dindonswine

Le blog qui fait glou glou et qui parle du vin sous toutes ses formes!

06 septembre 2009

C'est la rentrée! Dur, dur...

Photo0936Dur dur pour le moral (la reprise du taf, les jours qui raccourcissent), dur dur pour le porte-monnaie (le cahier de textes, le nouveau survêtement...enfin, surtout les impôts en fait) et les foires aux vins...Vous ne pourrez pas y échapper elles sont partout, en particulier dans vos magazines (Le point, Marianne, la RVF etc...) et dans vos supermarchés avant d'atterir dans vos caddies. L'inconvénient c'est que dans la plupart des cas on ne sait pas ce qu'on achète; on ne voit pas bien d'où ça vient, comment c'est fait, par qui, et surtout on ne peut pas goûter...Pour ceux qui veulent goûter avant d'acheter, une seule solution pour ce week-end, Festi Bacchus! Un salon en plein air organisé depuis huit ans maintenant près du Cour Saint-Emilion à Paris. Si les premières éditions étaient dédiées aux vins du Sud-Ouest, ce sont maintenant les appellations bordelaises qui sont le plus (sur)représentées (à mon goût). Armés de notre verre à 5€ (vous pouvez amener le vôtre et déguster gratuitement, ou également "acheter" un gobelet en plastique à 3€...) nous nous attaquons aux 36 stands présents ce week-end. Dans l'esprit "en Bordeaux je ne sais pas ce qui est bon" j'influence mes co-dégustateurs d'un jour et nous évitons donc les stands de Bordeaux. Notons que ceci est une démarche purement personnelle et subjective et que je ne me permettrai pas de recommander.

Eh oui, je disais que la rentrée c'était dur dur, c'est aussi parce que la dégustation est un véritable sport, qui demande de l'entraînement, et on perd clairement en endurance pendant l'été...Les domaines rencontrés ce jour sont donc assez limités, limités à...3...eh oui ce n'est pas brillant je sais...Le pire c'est que malgré ma nouvelle trousse j'y suis allée sans stylo, donc je vous raconte pas la qualité des commentaires...M'enfin, quand c'est bon, pas la peine d'en mettre des tonnes.

Nous commençons par un domaine dont je parle régulièrement, le Château d'Aydie, en Madiran. Petite dégust' sympa en guise d'entrée en matière. Un Aramis (vin de pays des côtes de Gascogne) sec 2007, marqué par son acidité il est parfait servi frais en apéro, sur "des notes de pamplemousse et d'ananas" (7€). On enchaîne avec le même dans sa version moelleux (9€); bien mais sans plus, un moelleux qui garde de la fraîcheur et de l'acidité, qui n'est certainement pas alourdi par le sucre; pour ceux qui aiment le moelleux "léger". On goûte ensuite les Pacherenc, d'abord le sec 2007, auquel on reconnaît tout de suite un nez de pacherenc, un peu coing, pomme verte. Des quatre cépages qui le composent (gros et petit manseng, petit courbu et arrufiac (pas très sexy les noms) je ne sais pas lequel domine dans le nez mais en tous cas j'adore. Et encore, le sec (11€), a moins de personnalité que le doux (13€ les 50 cl pour le coup), dans lequel on retrouve les arômes ci-dessus mais avec de la force, représentée par le sucre, et de la complexité (l'acidité); là je m'emballe un peu mais depuis que je l'ai dégusté en cours aux Oenologues de France j'adore le Pacherenc. Je suis également repartie avec quelques bouteilles de Maydie (tannat muté), vin qui a fait fureur à chaque fois que je l'ai partagé, et qui accompagne particulièrement bien les desserts chocolatés (14€ les 50 cl).

Notre second stand nous amène dans la vallée de la vallée de la Loire, du côté de Savennières et des Côteaux du Layon (on est à l'ouest et au sud d'Angers). Le domaine de Château Soucherie de 30 ha a été repris récemment par des jeunes apparemment, qui ont donc réalisé leur premier millésime en 2008. Ils ne présentaient donc qu'un vin entièrement réalisé par leurs soins, un rouge que je n'ai pas goûté. Par contre j'ai goûté leurs Savennières "Clos des Perrières" en 2006 et 2007. Le 2006 très expressif, fin et élégant au nez, mais un peu décevant en bouche. Le 2007 élevé en fûts de chêne français (si je me souviens bien le 2006 c'était fûts de chêne américain) avait les mêmes qualités olfactives que le premier mais était plus rond en bouche. Du plaisir à 8,5€ et 12€,mais rien d'exceptionnel non plus.

