 places avant d'arriver au comptoir qui donne accès à la cuisine. Les tables sont regroupées en fonction des arrivées, pour 2/4/6 personnes. Ca peut en déranger certains; sur le principe ce n'est pas agréable mais là ça ne m'a pas choqué outre mesure. Peut-être parce qu'un certain nombre de clients sont étrangers, donc on ne risque pas d'être dérangés par leur conversation, et certainement parce que les gens parlent tout bas dans ce resto, y compris les serveurs. Et ça contribue à l'ambiance zen.
Conclusion: un resto mini, dont j'ai trouvé la cuisine originale (je ne suis pas une habitués des restos bio donc ce qui me paraît original ne l'est pas forcément pour tout le monde), équilibrée et goûtue. J'ai d'ailleurs repéré sur la carte quelques mets pour une prochaine visite (tartare d'algues, pâté de champignons, surprise d'aubergines etc...)...Par contre je ne pense pas que je prendrai de vins! Mais si vous êtes végétariens et que vous buvez du vin, faites-moi signe ça m'intéresse!
Le Potager du Marais, 22 rue Rambuteau, Paris 3ème - M° Rambuteau, Châtelet-Les Halles
25 janvier 2009
Un bon Endroit
L'Endroit c'est un resto de Paris, dans le dix-septième, l'arrondissement un peu bobo par endroit mais qui bouge beaucoup, dans lequel il y a beaucoup à découvrir, et qui regorge de restos sympas et de bars à vins. Celui-ci ne paye franchement pas de mine, de l'extérieur il fait un peu bistrot de quartier moderne, le genre d'endroit (c'est le cas de le dire) qui me paraît un peu froid et sans identité. Eh bien à l'intérieur excellente surprise: l'accueil est très bon enfant, amical, on se sent tout de suite à l'aise. Le tutoiement paraît de rigueur, et les tapes sur l'épaule (pas à moi je vous rassure) peuvent ne pas plaire à tout le monde. La carte des plats n'est pas bien longue, mais elle est variée et de qualité; la carte des vins est elle plutôt bien fournie, et notamment en vins naturels (bios en fait je pense pour la plupart, mais certains sont naturels et non filtrés), la plupart de nos régions françaises étant représentées. L'entrée du jour, une poêlée d'asperges vertes accompagnées de pleurottes nous a comblés dès le début. C'est fin, c'est goûtu, et ça contribue à nos 5 fruits et légumes par jour (yes!). Le tout accompagné d'un Chinon blanc du Domaine Les Chesnaies 2007, fait par Pascal Lambert. Le domaine est en conversion biodynamie depuis 2004. La robe était brillante et dorée (foncée), un nez expressif d'arômes indescriptibles de vins naturels, et pareil pour la bouche en fait. Et puis je n'y ai pas spécialement fait attention en fait. Tout ce que je sais c'est que c'était original et que ça m'a plu, et ça a ensuite assez bien accompagné ma petite salade de chèvre chaud!
Certains ayant opté pour l'entrecôte XXL accompagnée de son os à moelle nous avons poursuivi avec un Saint-Joseph 2002 de la Ferme des sept lunes fait par Jean Delobre. La robe est pourpre, le nez est discret sur des arômes un peu terreux de cerise. On retrouve ces notes en bouche, avec de la douceur, des tanins fondus, une belle minéralité. Un vin bien fait mais dont je ne suis pas forcément fan (ou peut-être que c'était dû au lieu ou au moment...lol).
L'Endroit, un bar/resto sympa convivial et bon esprit, à l'image du quartier. Vous y mangerez bien, y boirez bien, et y passerez un excellent moment. Une valeur sûre, n'hésitez pas à me dire si vous connaissez!
L'Endroit, 67 place docteur Félix Lobligeois, Paris 17, M° Rome ou La Fourche.
11 décembre 2008
Random tasting
Bu récemment, avec plus ou moins d'intérêt:
Un verre de Sauvignon blanc du Domaine Bérénas, au Play Off (35 rue Saint-Georges, Paris 9, M° ND de Lorette), entre la défaite du Stade Français et la somptueuse victoire du FC Nantes face à Lyon. Vin pas grand intérêt (mon Sauvignon préféré reste de loin celui de Nouvelle-Zélande...), par contre l'endroit est cool et les hamburgers sont bons. Un domaine que je demande cependant à mieux connaître, puisque j'avais rencontré lors d'un Tupperwine quelqu'un qui travaille pour eux, et ils avaient l'air d'avoir des choses intéressantes à raconter.
