dindonswine

Le blog qui fait glou glou et qui parle du vin sous toutes ses formes!

26 avril 2009

Welcome to Bordeaux

Mardi dernier nous avons dégusté du Bordeaux chez Mets&Vins, rue Saussier Leroy dans le 17ème. Mets&Vins, ces cavistes chez qui les vins sont classés en fonction des mets qu'ils accompagnent le mieux: fromage, apériif, viande rouge, poisson etc...Pratique si vous ne savez pas quoi servir dimanche avec le carré d'agneau que vous allez cuisiner pour vos amis.

Ces cavistes qui aiment aussi bien manger nous recevaient donc dans leur boutique pour une formation théorique et pratique sur le bordelais. Après un petit verre de rosé de merlot bordelais en apéro Jérémy commence la présentation du vignoble bordelais: quelques chiffres d'abords, Bordeaux étant la région de tous les records en terme de production et de commercialisation (j'aime particulièrement celui-ci: dix bouteilles de Bordeaux débouchées toutes les secondes dans le monde!), puis quelques repères historiques. Mais attention, pas une énumération de dates, Jérémy ne parle pas d'histoire il nous raconte l'histoire: les romains, les anglais, Aliénor d'Aquitaine, la famille de Pontac, le Ho-Bryan, Montesquieu, le docteur Guyot, le baron de Rothschild, Jacques Chirac, tout ceux qui ont contribué à l'histoire du vin de Bordeaux étaient là mardi soir. Sans oublier la mention des premiers crus, grand crus et autres crus bourgeois, ça fait toujours bien de connaître les noms même si on en boit jamais.

Jérémy passe ensuite le relais à Pierre-Benoît (PB), l'homme qui avait comparé la syrah et le grenache à Ringo Starr et Paul Mc Cartney en mai dernier (waouh ça fait déjà presque un an!), une comparaison ludique et efficace puisque je m'en souviens encore! Ce soir nous avons trois cépages rouges, à qui va t-il les comparer: the Police? Destiny's Child? Riri, Fifi, Loulou? Bill, Hillary et Monica? Eh bien non, rien de tout ça, PB utilisera simplement son entrain et sa passion pour nous décrire les principaux cépages rouges (cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot) et blancs du bordelais (sauvignon et sémillon): leurs caractéristiques, les vins qu'ils donnent, les arômes, les textures, les accords avec les mets. En parlant d'arômes et de mets, il est temps de passer à la pratique!

Autour d'un joli plateau de charcuteries la dégustation à l'aveugle commence par un rouge soyeux, souple, et marqué par des notes boisées. Les plus avertis (oui on est un groupe de dégustateurs avertis...:-) reconnaissent le merlot, il y a donc de fortes chances que nous soyons sur la rive droite; gagné il s'agit d'un Pomerol, Les Colombiers de Feytit 2006. La robe du second vin est plus concentrée, ça sent le poivron, c'est plus tannique. Inévitable dans une soirée bordelaise qu'un vin à dominante de Cabernet-Sauvignon dégageant cet arôme si typique de poivron! Nous sommes dans le Haut-Médoc, pour un Clos du Jaugueyron 2002. Le dernier rouge m'a beaucoup plu: déjà à l'oeil on voit les notes d'évolution, le vin part sur des touches tuilées sur le disque au bord du verre. Au nez c'est complexe, difficilement définissable (= je me rappelle plus). En bouche c'est tout doux, les tanins sont bien fondus, c'est une caresse pour le palais. Au niveau des arômes ça champignonne un peu, on a des notes de sous-bois, et la finale est sur des notes plus tertiaires (épices, tabac comme le dit Thierry, le troisième larron de WCPM). C'est bon, ça tient, ça dure, c'est vraiment un vin de grand plaisir. Un Saint-Estèphe, Cos d'Estournel 1994.