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Par contre les Côteaux du Layon présentent selon moi un bon rapport qualité prix. Un soin particulier est apporté au raisin pendant les vendanges (manuelles par tries successives), ce qui donne un très joli résultat pour le 2007. Une couleur dorée encore assez claire mais déjà des arômes de fruits confits, d'abricots secs, de coing, le tout soutenu par une belle acidité qui fait que le vin n'est pas lourd du tout (7,5€ la bouteille de 75 cl). La version Vieilles Vignes n'est pas mal non plus, plus concentrée, plus de force, et tout aussi plaisante (11€)!

Photo0933Dernier arrêt avant pause déjeuner (il était déjà 16h quand même...) sur un stand de Faugères tenu par un gentil jeune meusieur. Autre tendance subjective de la journée, se diriger vers les stands tenus par des jeunes, que de discriminations aujourd'hui dis donc! Le gentil jeune meusieur, de 29 ans, que nous appellerons X1 (on voit tout de suite l'esprit mathématique) pour l'occasion puisque je ne connais ni son nom ni son prénom, nous présente donc sa gamme complète, du Château Haut Lignières, qu'il a repris en 2006. Eh oui, oenologue de formation, il en a eu marre de travailler pour les autres et il s'est donc endetté pour acquérir des vignes et faire ses vins. Comme pour le domaine précédent il présente donc également des cuvées qu'il n'a pas fait de bout en bout, notamment les cuvées les plus élaborées. Forkément, sans stylo et sans mémoire, je ne me rappelle plus bien de ce qu'on a dégusté, mais bon je vais me lancer quand même. Le Premier (non je ne suis pas soûle c'est bien son nom) 2006 est il me semble le premier vin réalisé par X1: Photo0934composé de cinq cépages (syrah, grenache, carignan, mourvèdre, cinsault) c'est selon X1 l'expression la plus simple de Faugères. Eh ben j'ai super bien aimé parce qu'on retrouve beaucoup de choses dans ce vin: du fruit, du corps, des tanins, des épices, un peu de longueur, beaucoup de plaisir, c'est très bien. Je pense qu'ensuite on a goûté Romy (fan de Schneider?) 2006, on a toujours les 5 cépages mais avec un peu de plus de syrah, et 50% du vin a été élevé en fûts. Alors c'est plus rond, plus ample, les tanins sont plus dilués, j'ai pas trop accroché, j'ai trouvé qu'au final ça avait moins de caractère que le premier (Premier). Les suivants que j'ai goûtés plus par curiosité qu'autre chose (je crois que c'était les Carmina Butis 2003 et 2004, je suis sûre des années mais pas du nom...) puisqu'ils n'ont pas été faits par X1, je n'ai pas trop accroché non plus. Plus complexes (3 cépages, plus d'élevage), après des Layons et des Pacherenc moelleux je ne les ai peut être pas appréciés à leur juste valeur.

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Regoûté avec la tartiflette (ou une crêpe, ou un sandwich à la raclette), le Premier 2006 du château Haut-Lignières est toujours aussi plaisant et excellent. Quant à l'ambiance musicale, elle est assurée par une pena du Sud-Ouest de Paris, qui revisite les grands classiques en version fanfare! 

Enfin, une nouvelle expérience sur dindonswine: Charles, que nous nommerons X2 (car on ne connaît ni son nom ni son nom), a testé pour nous, enfin pour moi, le stand le plus clinquant de Festi Bacchus, j'ai nommé So Chic Wines. Voilà sa prose:

"Vins uniquement rouges ciblant tout public mais quand même un public plutôt jeune assez aisé. Ce vin se différencie par un marketing et une com' originaux alliant le vin à la haute couture et à la mode en général. Boite créée par 2 frères provenant du domaine de la com'. Les bouteilles de vin se différencient par leur opacité (noir de couleur) et un design artistique. Ce vin peut faire l'objet de coffret cadeau et se vend notamment sous forme de fioles faisant penser à du parfum. Univers assez chic, comme la marque le dit. Alliance art, mode, et boisson.

C'est un concept sympa, un côté Marketing à exploiter... mais le fait que la bouteille soit opaque et donc que le vin ne soit pas visible m'a pas donné l'envie d'en acheter. Ca semble dur de changer l'image traditionnelle que les gens ont d'une bouteille de vin ! De plus ils font que du rouge et moi j'aime pas le rouge ;)) VIVE LE BLANC.. ça fait mal niveau part de marché.. c'est le genre de bouteille qui se vendra peut-être en boite de nuit des jeunes fils à papa.. mais pas convaincu !"