Un Corbières Tresmoulis 2005 des Celliers Saint-Martin, au Père Louis (rue Monsieur le Prince, Paris 5, M° Odeon). Du fruit, de la subtilité, du poivre, du cuir, excellent, au nez comme en bouche, une vraie caresse pour le palais, excellent!
Enfin deux vins du Sud-Ouest (un Tursan et un Irouleguy), dont vous voyez les bouteilles ci-dessous, à l'auberge de Jarente (rue de Jarente, Paris 4, M° St-Paul). Des vins qui ont rien d'extraordinaire mais le dîner était excellent!
26 octobre 2008
Ô Toulouse
Le Stade Français n'avait jamais perdu en saison régulière au stade de France, eh bien c'est arrivé hier contre Toulouse...Toulouse qui avait annoncé que le match n'était pas capital, qu'ils allaient venir avec une équipe B, a finalement aligné une excellente équipe et a plutôt bien joué pour gagner 26-13 contre une équipe de Paris assez nulle. C'est un peu comme sur la photo, pendant tout le match Paris a couru après Toulouse!
'Pour celébrer la victoire du Stade Toulousain nous sommes allés dîner au Père Louis, où nous nous étions
déjà attablés lors de la finale du Top 14 l'an passé (déjà remportée par Toulouse). Foie gras, côte de boeuf, magret, confit, des bons petits plats du Sud-Ouest servis dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Et pour accompagner tout ça une bouteille d'Odé d'Aydie 2005 (famille Laplace à Aydie, avec qui j'avais fait connaissance au dernier salon des vignerons indépendants). Un vin qui m'a bien plu, une robe super foncée qui paraît noire dans une pièce pas trop éclairée, des notes épicées et de fruits noirs, des tanins fondus, très agréable. Surprise pour moi ça passe très bien avec le foie gras (accompagné de pain à l'ail et de confiture de figue + cerneaux de noix c'est excellent mais on ne sent plus le goût du foie gras...), encore mieux avec le confit!
Pour aller avec le dessert on voulait rester sur le rouge mais quelque chose de plus léger donc on a tenté un Collioure, Cuvée des Peintres 2006, cave de l'Abbé Rous. En fait c'est une cave qui s'appuie sur 750 vignerons pour produire du Collioure et du Banuyls. Celui qui nous intéresse aujourd'hui, la Cuvée des Peintres, est fait à partir de grenache (85%) et de carignan (15%); c'est un vin un poil épicé, avec des notes de Méditerranée, oui oui la mer.
Collioure et son église, notre bouteille de vin, et un paysage de vignes au bord de la Méditerrannée
Un excellent resto/bar à vins, tant pour le cadre que pour ce qu'on y boit ou ce qu'on y mange. Deux points à améliorer: les verres, qui ne ressemblent à rien, qui sont tout petits et tout ronds, et les desserts. En même temps on y allait pas pour ça, mais quand même.
Au Père Louis, 38 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris.
29 juillet 2008
Le Café Rouge, Esplanade de la Défense
"Birthday Lunch", c'est l'occasion qui a fait le larron pour ce déjeuner au Café Rouge, un restaurant, café, bar à vins qui a ouvert il y a moins de deux mois Cours Michelet à la Défense (en bas à droite quand est dos à la Grande Arche). Ce post ne va concerner que les gens qui bossent à la Défense parce que je ne vois absolument aucune raison d'aller traîner dans ce coin. Si ce n'est, peut-être, les vignes de la Défense...
Le décor est simple, avec une terrasse sur le devant du resto. A l'intérieur une banquette, de l'espace, de grandes armoires avec tout plein de bouteilles dedans, à consommer sur place ou à emporter, avec des prix raisonnables et transparents (+4€ sur les prix affichés pour les bouteilles consommées sur place), et on peut aussi consommer au verre. La carte des vins est riche et variée, avec uniquement des vins français me semble t-il. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses, avec des vins originaux comme du Chinon blanc ou du Cherverny rouge. Les responsables Medhi et Julien sont cools et aiment le vin, c'est toujours plus sympa quand on peut discuter un peu avec les responsables de l'endroit.
Au niveau de la cuisine la carte n'est pas démentielle mais là encore chacun y trouvera son compte. Une cuisine simple mais "travaillée", la purée maison c'est toujours plus agréable que la purée de la cantoche. Au menu ce midi pour nous c'était travers de porc pour les uns, saumon pour les autres, tous avec de la purée, on a tout fini!
