15 novembre 2008
Les vins de Stéphanie Roussel
Oui je dis bien les vins de Stéphanie Roussel, car ce sont les siens rien qu'à elle, qui lui ressemblent un peu en fait, et qu'elle fait avec passion depuis 2002 dans la région de Marmande. Une vigneronne sans prise de tête qui fait des vins naturels qui font pas mal à la tête. Elle travaille en biodynamie, n'ajoute pas de levures, presque pas de soufre, et pratique des élevages plutôt longs. Evidemment une vigneronne que nous présente Laurent Baraou, artisan caviste blogueur mobile (admirez, quatre mots quatre liens différents), une vigneronne qui travaille dans sa région natale donc forcément ça le connaît.
On commence par deux blancs, deux sémillon provenant des mêmes parcelles; le premier me semble t-il est le Blanc qui Tente, un 2007, sans soufre ajouté, avec une robe jaune pâle toute transparente. Au nez c'est spécial, surprenant, mais ça donne envie de goûter. J'arriverai pas à dire ce que je ressentais au nez. Ben en bouche c'est spécial aussi, avec une finale grillée j'ai trouvé, une finale surprenante qui picote la langue. Le second est le Petit Plaisir du Sémillon, la version 2005-2006 du précédent, avec un passage en barrique. La robe est soutenue, et tire sur le doré. Je trouve le nez plus agréable que le premier, sans pour autant être capable de mettre des mots sur ce que je ressens. C'est ça aussi les vins naturels, des vins qui sortent des sentiers battus. En bouche je le trouve assez fin, plus aromatique que le premier, on reste sur une finale légèrement grillée, sans le picotement.
On passe au Rosé qui touche, un rosé de cabernet franc, pas ce que je préfère...un rosé qui me fait penser à du poulsard, à la fois par sa couleur, par son nez (animal, réduit).
On passe au rouge; d'après ce que j'ai compris les quatre cépages utilisés sont les cabernets, le merlot et le fer servadou, cépage du sud-ouest que j'ai découvert ce soir. Je pense qu'ils sont tous passés en barrique, par contre je n'ai pas d'infos exactes sur la durée. Je passerai rapidement sur les Château Lassolle 2003
et 2004, car ce ne sont pas ceux que j'ai préférés. Par contre petit coup de coeur pour le Château Lassolle 2002, avec un premier nez sur le cassis, et une évolution vers des notes plus cerisées ensuite. En bouche il y a de la matière mais ça reste fin. La finale est surprenante (pour moi en tous cas) dans le sens où ça assèche la bouche mais sans stopper net les arômes. C'est cool. Et au fur et à mesure que j'écris je me dis que c'est hyper dur d'écrire sur ces vins naturels, ils se vivent, ils se boivent, ils ne s'écrivent pas!
On finit par mon coup de coeur, celui qui comme ceux de Juninho fait but à tous les coups, le Coup Franc. Un 100% cabernet franc avec des très vieilles vignes "franc de pied". C'est quoi ça Mme la vigneronne? Ce sont des vignes qui n'ont pas été greffées à un porte greffe américain (technique employée après la crise du phylloxera pour lutter contre cette maladie), des vignes qui ont des racines jusqu'à 17m de profondeur. Un vin aromatique, fruité, équilibré, belle finale, j'aime beaucoup.
Belle soirée, très intéressante, avec des vins naturels; j'ai pas tout aimé mais j'ai découvert un peu plus la richesse des vins biodynamiques: ils ont beau être issus des mêmes cépages et des mêmes parcelles pas un ne se ressemble, et c'est là qu'on se dit qu'un domaine capable de faire toujours les mêmes vins c'est peut-être pas très naturel...