A noter que X2 ne nous dit même pas ce qu'il a bu (un Chateauneuf et un Gigondas je crois). On aurait presque l'impression qu'on pourrait mettre n'importe quoi la bouteille X2 nous aurait raconté exactement la même chose! Trop fort So Chic Wines! Et merci à X2 pour ta contribution!

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02 août 2009

La saison est repartie!

Photo0889Eh oui c'est maintenant une tradition sur dindonswine, dès que les beaux jours Photo0885arrivent on se met à la pétanque. Après plusieurs parties acharnées l'été (ici ou ) dernier, on a remis ça la semaine dernière. L'occasion de montrer l'étendue de son talent (pour ceux qui en ont:-) et de goûter différents vins avec les mets traditionels du pique-nique: jambon, fromage, chips, tomates cerises.
Après un peu de cidre pour une réhydratation fruitée on passe aux choses sérieuses, avec ce qui est en train de devenir un grand classique sur ce blog, le Domaine Cazal Viel. Ce soir là c'était au tour du Syrah Nord Sud de passer dans nos gosiers. Ceux qui suivent auront reconnu le pendant rouge du Viognier Nord Sud, dont on a déjà parlé il y a peu. Pour être honnête le boulet que je suis n'a pas pris de notes. Tout ce que je me rappelle c'est que même dans un verre en plastique c'était remarquablement expressif, et que ça allait divinement bien avec le jambon cru!
Photo0891L'autre vin à l'honneur avec notre pétanque était le Sang de Taureau, Sangre Toro en version originale, un vin bu dans un restaurant espagnol et qui avait séduit deviner pourquoi? Pour le petit taureau en plastique accroché au goulot...comme quoi le succès d'une bouteille, disponible à Monop' apparemment, ne tient pas à grand-chose. C'est différent du Miquel, c'est plus plat, moins punchy, moins de caractère, mais ça se boit quand même. Et puis après tout ça a très bien fait l'affaire pour fêter la victoire!


Juste une photo de la place des hostilités, le rendez-vous incontournable des champions de la pétanque et de la dégustation (eh oui nous étions nombreux ce soir-là place Dauphien, et il fallait batailler sévère pour garder son bout de terrain :-):

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La photo est moche et petite, mais l'endroit est magnifique, au bout de l'ile de la Cité, une rue qui part du Pont Neuf

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03 juin 2009

Tupperwine 18: Rhône en Seine

Photo0773Eh oui quel succès pour les Tupperwine de Fabrice, nous en sommes déjà à l'épisode 18. Les participants sont de plus en plus nombreux, les endroits de plus en plus fous, et les vignerons toujours d'aussi grande qualité. C'est sur l'eau que nous étions mardi soir, auPhoto0774 niveau du bras de la monnaie, un passage étroit juste en face de Notre-Dame; c'est là qu'est amarée le Six-Huit, la péniche avec de la musique, du vin, et de la bonne ambiance dedans. L'endroit est tout simplement magique. Michel Arnaud, du Domaine de la Millière dans la vallée du Rhône, nous a honoré de sa présence hier soir. Au programme la dégustation de son Chateauneuf blanc, du Côte du Rhône, du Côte du Rhône Villages, et une verticale de Chateauneuf du Pape. Alléchant, non?

Le pont est noir de monde; les passants se demandent ce qu'il se passe, les japonais nous prennent en photo, distribution des verres, feuille de dégustation et stylo en main, nous sommes prêts à attaquer. On commence donc par le Chateauneuf blanc 2008 (j'avais adoré leur 2007 gouté au salon des vignerons indépendants, dont les arômes de citron m'avaient marquée). Nous avons ici une robe très claire, presque transparente, et un nez plutôt discret bien que laissant deviner des arômes de citron et de miel. La bouche n'est pas encore super expressive, amer, une belle acidité, une finale assez courte. Peut-être encore un peu jeune pour qu'on puisse apprécier cet assemblage de grenache, clairette et bourboulenc à sa juste valeur.

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Chateauneuf du Pape blanc 2008, Domaine de la Millière

On enchaîne avec les rouges et on commence avec un Côtes du Rhône 2006. Une belle robe pourpre, limpide, au nez des petites notes de crêpe caramel. Ah non, ça c'est le gars derrière nous qui depuis qu'on est arrivés nous nargue avec ses crêpes salées et sucrées...Plus sérieusement, après aération, je lui ai trouvé des notes de poivre à ce vin. En bouche il y a de la matière, c'est tannique sans assécher la bouche, ce qui est du au cépage grenache (assemblé à de la syrah et du mourvèdre) d'après Michel. Une excellente entrée en matière.