Ranger vos idées reçues, on amène le plateau de fromages avant de passer à la dégustation des blancs. On commence par un vin que j'ai bien aimé, dégageant des arômes d'ananas à plein nez (trop fastoche, c'est du sauvignon); c'est sec, vif, facile, rafraîchissant, testé avec du chèvre et du chèvre avec des herbes, moi j'ai bien aimé. Quand certains ont dit que ça sentait un peu le pipi de chat (j'ai ps trouvé, mais en même temps j'ai pas de chat) ça m'a fait un peu bizarre mais ça n'empêche que j'ai accroché sur ce sauvignon vieilles vignes 2006 du Château la Bertrande. Le second j'ai moins apprécié, c'était un peu rond et gras (plus que le premier en tous cas), moins arômatique (oui je préfère les vins faciles, c'est bon tout le monde le sait), c'était un Pessac-Léognan, Château Pontac (les revoilà ceux-là?)-Montplaisir 2006. A nouveau un grand vin pour clore la dégustation des blancs. Bon avant même d'ouvrir la bouteille on se doutait un peu qu'on aurait un sauternes...Une robe dorée, brillante, concentrée, au nez des arômes de cire, de miel, de coing, de fleur d'oranger, une bouche riche, explosive, dans laquelle les arômes et le sucre sont soutenus par une acidité discrète mais efficace. Un pur bonheur, un pur plaisir, et un accord plus qu'approprié avec la fourme d'Ambert...hummmm...j'en ai repris deux fois du Château Myrat 2001!

Une nouvelle soirée sympa et ludique avec WCPM!

Mets & Vins, 14 rue Saussier Leroy, Paris 17, M° CDG Etoile (1) ou Ternes (2)

Mes Accords Mets Vins, 10 rue Bridaine, Paris 17, M° Rome (2) 

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24 octobre 2008

Le tour du monde en 12 vins

map_mondeNouvelle soirée de cours hier soir, toujours à l'Union des Oeunologues de France dans le 13ème. On poursuit notre apprentissage avec les vins du monde. Douze vins dégustés, de dix pays différents: Brésil, Nouvelle-Zélande, Australie, Liban, Chili, Israel, Afrique du Sud, Etats-Unis, Uruguay, Canada.

Comme d'hab j'ai écrit sur ma fiche de dégustation des notes et des appréciations très personnelles (bof, nul, pas mal, original), et je vais vous en épargner certains. Quoique, je vais quand même les citer et vous faire part de mon classement:

Les Nuls: ces vins n'expriment rien

- Serra Gaucha: Chandon brut réserve, un méthode traditionnelle Chardonnay, Pinot Noir, Riesling du Brésil

- Vallée de la Bekaa, Château Kefraya, Blancs de Blanc 2007: un viognier, sauvignon, clairet, ugni blanc, chardonnay qui nous vient du Liban

- Establecimiento Juanico Tannat roble Don Pascual 2006: un vin d'Uruguay, qui ne vous propose rien au nez et rien en bouche. En plus c'est sec et ça assèche la bouche. Un scandale quand on sait ce que l'on fait avec le tannat dans le Madiran!

Les Bofs: des vins intéressants (ou pas) mais qui ne m'ont pas séduit

- The Black Stump Verdelho Chardonnay Pinot grigio 2007: un vin du sud-est de l'Australie fait avec du pinot gris, du chardonnay et du Verdelho

- Barkan Réserve Altitude Cabernet sauvignon élevé en fûts de chêne: un vin d'Israel bien fait, avec un nez expressif sur la mûre et la ronce, une belle robe rubis, des tanins fondus, de la matière, mais qui manque de finesse.

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- 1865 Carmenere single vineyard 2006: un vin de la Valle del Maule au Chili, fait avec du Carmenere

- AVA Central Coast Western Cellars Zinfandel 2007: un vin intéressant de Californie aux Etats-Unis, bien fait, sur les fruits mûrs, les fruits compotés, et doté d'un bel équilibre sucre-acidité.

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- Settler's Cove Shiraz cabernet sauvignon 2005: une robe rubis brillante, une bouche tout en souplesse, des tanins fondus, une finale sur le fruit. Un vin sympa d'Australie.

Les coups de coeur, pour leurs qualités, le plaisir, ou leur originalité

- Sentinel Sauvignon blanc single vineyard 2007: le top de la soirée pour moi, un sauvignon de Malborough en Nouvelle-Zélande, soit disant le meilleur terroir d'expression du sauvignon. Je confirme j'ai adoré ce nez de fruits exotiques, d'orange mûre, sur la goyave (vous savez, le jus qu'on sert à Florence Foresti?). C'est expressif, c'est dépaysant. En bouche c'est frais, rond, long, avec une dernière note fruitée en finale, c'est très beau. On lui pardonne sa robe un peu palotte et sa capsule à vis!