10 novembre 2008
Wild Tasting
Dégust' à l'improviste, dans un endroit improbable, pas très bien organisée. Résultat on se retrouve avec du Sauternes, du Maydie (tannat muté) + chocolat, et du pâté et du saucisson. Aller faire une dégustation intéressante avec ça, pas gagné. Heureusement super dindonswine et super Dan sont là pour combler les lacunes: on ajoute une bouteille de rouge (pour aller avec la charcuterie) et divers fromages (pour aller avec le Sauternes). Ca ressemble déjà plus à quelque chose!
On commence par un petit rouge acheté à Festi Bacchus, l'Archet Cuvée Occitane Rouge 2005, un vin de pays d'Oc du Domaine Gayda (Fabrice merci de l'avoir cité ça m'a rappelé que j'en avais dans ma cave). Une belle robe très très foncée, avec un joli disque cerise noire; un nez qui s'ouvre rapidement sur du fruits noirs et des épices; en bouche y'a de la matière, c'est fruité (cassis, cerises noires, mûres) et épicé (poivré), souple avec une longueur moyenne. J'aime bien, les autres aussi je pense, et je suis assez contente de moi car parfois je suis déçue par des vins découverts sur des salons (le lieu, le moment, c'est important tout ça lol). J'aurais dû en acheter plus!
Parfait accompagné d'un saucisson Monop', d'un confit forestier Monop', et d'un pain Triple Alliance (sésame et deux autres céréales sans doute) pas Monop'
On poursuit avec un Sauternes, un La Chapelle de Lafaurie Peyraguet 1998, acheté à la dernière foire aux vins Auchan, 11€ et quelques. L'heureux possesseur de cette bouteille nous a fait peur en simulant un goût de bouchon à l'ouverture, perso après quelques minutes j'ai rien senti. Au nez je dis "miel", il y en a un qui dit "oui, oui" et là tout le monde se moque de moi genre je prends pas trop de risque à dire ça...Ben oui mais c'est comme ça les gars! Super Dan ajoute coing. En bouche on retrouve ces arômes, avec une belle acidité, un côté agrume genre mandarine, orange amère. Très très agréable.
Excellente alliance entre le Sauternes, le roquefort, l'ossau iraty, le comté, et le pain aux noix. Vraiment excellent.
Et pour terminer une petite gourmandise, un Maydie, ce tannat muté fait la famille Laplace du Château d'Aydie. J'avais goûté ce vin au dernier salon des vignerons indépendants, et c'était une véritable infusion de fruits rouges comme l'avait dit le gars qui tenait le stand. Là j'ai été plus marquée par l'alcool, au nez comme en bouche. Par contre après quelques minutes j'accepte d'être resservie en disant "aller, pour le goûter après aération" (moquerie, cette excuse resservira à certains je pense). Et là c'est plus cerise, pruneaux à l'eau de vie. Sympa.
Et ça effectivement parfaitement bien avec le chocolat
Voici donc pour conclure les cadavres de ce premier Wild Tasting. A refaire.
27 septembre 2008
Sau7 et Sau (pas) Ternes
Apéro Sau7 (Domaine Saurigny) et Roquefort Sauternes ce soir. J'ai bu le Sau7 après avoir commencé à grignoter, résultat il a eu du mal à s'affirmer face au cake au thon, aux saucisses cocktail et aux bricks jambon fromage...Légèrement pétillant (mais bouteille bouchée normalement) comme quand je l'avais goûté à Bû. Jolie trame légèrement acide mais je suis incapable de vous donner aucun arôme. A regoûter car j'ai vraiment envie de retrouver les notes grillées que j'avais sentie à Bû. Là j'avais l'impression que le grillé s'était transformé en quelque chose de chimique, crâmé peut-être. Un nez bizarre, qui est apparu après quelques minutes d'aération. C'est marrant parce que c'est excatement ce que j'ai ressenti la dernière fois que j'ai bu du 90-C. Un mystère à élucider. Comme quoi c'est quand même super différent de déguster des vins quasi à jeun et pendant un repas! (Ouahou quelle phrase, je crois que je viens de découvrir quelque chose...).