A boire c'était Montlouis (je lâche pas l'affaire avec le Montlouis, découvert chez Frantz Saumon, redécouvert pétillant avec Les Loges de la Folie), un moelleux de 2003 de chez Laurent Chatenay, sucré, "miel" (dixit Ticiô), un peu déçue sur la finale qui aurait méritée d'être relevée, par un peu d'acidité par exemple...C'est mon dada l'acidité en finale en ce moment. Quand y'en a on ne se rend pas compte, mais quand on commence à y faire attention, eh ben on se rend très vite compte quand ça manque!!!! En rouge un Syrah Merlot 2005 du domaine Fougeray de Beauclair, une famille qui fait du vin en Bourgogne et dans le Languedoc. Un bon petit rouge bien fait, fruit, matière, équilibre, tanins, 8€ la bouteille à emporter, ça reste un bon rapport qualité prix.
Un resto dont j'aurai j'espère, l'occasion de vous reparler...
Le Café Rouge, 43 Cours Michelet, 92 800 Puteaux. M° Esplanade de la Défense, 01 47 44 92 43
01 juillet 2008
Toulouse-Clermont au Père Louis
Finale du Top 14 oblige nous nous sommes retrouvés dans le plus Toulousain des restos/bars de Paris, le Père Louis. Des Père Louis il y en a deux en France: le premier, l'original, à Toulouse, et la filiale, à Paris, rue Monsieur le Prince dans le 6ème. Il y a une partie bar et une partie resto, sur trois niveaux différents, c'est aéré, ouvert et intime à la fois (je crois que j'ai raté ma vocation j'aurais du être critique de resto...). Dans la partie bar les tonneaux servent de table autour de laquelle on pose autant de tabourets que nécessaire. Au mur la carte des vins est inscrite sur le tableau noir: une carte des vins à l'image du lieu, dans laquelle on retrouve l'esprit du sud, et du Sud-Ouest en particulier: Jurançon, Gaillac, Côtes du Roussillon, les "fameux" vins du Tariquet, Buzet, Côtes d'Auvergne, et bien d'autres encore. Et tout ça on peut le boire au verre ou à la bouteille, accompagné d'assiettes de charcuterie, de fromages, de crudités, ou de frites. Eh oui c'est super à la mode la dégustation de vin avec une assiette de frites.
J'ai bien apprécié un vin choisi par Dan: un Côtes du Roussillon Villages "Les Terres Grillées" 2003 du domaine Piquemal, basé à Espira de l'Agly au nord de Perpignan dans les Pyrénées Orientales. Un assemblage de quatre cépages, syrah, grenache, carignan, mourvèdre, 25% chacun. Au nez du fruit rouge, du fruit noir type mûres ou cerise noire, des fruits dorés au soleil. On retrouve ces arômes en bouche avec en plus de légères notes de grillé (normal vu le nom de la cuvée...), de garigue. On ferme les yeux et on entend les cigales. Des tanins estompés et soyeux vous caressent le palais et les papilles. On rouvre les yeux pour une finale fruitée-grillée d'une belle longueur.
Et on va se coucher sur le 17ème titre de Champion de France pour le Stade Toulousain.
27 juin 2008
Loire 2 - Reste de la France 0
Deux raisons de vous parler de cette région aujourd'hui; aller trois raisons même puisqu'étant nantaise d'adoption la Loire est un fleuve et une région que j'apprécie particulièrement.
- Les routes des Vins du magazine Challenges
Challenges consacre cette semaine une large enquête sur les routes des vins en France: Bordeaux, Bourgogne, Côtes du Rhône, Alsace, Loire, Languedoc Roussillon. Après une brève introduction sur le thème L'Oenotourisme est l'avenir de la viticulture française les journalistes vous proposent pour chaque région sus citée un parcours mêlant tourisme et oenologie, avec une carte, une liste d'hôtels/restaurants, une sélection de vins of course, et un encart sur un personnage régional qui a lancé une activité en rapport avec le vin.
J'ai lu les six parcours à la suite, sans aucun a priori, et c'est sans aucun doute celui en Loire que j'ai préféré. Pourquoi? Parce qu'en une page Hélène Piot (elle intervient à In Vino BFM non?) nous invite au voyage et franchement on s'y croit, l'article commence tout simplement par des indications sur les endroits où trouver des infos pour organiser son voyage, type Maison des Vins, Maison du Muscadet etc...Ensuite parcours oenologique à travers différents domaines, différentes appellations, différentes villes, avec la mention de Clisson, petit village extrêmement agréable situé sur la Sèvre nantaise et qui rappelle l'Italie. Bon c'est clair c'est proche de Nantes donc cet article me touche particulièrement, mais quand même c'est le mieux écrit. De plus c'est la zone géographique où les hôtels/restos suggérés proposent les tarifs les plus bas. Parce que en Côtes du Rhône la nuit commence à 121€...perso je préfère équilibrer et mettre un peu plus dans le vin...