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Côtes du Rhône rouge 2006, Domaine de la Millière

Le Côtes du Rhône Villages 2006 nous emmène vers des notes plus fruitées. La robe est similaire au précédent ("typique", "couleur villageoise", dixit XXXX), le nez est sur le fruit noir, je dirais les mûres et les ronces qui vont avec, en septembre, quand les fruits sont mûrs et les ronces presque sèches. Nous sommes ici sur un assemblage de grenache, cinsault et mourvèdre. C'est sympa mais je crois que j'ai préféré le précédent. Et puis on commence un peu à se disperser, c'est l'heure de la pause...

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Côtes du Rhône Villages rouge 2006, Domaine de la Millière

La pause, la pause, on fait des pauses maintenant dans les Tupperwine?? Eh oui, c'est pause ravito, on craque pour des assiettes de fromages et de charcuteries, certains estomacs sur pattes ne pouvaient plus résister. Et qu'est que ça fait du bien de grignoter un morceau, accompagné des vins de Michel Arnaud. Eh oui le coin Tupperwine on ne le reverra, car la dégustation se poursuit à table. Le Chateauneuf rouge du domaine, en version 2007 puis 2006. Le 2007 ne s'exprime pas encore totalement mais le 2006 a déjà beaucoup de choses à raconter; il marche sur les traces du 2005, découvert lors d'un Tupperwine, déjà!

Encore une très très belle soirée, presque un Tupperwine d'un nouveau genre, merci et bravo à tous, et vivement la prochaine "réunion"!

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26 avril 2009

Welcome to Bordeaux

Mardi dernier nous avons dégusté du Bordeaux chez Mets&Vins, rue Saussier Leroy dans le 17ème. Mets&Vins, ces cavistes chez qui les vins sont classés en fonction des mets qu'ils accompagnent le mieux: fromage, apériif, viande rouge, poisson etc...Pratique si vous ne savez pas quoi servir dimanche avec le carré d'agneau que vous allez cuisiner pour vos amis.

Ces cavistes qui aiment aussi bien manger nous recevaient donc dans leur boutique pour une formation théorique et pratique sur le bordelais. Après un petit verre de rosé de merlot bordelais en apéro Jérémy commence la présentation du vignoble bordelais: quelques chiffres d'abords, Bordeaux étant la région de tous les records en terme de production et de commercialisation (j'aime particulièrement celui-ci: dix bouteilles de Bordeaux débouchées toutes les secondes dans le monde!), puis quelques repères historiques. Mais attention, pas une énumération de dates, Jérémy ne parle pas d'histoire il nous raconte l'histoire: les romains, les anglais, Aliénor d'Aquitaine, la famille de Pontac, le Ho-Bryan, Montesquieu, le docteur Guyot, le baron de Rothschild, Jacques Chirac, tout ceux qui ont contribué à l'histoire du vin de Bordeaux étaient là mardi soir. Sans oublier la mention des premiers crus, grand crus et autres crus bourgeois, ça fait toujours bien de connaître les noms même si on en boit jamais.

Jérémy passe ensuite le relais à Pierre-Benoît (PB), l'homme qui avait comparé la syrah et le grenache à Ringo Starr et Paul Mc Cartney en mai dernier (waouh ça fait déjà presque un an!), une comparaison ludique et efficace puisque je m'en souviens encore! Ce soir nous avons trois cépages rouges, à qui va t-il les comparer: the Police? Destiny's Child? Riri, Fifi, Loulou? Bill, Hillary et Monica? Eh bien non, rien de tout ça, PB utilisera simplement son entrain et sa passion pour nous décrire les principaux cépages rouges (cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot) et blancs du bordelais (sauvignon et sémillon): leurs caractéristiques, les vins qu'ils donnent, les arômes, les textures, les accords avec les mets. En parlant d'arômes et de mets, il est temps de passer à la pratique!

Autour d'un joli plateau de charcuteries la dégustation à l'aveugle commence par un rouge soyeux, souple, et marqué par des notes boisées. Les plus avertis (oui on est un groupe de dégustateurs avertis...:-) reconnaissent le merlot, il y a donc de fortes chances que nous soyons sur la rive droite; gagné il s'agit d'un Pomerol, Les Colombiers de Feytit 2006. La robe du second vin est plus concentrée, ça sent le poivron, c'est plus tannique. Inévitable dans une soirée bordelaise qu'un vin à dominante de Cabernet-Sauvignon dégageant cet arôme si typique de poivron! Nous sommes dans le Haut-Médoc, pour un Clos du Jaugueyron 2002. Le dernier rouge m'a beaucoup plu: déjà à l'oeil on voit les notes d'évolution, le vin part sur des touches tuilées sur le disque au bord du verre. Au nez c'est complexe, difficilement définissable (= je me rappelle plus). En bouche c'est tout doux, les tanins sont bien fondus, c'est une caresse pour le palais. Au niveau des arômes ça champignonne un peu, on a des notes de sous-bois, et la finale est sur des notes plus tertiaires (épices, tabac comme le dit Thierry, le troisième larron de WCPM). C'est bon, ça tient, ça dure, c'est vraiment un vin de grand plaisir. Un Saint-Estèphe, Cos d'Estournel 1994.