Conclusion: ce vin me paraît difficile à apprécier une fois qu'on a commencé à manger...à retester en pur apéro, pour profiter pleinement des arômes!
On a enchaîné avec un test d'accord mets/vins, roquefort et Sauvignon de Sauternes 2004, du domaine du Rousset Peyraguet. La bouteille est magnifique et a beaucoup plu. La robe était dorée foncée, tirant vers le orange, le vin était un peu trouble (dépôt sans doute, le domaine est en biodynamie). Larmes très épaisses et très lentes sur les parios du verre. Nez un peu alcooleux, sur le miel, le caramel presque, la cire. En bouche c'est trop lourd, trop sucré, limite écoeurant. Manque de fraîcheur, d'acidité, de vivacité. Et pourtant en général j'aime les liquoreux, le sucre ne me dérange pas. Là il me manquait le côté agrumes, la pointe d'acidité qui change tout. Ceci dit avec le roquefort ça passait assez bien, bel équilibre, bonne complémentarité. J'ai par exemple clairement préféré le Gaillac doux avec le roquefort. Je ne sais pas si ce Sauvignon va s'améliorer avec le temps, j'espère en tous cas!
01 août 2008
Tariquet
Le Tariquet, décidément à force d'en entendre parler il fallait bien que j'en fasse un post. Tous mes amis originaires de la région de Toulouse m'en parlent, on l'impression qu'ils ont tous eu du Tariquet au biberon.
La première fois que je l'ai goûté c'était au Père Louis, un Premières Grives, le vin moelleux du domaine. Un vin qui servi frais constitue un excellent vin d'apéritif, du moelleux, du gras, de légères notes de fruits exotiques, mais une trame d'acidité qui donne toute sa fraîcheur au vin. Tiens ça me fait penser que je ne sais même pas quels sont les cépages qui composent ce vin.
Hier soir nous avons bu un vin servi au bar de l'Assemblée Nationale (faudrait y aller pour vérifier:-)), un Tariquet Ugni Blanc (70%) Colombard (30%) 2007. Un vin léger et frais, arômatique, des notes de fruits blancs type pêche blanche je dirais, fruits exotiques également (mais léger), et j'aurais envie de dire agrume pour le côté acide. Je vous rassure ces notes sont légères et subtiles (heureusement sinon le cocktail serait détonnant), et mélangées, ce qui rend le vin très agréable. Une rapide recherche google permet de se rendre compte que c'est un vin à moins de 5€ la bouteille, ce qui en fait selon moi un bon rapport plaisir/prix. Idéal en apéritif, il est à la fois discret et plein de caractère, on peut ainsi le marier avec une infinité de mets. En apéro il peut aussi bien accompagner de la charcuterie que des légumes crus, ou une quiche ou un cake. Je vous incite à essayer!
01 juillet 2008
Toulouse-Clermont au Père Louis
Finale du Top 14 oblige nous nous sommes retrouvés dans le plus Toulousain des restos/bars de Paris, le Père Louis. Des Père Louis il y en a deux en France: le premier, l'original, à Toulouse, et la filiale, à Paris, rue Monsieur le Prince dans le 6ème. Il y a une partie bar et une partie resto, sur trois niveaux différents, c'est aéré, ouvert et intime à la fois (je crois que j'ai raté ma vocation j'aurais du être critique de resto...). Dans la partie bar les tonneaux servent de table autour de laquelle on pose autant de tabourets que nécessaire. Au mur la carte des vins est inscrite sur le tableau noir: une carte des vins à l'image du lieu, dans laquelle on retrouve l'esprit du sud, et du Sud-Ouest en particulier: Jurançon, Gaillac, Côtes du Roussillon, les "fameux" vins du Tariquet, Buzet, Côtes d'Auvergne, et bien d'autres encore. Et tout ça on peut le boire au verre ou à la bouteille, accompagné d'assiettes de charcuterie, de fromages, de crudités, ou de frites. Eh oui c'est super à la mode la dégustation de vin avec une assiette de frites.