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- Luis Felipe Edwards Chardonnay gran reserva 2007: un chardonnay du Chili, un vin surprenant, qui ne laisse pas indifférent. Un nez discret, qui ne demande qu'à se stabiliser, une belle bouche acide avec une finale piquante presque poivrée assez originale. Un chardonnay comme je n'en avais jamais bu.

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- Escapades pinotage 2006 (Stellenbosch): ah le pinotage d'Afrique du Sud, ce fameux croisement entre le pinot noir et le Cinsault. Une belle robe intense et des arômes fumé, boisé, de cuir au nez. En bouche c'est fort, sur le brûlé, l'épicé, avec un milieu de bouche sur le cuir (si si je vous assure!). On a l'impression qu'il y a du sucre, je ne sais pas d'où ça vient mais apparemment ça plaît aux américains.

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- La face cachée de la pomme, cidre de glace, Neige 2006: comme son nom l'indique un cidre de glace, en provenance du Canada. Comme pour le vin du même nom les pommes gèlent et on en extrait le jus dont la teneur en eau est limitée. Au nez c'est sur la compote de pommes et la tarte tatin, en bouche on retrouve l'acidité de la pomme, et la finale est grasse et légèrement beurrée. Une belle gourmandise pas trop lourde pour finir sur une note sucrée!

Je vous rassure on a pas fait que picoler lors de cette soirée on a aussi eu pas mal d'infos théoriques sur la viticulture des différents pays traversés. Fort intéressant ma foi. 

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22 juin 2008

Bordeaux

Dernier cours de l'année à l'Union des Oenologues de France; sur Bordeaux, sans doute la plus connue des régions viticoles françaises. Nous avons donc voyagé pendant 2h30 autour de l'estuaire de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne. Ah ça sentirait presque les vacances dis donc...Voici mes trois préférés sur les 10 vins dégustés:

  • Saint-Julien, Château Lalande-Borie 2005

Un vin qui est encore jeune, donc qui reste sur le fruit (cerise), le fruit frais; des tanins qui devraient se fondre et s'affiner au fil du temps. Aucune trace de bois, de vanille ou de fumé malgré le passage en fût; c'est délicat et fin, un vin très bien travaillé qui devrait pouvoir se garder encore minimum trois ans.

  • Pauillac, Lacoste-Borie 1998, second vin de Grand Puy Lacoste

Robe grenat qui malgré le temps ne présente aucune trace de vieillissement, pas de disque orangé ni rien. Au nez c'est plus complexe qu'un vin jeune très porté sur le fruit. Sur celui-ci j'ai eu beaucoup de mal à exprimer ce que je ressentais. En bouche c'est magnifique, c'est structuré, complexe, arômatique, et les tanins ont très très bien évolués; ils sont omniprésents mais très fins et continuent de donner sa structure au vin. Excellent vin, qui fait encore plus rêver quand on pense à l'agneau local qu'il pourrait accompagner...décidément ça sent vraiment les vacances...

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Les dégustations ça se passe là et comme ça

  • Sauternes, Château La Tour Blanche Donation Osiris 1997

L'apothéose de la soirée, sans aucun doute. Et avant de vous parler dégustation je vais faire un peu d'histoire puisque ce domaine a l'air "ouvert" (contrairement à certains domaines de Bordeaux) et il a surtout une histoire un poil originale. Le Château LTB a été classé 1er cru de Sauternes en 1855 pour l'Exposition Universelle. En 1909 le dernier propriétaire du domaine surnommé Osiris propose de léguer le domaine à l'Etat Français à condition qu'une école de vinification et de viticulture soit construite sur cette terre. Le domaine est aujourd'hui géré de façon classique et peut se visiter à longueur d'année et propose un parcours oenologique dans les vignes. Visiblement ils ont bien compris ce qu'est l'oenotourisme, et ce n'est pour me déplaire. On passe à la déguss'?