Ranger vos idées reçues, on amène le plateau de fromages avant de passer à la dégustation des blancs. On commence par un vin que j'ai bien aimé, dégageant des arômes d'ananas à plein nez (trop fastoche, c'est du sauvignon); c'est sec, vif, facile, rafraîchissant, testé avec du chèvre et du chèvre avec des herbes, moi j'ai bien aimé. Quand certains ont dit que ça sentait un peu le pipi de chat (j'ai ps trouvé, mais en même temps j'ai pas de chat) ça m'a fait un peu bizarre mais ça n'empêche que j'ai accroché sur ce sauvignon vieilles vignes 2006 du Château la Bertrande. Le second j'ai moins apprécié, c'était un peu rond et gras (plus que le premier en tous cas), moins arômatique (oui je préfère les vins faciles, c'est bon tout le monde le sait), c'était un Pessac-Léognan, Château Pontac (les revoilà ceux-là?)-Montplaisir 2006. A nouveau un grand vin pour clore la dégustation des blancs. Bon avant même d'ouvrir la bouteille on se doutait un peu qu'on aurait un sauternes...Une robe dorée, brillante, concentrée, au nez des arômes de cire, de miel, de coing, de fleur d'oranger, une bouche riche, explosive, dans laquelle les arômes et le sucre sont soutenus par une acidité discrète mais efficace. Un pur bonheur, un pur plaisir, et un accord plus qu'approprié avec la fourme d'Ambert...hummmm...j'en ai repris deux fois du Château Myrat 2001!

Une nouvelle soirée sympa et ludique avec WCPM!

Mets & Vins, 14 rue Saussier Leroy, Paris 17, M° CDG Etoile (1) ou Ternes (2)

Mes Accords Mets Vins, 10 rue Bridaine, Paris 17, M° Rome (2) 

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23 mars 2009

Déguster dans les beaux quartiers

Photo0644Un bon plan de monsieur C-drick pour ce premier week-end de printemps: le restaurant Le Basilic dans le 7ème avait invité 8 vignerons bios à venir faire déguster leurs produits. Le quartier est plutôt chic, ministères, ambassades, le resto est agréable bien que pas très adapté à l'affluence des dégustations. Car on peut parler d'affluence pour ce dimanche après-midi! De la famille et des amis des vignerons, des amateurs, des professionnels, des jeunes, des moins jeunes, les participants étaient nombreux pour découvrir les vins de huit domaines représentatifs de huit régions bien différentes comme l'atteste cette carte. Eh oui, les dégustations de vins c'est aussi une excellente occasion de réviser sa géographie:


(J'ai encore un peu de mal avec la carte donc merci de dézoomer pour la voir dans son intégralité...)

Photo0632On commence par un énergumène nommé Jérémie Illouz, un oenologue de formation qui avec son associé Mr Parlange vinifie et élève du vin à Cahors et à Montlouis. Un invité de dernière minute qui n'est ni sur ma carte ni sur la feuille dégustation! Il n'est pas propriétaire mais achète du raisin à des vignerons, décide de la date des vendanges et produit ensuite ses vins. Ca donne le domaine Parlange & Illouz qui nous offre son premier millésime dans les deux appellations. On commence par le Clos Michet 2008, son Montlouis, des raisins issus d'une parcelle de 2 ha avec des vignes de 95 ans me semble t-il. Le vin est encore en élevage dans des barriques neuves, mais il est déjà agréable à boire: c'est sec et acide, avec une finale citronnée. Espérons que le bois l'arrondisse un peu et ça sera parfait. Son vin rouge, La Pièce 2008, un cahors, est encore en élevage lui aussi (20 mois en cuve). C'est un 100% malbec, une parcelle de 2 ha également. Au nez on a de fines notes de torréfaction, en bouche ce n'est pas trop tannique pour un cahors, j'ai trouvé la finale fruitée (cassis), et sur les épices (poivrée, ben oui ça attaque un peu le cahors quand même). Tout comme le premier c'est un vin qui se goûte déjà bien.