J'ai bien apprécié un vin choisi par Dan: un Côtes du Roussillon Villages "Les Terres Grillées" 2003 du domaine Piquemal, basé à Espira de l'Agly au nord de Perpignan dans les Pyrénées Orientales. Un assemblage de quatre cépages, syrah, grenache, carignan, mourvèdre, 25% chacun. Au nez du fruit rouge, du fruit noir type mûres ou cerise noire, des fruits dorés au soleil. On retrouve ces arômes en bouche avec en plus de légères notes de grillé (normal vu le nom de la cuvée...), de garigue. On ferme les yeux et on entend les cigales. Des tanins estompés et soyeux vous caressent le palais et les papilles. On rouvre les yeux pour une finale fruitée-grillée d'une belle longueur.
Et on va se coucher sur le 17ème titre de Champion de France pour le Stade Toulousain.
09 juin 2008
Saint-Chinian
Deux Saint-Chinian ont été bus hier soir: l'un de 2003 du domaine des Jougla (cuvée Signée rouge acheté 7,85€ au salon des vignerons indépendants), l'autre de 2005 du vignoble de la Goya (moins de 5€ en grande surface).
Nous avons commencé par le premier cité (Jougla), sur un poulet/ananas/riz haricot vert bien bon. Robe grenat, un peu fermé au début, mais qui a exprimé tout son potentiel par la suite: de la finesse, des arômes de fruits mûrs, compotés, on ne sent pas le bois bien qu'il me semble qu'il soit passé en fûts, et tanins complètement fondus qui donnaient une finale assez douce et appréciable, qui finalement allait plutôt pas mal avec notre plat.
Et hop, une photo de paparazzi:
Le second était différent, plus jeune, une robe toujours grenat mais moins dense moins profonde; arômes de fruits mais moins évolués que sur le précédent; tannique et amer en finale; j'en avais qu'une bouteille mais je l'aurais bien retenté dans 1 ou 2 ans.
Et bravo à Tiffany Amber-Thiessen pour les cup cakes:
04 mai 2008
La Pie Rouge, Peca Peca 2006
Suite du dej entre collègues: La Pie rouge. Le vin du pote d'un collègue.
Le gars qui réalise un peu notre rêve enfoui à tous, faire son propre vin.
Bon comme il le raconte dans son blog tout n'a pas toujours été facile, mais il a bien été aidé par Hervé Bizeul (Clos des Fées) qui a mis à sa disposition du matériel. Pour l'instant il achète des raisins et élève ensuite son vin. Le La Pie Rouge 2006 est donc son premier millésime, et son Peca Peca est plutôt réussi!
Quelques caractéristiques techniques:
Assemblage : Grenache noir 70%, Carignan noir 25% et Syrah 5%
Terroir : Village de Maury (Pech Lauzie et Cabirou Bas) Schistes et marnes schisteuses
Vendanges manuelles en comportes de 50 litres (env. 40 kg de raisins) les 16 et 17 septembre 2006. Egrappage complet.
Macération de 15 jours avec 2 remontages quotidiens et un délestage par jour en phase pré-fermentaire.
Elevage en cuve.
Mise en bouteille le 20 juillet 2007.
Le vin a une jolie couleur rubis (bon je ne suis pas encore top en couleur la bibliothèque qui se construit dans mon cerveau n'est pas encore très garnie...), pas opaque du tout, c'est très joli dans un verre Mikasa (qui casse les molécules).
Nez sur le fruit, rouge et frais (le fruit, pas mon nez).
En bouche c'est léger, agréable, facile à boire; pas de tanins qui assèchent la bouche, ça se boit tout seul!