Robe magnifique couleur paille, dorée au soleil. Et brillant également, il y avait même un léger dépôt (du tartate de potassium ou un truc comme ça). C'est ça le verre dégageait du soleil en fait. Un nez très ouvert et expressif, des notes de miel, de cire, de caramel, pareil on ferme les yeux et on se croit...en vacances! Plus sérieusement on se croit au soleil avec un filet d'arômes sucrés qui nous passent sous le nez. En bouche on retrouve toutes ces sensations avec en plus un filet d'acidité donné par des notes d'agrumes, acidité que l'on ressent en finale et qui donne une splendide longueur au vin. L'intervenant a suggéré de le boire sur une caille aux raisins sauce au miel. Purée ça sent définitivement les vacances...

L'année de dégustation est finie, je recommande ce genre de cours à tous les débutants. C'est formateur, ça donne une vue d'ensemble des régions viticoles françaises, avec chaque fois une dégustation de 8 vins minimums (majoritairement des vins qui concourent aux Vinalies) ce qui permet de se forger un palais, une bibliothèque d'arômes, et puis tout simplement de définir ou d'affiner son goût et ses préférences en matière de vins. Et en fait c'est pas tout à fait fini puisque en octobre prochain on remet ça pour les vins d'Europe et du monde.

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20 avril 2008

Cours d'oenologie: Bourgogne

Jeudi dernier avait lieu l'avant-dernier des 10 cours d'oenologie que nous suivons avec Aloys à l'Union des Oenologues de France (http://www.oenologuesdefrance.fr/apprendre_degustation.php). Et ce soir c'était Bourgogne. Nous avons dégusté 12 vins en deux heures, le professeur nous a fait découvrir la région beaucoup trop vite. Je me passerai donc de vous parler des 12, je vais me concentrer sur mes préférés, dans l'ordre de dégustation:

AOC Châblis: Bovier & Fils, 2006

Nez typique du Chardonnay avec de la fleur d'acacia, c'est léger et frais, "matière et élégance" comme dirait le prof. Entre 5 et 7,9€ la bouteille.

PICT3444AOC Pernand Vergelesses: Jaffelin, Les Villages de Jaffelin, 2004

J'ai un faible pour le Pernand, le rouge comme le blanc, car mon père est très fier de son producteur de Pernand favori Gabriel Muskovac. Dans la famille on adore tous (tousse) tous (tou) ses vins. Et celui de Jaffelin que nous avons goûté n'est pas mal non plus: fruité, riche en arômes, bien rond comme je les aime, avec une finale limité grillé et fort agréable. Et la bouteille est apparemment à 11,9€, ce qui reste raisonnable. D'après le prof c'est une bonne maison, qui fait également du Pernand rouge, du Chambolle Musigny, du Gevrey Chambertin etc...

AOC Meursault: Albert Grivault 2005

Ce vin était parfait, rond, longueur en bouche sans acidité sur la fin. D'après le prof on peut encore largement le garder 5 ans. 60 à 76€ la bouteille quand même! Et il faut que je me renseigne parce que je ne sais plus si c'était un Perrières tout court ou un Clos des Perrières, le Clos 1ère classe de Meursault, le meiux exposé avec le meilleur terroir. Je vous tiendrai au courant.

AOC Fixin: domaine Fougeray de Beauclair, Clos Marion 2002

Vin réservé et discret (ça pourrait être des défauts mais là pas du tout), droit, avec plutôt des arômes tertaires mais que je ne saurais vous faire partager ce qui est terrible car j'ai adoré ce vin; eh oui j'ai encore des progrès à faire....

Et pour ceux qui comme moi ne sav(ai)ent pas situé Fixin sur une carte:

fixin

AOC Nuits Saint-Georges: Jean-Pierre Mugneret 2003

Idem, moi qui ait encore un peu de mal à apprécier les rouges j'ai adoré celui-là. Et Mugneret, c'est du solide, une valeur sûre (délire d'étudiants participant aux cours...). C'est rond, ça assèche pas la bouche, en bouche c'est bien structuré c'est pas le bazar;et puis en même temps c'est aromatique à la fois au nez et en bouche, ce qui est toujours appréciable.

Voilà pour la soirée, qui fut fort sympathique et enrichissante malgré la vitesse de dégustation.

Source: prix donnés à titre indicatif par l'Union des Oenologues de France.

Posté par Dindonswine à 18:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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