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La dégustation fut plus rapide avec Jean-Pierre Comor du Domaine les Terres Promises dans les "Côteaux Varois en Provence". On commence par son rosé, l'Apostrophe 2008 (grenache 25%, cinsault 45%, carignan 30%), un vin qui sent bon les vacances, gourmand au nez, mais qui m'a déçu en bouche. Les arômes étaient très discrets, mais le vin faisait quand même preuve d'une belle subtilité (=trop discret pour moi...) parce qu'il y avait du fruit et du poivre. On enchaîne avec l'Antidote 2008, un 100% carignan 100% nature, un vin dans lequel le vigneron a laissé le cépage et le terroir s'exprimer. L'Abracadabrantesque 2008 (cinsault, mourvèdre, carignan) m'a plus plu, mais je n'ai pas pris de notes, quel boulet. Mais j'en ai quand même acheté une bouteille! A noter quand même le nom de la cuvée, qui n'est pas une référence au président Chirac, mais à un vers de Rimbaud (pour les curieux voir l'article de Wikipédia). Les prénoms de toutes les vendangeuses du domaine sont inscrites sur la bouteille: aux Terres Promises les filles ramassent et les garçons portent les caisses!

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On termine par l'Alibi 2008, un syrah grenache élevé en cuves et en barrique. C'est chaud et tannique, je n'accroche pas trop...

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L'intérieur du Basilic, rue Casimir Périer, qui nous accueillait le 22 mars 2009

On va ensuite dans le Minervois, du côté du Domaine Sénat (à deux pas de l'Assemblée Nationale c'est un comble...), un domaine que vous pouvez retrouver sur le blog Le Vin de mes Amis. Dix-huit hectares, toujours en bio, un domaine que JB Sennat a repris en 1995. On commence par la Nine 2007 (grenache, carignan, syrah, mourvèdre), le nez est sur le fruit, la finale sur le café, j'aime bien. On enchaîne avec Arpettes 2006 (merlot, carignan), on a toujours du fruit mais c'est plus rond, plus fluide, plus creux aussi, moi j'ai un peu de mal avec le merlot dans le Languedoc...On finit par un vin que j'ai trouvé excellent: Bois des Merveilles 2007 (grenache, mourvèdre, carignan, 1/3, 1/3, 1/3, passé seize mois en barriques), un vin qui m'a impressionné par son virage fruité en milieu de bouche, d'un coup on se prend un coulis de fruits rouge, c'est maîtrisé comme un virage de S.Loeb, et la finale est elle épicée, sur la guarrigue et le poivre. Une belle longueur vient prolonger le plaisir. C'est pas donné (18€) mais j'ai trouvé ça très très bon.

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Deux bouteilles des vins du domaine Sennat, des vins du Minervois que j'ai beaucoup aimés!   

Photo0640On reste dans le Languedoc, du côté du Mas Foulaquier, en Pic Saint-Loup. On commence par Orphée 2007, un syrah grenache sur lequel je n'ai pas pris de notes. Grant 2006 (grenache carignan 50/50), un nez sur le fruit, sucré, très jus de raisin bien concentré quoi. Il y a 20 mois d'élevage en foudres de bois, la finale est grillée, épicée. Calades 2005, pas beaucoup de notes si ce n'est que le nez était boisé et que la finale asséchait méchamment la bouche...A noter leur huile d'olive, qui est excellente sur un petit morceau de pain!

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Ce coq qui trônait à l'entrée du restaurant m'a beaucoup intriguée...

Un dernier domaine avant la pause café, direction Fronsac dans le bordelais, pour le Domaine Château Moulin Pey Labrie (Michel Rolland les a aidés à leurs débuts, c'est incroyable le nombre de domaines dans lesquels on retrouve la patte de cet homme). Château Moulin 2005, un 100% merlot sur le fruit, facile et agréable à boire. Château Haut Lariveau 2005, même cépage et même élevage (2 ans) , seul le terroir diffère. Ouais. Argh je me demande s'il y avait pas 5% de malbec dans celui-ci. Bref c'est pas déterminant mais sachez que dans ce vin là ou dans le suivant il y a du malbec! Le suivant c'est du Moulin Pey Labrie 2004, sur lequel j'ai pas trop accroché. Le 2008 que nous avons également dégusté est encore en élevage (la fermentation malo lactique (deuxième fermentation, celle de l'acide malique en acide lactique) n'a pas encore eu lieu) mais il se goûte déjà bien je trouve.