Servi avec des salades de pâtes (recettes sur demande) et un plateau de charcuterie c'était top! Je crois que le succès a vraiment été unanyme. Certains m'ont fait remarquer que le vin s'était considérablement ouvert deux heures après ouverture donc j'y prêterai attention la prochaine fois.
Et pour finir quelques détails qui peuvent faire la différence: la bouteille lourde, verre épais, "cul profond", tout de suite ça fait très qualitatif; tout comme le bouchon qui reprend le logo La Pie Rouge, ainsi que l'emballage autour du bouchon (ça doit avoir un vrai nom ce truc mais je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler). Même le carton de 6 fait classe je trouve!
Merci Stéphane et bonne continuation!
Note: VinsurVin parle de La Pie Rouge
27 avril 2008
Viognier, Domaine des Jougla
Le cépage Viognier je l'ai découvert avec le Condrieu, agréable vin de la vallée du Rhône, dégusté lors d'un mémorable week-end d'entreprise. Ce qui m'avait marqué à l'époque c'était clairement le fruit, des notes de fruits frais comme l'abricot, la pêche. Je me rappelle ensuite du Viognier de chez Laurent Miquel, dont j'aurai j'espère l'occasion de vous reparler.
Aujourd'hui ce sera le Viognier du Domaine des Jougla, découvert au Salon des Vignerons Indépendants. Couleur jaune/doré pâle pour ce blanc sec, avec des fruits frais nettement présents à l'ouverture de la bouteille. L'attaque est relativement douce, et la finale minérale, avec une bonne longueur. Ce qui m'embête c'est que quelques heures après ouverture les fruits s'estompent, et c'est la minéralité voire l'acidité qui prend le dessus, ce qui est un peu décevant.
Conclusion: mieux vaut boire la bouteille rapidement! Au niveau des accords mets et vin celui-ci devrait assez bien s'accorder avec une viande blanche, de la volaille. J'ai eu l'occasion de le déguster avec des fraises, et franchement le sucre des fraises et la légère acidité du vin j'ai trouvé ça pas mal du tout!
13 avril 2008
Tupperwine 5.0 - L'Eternel Retour à Cahors...ou l'inverse
C'est à la librairie L'Eternel Retour que VinsurVin nous conviait à la cinquième édition de ses désormais célèbres Tupperwine. Le programme n'avait pas été annoncé à l'avance, je découvre donc en arrivant rue Lamarck à 19h45 que la soirée se fera sur le thème des Cahors. Je retrouve Nils et Eric, fidèles de Tupperwine puisque les deux étaient déjà présents au Tupperwine 2.0 de janvier en présence du maître Châblisien Daniel-Etienne Defaix.
2 domaines étaient présents ce soir: Lacapelle Cabanac (agriculture biologique), dont la cuvée Tradition a été récemment récompensé d'un 16/20 dans la RVF et le Clos Troteligotte (agriculture raisonnée).
Pour plus de détail sur la dégustation RDV sur Vinsurvin: http://vinsurvin.blog.20minutes.fr/archive/2008/04/09/mathilde-et-la-fourmi.html
Perso j'ai bien aimé le nez fruité de la cuvée Tradition de Lacapelle Cabanac, et le fruit, l'équilibre, le soyeux et les tanins maîtrisés des Perdrix et Fourmi du Clos Trotteligotte. Malheureusement je n'avais plus les papilles bien en place pour le CQfd...
Conclusion: encore une excellente soirée en compagnie des lecteurs de VinsurVin, même si je n'ai pas été complètement séduite par ces Cahors. En même temps je ne m'y connais pas en Cahors, ceci explique peut-être cela...
Par contre je suis ouverte à de nouvelles découvertes et je ne veux pas rester sur ces premières impressions. J'espère donc que j'aurai l'occasion de revoir ces deux domaines, en particulier Lacapelle Cabanac qui en tant que vigneron indépendant sera peut-être présent Porte de Versailles fin 2008

