Et puis c'est aussi ici que le portrait du personnage local qui a lancé une activité en rapport le vin paraît le moins commercial et le moins prétentieux (les autres ils ont lancé des activités hype qui rapportent, ou ils se la pètent genre "j'ai été le premier à lancer ci et ça"). Il s'agit d'une présentation de Jean-Yves Auradon qui a crée le domaine Coeur de Loire, un domaine qui propose différents ateliers, cuisine, oenologie, sommelerie etc...L'article donne une image très ludique de ce domaine, pas prétentieuse et je trouve leur approche intéressante.
Voilà donc la première raison de vous parler de Loire aujourd'hui. Pour la seconde raison on va se translater vers l'est, du côté de Montlouis, eh oui la Loire fait plus de 1000 kilomètres!
- Montlouis
J'ai découvert et fortement apprécié l'appellation lors d'une récente dégustation aux Caves Augé. Donc ce midi au resto Le Nouveau Monde à la Défense je suggère une bouteille de Montlouis 2005, Domaine Les Loges de la Folie (tiens ce vigneron ne serait-il pas référencer chez Baraou?). J'avoue que j'ai été un peu surprise en voyant arriver une bouteille de vin pétillant, mais bon on l'a bue quand même. Franchement on regardant sur les sites du domaine et de Laurent je suis incapable de retrouver ce qu'on a bu, parce que j'ai pas l'impression qu'ils fassent beaucoup de pétillant...Bref voici mes impressions: à l'ouverture de la bouteille fraîcheur et arômes très discrets derrière des bulles fines mais très très présentes; trop de bulles à l'attaque en fait, qui du coup masquaient les arômes. Après un peu d'aération forcément y'a moins de bulles, et ça se réchauffe; tout ça fait que le vin perd de sa fraîcheur et de sa vivacité. Par contre je retrouve la rondeur et les arômes que j'avais appréciés dans les vins de Frantz Saumon: fleur blanche, agrumes type pamplemousse (de Floride, sucre+acidité). Je vais être hyper sévère pour ce vin je vais dire bien mais peut mieux faire. En termes sportif on dirait qu'on est arrivé en demi-finale, donc forcément on espère un jour atteindre la finale et la gagner. Il y a du potentiel dans ce domaine (comment aurait-il pu en être autrement pour un domaine référencé chez Laurent?), et d'ailleurs on parle d'eux dans la RVF Millésime 2007. Je vous conseille aussi d'aller faire un tour sur leur site internet, ça a l'air d'être un domaine qui se bouge, j'aime bien.
Voilà, une journée et deux bonnes raisons de vous parler de Loire aujourd'hui!
16 juin 2008
Oggi Pasta
Pas simple de trouver un resto sympa ouvert et proposant une carte des vins alléchante le dimanche soir dans les "beaux quartiers" juste à droite des Champs-Elysées (en regardant vers l'Arc de Triomphe). Pourtant on avait faim en sortant de l'expo Marie-antoinette, assez bien faite soi dit en passant, même si je suis restée un peu sur ma faim côté "correspondances" et côté Fersen.
Ne voulant pas restés sur notre faim (physique celle là) nous nous sommes posés au resto Oggi Pasta rue de Ponthieux. Des spécialistes des pâtes apparemment, mais surtout un resto qui a une carte de vins italiens assez fournie:rouge, blanc, rosé, de diverses régions d'Italie et pour toutes les bourses. On a pris des salades (copieuses) et une bouteille de Barbera d'Asti vieilles vignes 2005. J'ai un excellent souvenir de la dégustation des vins du Piémont de Giacomo Vico donc j'avais envie de retenter l'expérience Piémontaise (pas la salade, la région). Eh bien je n'ai pas le nom du producteur, pas de commentaire de dégustation. C'était simplement un excellent vin, celui qui allait avec l'endroit, les personnes, le moment. Bon quand même je peux dire qu'il était rubis foncé, très jolie robe brillante comme les vins de Giacomo, sur le fruit, droit, équilibré, le vin du moment quoi. Et c'est surtout ça que j'aime dans le vin. Boire le bon au bon moment.
Oggi Pasta, 40 rue de Ponthieux, 75 008 Paris; 01 40 75 07 12