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On va ensuite à quelques kilomètres de Nantes du côté de la Haye Fouassière, pour le Domaine de la Louvetrie qui nous faisait discuter son muscadet, ou plutôt ses muscadets, tous faits à partir du cépage Melon de Bourgogne. Le premier, Amphibolite 2008 sent incroyablement la mer, c'est très salin. En bouche c'est tendu, acide, minéral, super sec. Ca ne peut aller que sur des huîtres, mais ça doit bien aller avec. Le second, l'Hermine d'Or 2007 (2 ans d'élevage sur lies), propose un bel équilibre entre l'acidité et la rondeur. J'ai bien accroché sur le dernier, Fief du Breil 2007, qui est acide et droit en bouche, mais qui présente une finale légèrement beurré, un retour sucré, voir miellé. Un final très très agréable et une belle longueur pour bien en profiter!

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Grande affluence au Basilic, pour la présentation de huit vignerons bios

Photo0646Ensuite direction la Bourgogne, avec le Domaine Goisot, dont ni les rouges ni les blancs m'ont séduite. On a commencé par un Côtes d'Auxerre 2007 (photo de droite), Photo0645un chardonnay qui comme l'a dit C-Drick ressemblait quelque peu à un Chablis. On a enchaîné avec un Sauvignon 2007, et comme je préfère ceux que l'on fait du côté de Sancerre j'ai été un peu déçue, c'était trop marqué par l'acidité pour moi. En rouge le Côtes d'Auxerre 2007 était assez sympa, avec un nez de fraise et de violette, et une belle trame acide, plus marquée en finale. Le Corps de Garde 2006, un vin fait avec des raisins sélectionnés, et passé en barriques je pense. On sent que c'est plus complexe, plus tannique, mais en même temps le vin s'arrête net en finale, dommage, on reste un peu sur sa faim...

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Photo0647On finit par un grand classique des vignerons bios, et un habitué des salons et dégustations parisiennes, le Domaine Catherine et Pierre Breton, dans la Loire, en Bourgueil, Chinon et Vouvray. Madame a l'air fatiguée, préoccupée, un peu speed, ça tombe bien moi aussi je commence à caler. Du coup on ne va pas tous les goûter. On comence par le Vouvray pétillant la Dilettante, l'attaque et la bouche sont uniquement marquées par les bulles, super intensives, qui cachent le mpindre arôme qui tenterait de se montrer. Ensuite une fois qu'on a bu on a des notes herbacées puis des notes presque de miel en finale. Du coup passé les bulles c'est assez sympa. On goûte ensuite le Vouvray sec, sur lequel j'ai écrit "bof". La Dilettante rouge est un vin fait avec du cabernet franc et qui est vinifié en macération carbonique (prochainement sur dindonswine: les macérations!): au nez on a du fruit, du fruit, et encore du fruit, c'est agréable. En bouche pas de tanins, ça coule tout seul, mais l'acidité ne me plaît guère, et le côté terreux encore moins... Une dernière chance avec les Perrières 2006, j'en retiens surtout le côté minéral et terreux, qui ne me plaît décidément pas...(cf dégustations aus Caves Augé au printemps dernier)

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A noter la bonne organisation du restaurant le Basilic, qui malgré un endroit pas adapté aux dégustations a su rendre l'événement convivial et intéressant; les verres et la feuille présentant les vins en libre service à l'entrée, le passage des commandes sur la terrasse, un format intéressant qui permet aux vignerons de faire déguster et non de faire les comptes. Pour les clients on ne sent pas obligés d'acheter, on achète ce qu'on veut à la fin et hop.  Le format est bien également, huit vignerons, c'est bien et il n'aurait pas fallu qu'il en y ait plus! Merci et bravo à tous.

Le Basilic, 2 rue Casimir Périer, 75007 Paris, M° Solférino ou Invalides

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22 février 2009

Légumes & Vins

potager_du_marais_21022009__1_C'est en allant dîner au Potager du Marais, un restaurant bio et végétarien des Halles que je me suis rendue compte de la difficulté d'accorder du vin et des légumes. Ben oui d'habitude on a toujours de la viande, un poisson, qui permet d'avoir une petite réflexion sur la meilleure façon de mettre en valeur un plat avec un vin. Associer un vin à des légumes seuls, c'est tout de suite beaucoup moins courant, et assez difficile. Et ça dépend d'énormément de choses: le type de légumes, leur cuisson (cru, vapeur, grillé), leur assaisonnement (sauce, épices). Et après tout une solution facile et logique peut être de boire un jus de fruits et/ou légumes, qui étaient largement proposés dans ce resto, et que vous pouvez également faire maison dans votre blender.

La tartiflette de légumes et le croustillant de quinoa (accompagné de crudités et d'une purée de brocolis) étaient au menu pour nous l'autre soir. Déjà avec une tartiflette je ne saurais limite pas quoi servir (si ce n'est un vin de classique de la montagne, un vin de Savoie par exemple), alors une tartiflette de légumes n'en parlons pas. La carte des du Potager du Marais est plutôt courte, bio, et tous les vins sont proposés au verre ou en bouteille. Avec la tartif j'ai opté pour un Sauvignon de Touraine (dont je n'ai pas le nom du domaine car je n'ai pas regardé la bonne ligne visiblement...sur internet je tombe sur un vin d'Ardèche), et le croustillant fut accompagné d'un Sancerre (idem, pas bien noté, je tombe sur les Côteaux d'Aix...). Franchement ces vins, servis dans un verre moche et pas agréable, n'avaient pas beaucoup d'intérêt. Mon Touraine blanc était ultra discret au nez, un peu plus expressif en bouche mais pas transcendant non plus. Il était inexistant à côté des haricots, petits pois, navets, brocolis et le reblochon de mon plat. Un bel exemple d'accord mets & vins ratés. La prochaine fois je prendrai un cocktail dynamisant de légumes, boisson qui avait apparemment la préférence de nos voisins!

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Et on pourrait en parler des voisins, car au Potager, on est un peu serrés: le resto est tout en profondeur, tout en longueur; il doit y avoir en tout environ 15*2 places avant d'arriver au comptoir qui donne accès à la cuisine. Les tables sont regroupées en fonction des arrivées, pour 2/4/6 personnes. Ca peut en déranger certains; sur le principe ce n'est pas agréable mais là ça ne m'a pas choqué outre mesure. Peut-être parce qu'un certain nombre de clients sont étrangers, donc on ne risque pas d'être dérangés par leur conversation, et certainement parce que les gens parlent tout bas dans ce resto, y compris les serveurs. Et ça contribue à l'ambiance zen.

Conclusion: un resto mini, dont j'ai trouvé la cuisine originale (je ne suis pas une habitués des restos bio donc ce qui me paraît original ne l'est pas forcément pour tout le monde), équilibrée et goûtue. J'ai d'ailleurs repéré sur la carte quelques mets pour une prochaine visite (tartare d'algues, pâté de champignons, surprise d'aubergines etc...)...Par contre je ne pense pas que je prendrai de vins! Mais si vous êtes végétariens et que vous buvez du vin, faites-moi signe ça m'intéresse!

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Le Potager du Marais, 22 rue Rambuteau, Paris 3ème - M° Rambuteau, Châtelet-Les Halles

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28 janvier 2009

Oh bigre!

n32905972214_1031279_720Oh Bigre c'est un bar à vins, dans le quartier bobo du 17ème. Un peu caché, on aperçoit son enseigne et ses boiseries rouges depuis la rue des Batignolles. Le lieu n'est pas bien grand, mais très convivial, c'est pas compliqué on s'y sent à la maison. Une sorte de maison de campagne, chaleureuse, avec des murs peints en rouge, une lumière tamisée, et la porte d'entrée qui coince. L'accueil est friendly et cordial, on ne pousse pas à la consommation, et on cherche à connaître vos goûts et vos attentes afin de vous conseiller une boisson susceptible de satisfaire votre palais et votre plaisir. Une fois la quille idéale dénichée on s'installe dans un petit coin libre, entourés par des toiles et des photos en noir et blanc. Pour vous en rendre compte vous pouvez aller voir leur album photo sur Facebook. Vous pourrez également y admirer de magnifiques et appétissantes assiettes, de fromages, charcuteries, légumes!

Côté vin je n'ai même pas vu la carte, je ne sais même pas s'il y en a une d'ailleurs, la serveuse nous a dit "la carte, c'est moi". OK on ne discute pas, et on opte finalement pour une bouteille de champagne, un champagne brut fait par Michel brocard. C'est vif, frais, vineux, avec une finale acide d'agrumes et de pommes vertes. Très agréable.

Bigre, c'est un endroit où je retournerai. Apparemment il y a régulièrement des soirées, dégustations, concerts, vernissages...c'est le petit bar à vins qui bouge dans le 17ème, si j'habitais à côté je considérerai cet endroit comme une extension de mon salon!

Oh Bigre, 4 rue Bridaine, 75 017 Paris, M° Rome

Source photo: profil Facebook Oh Bigre

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25 janvier 2009

Un bon Endroit

L'Endroit c'est un resto de Paris, dans le dix-septième, l'arrondissement un peu bobo par endroit mais qui bouge beaucoup, dans lequel il y a beaucoup à découvrir, et qui regorge de restos sympas et de bars à vins. Celui-ci ne paye franchement pas de mine, de l'extérieur il fait un peu bistrot de quartier moderne, le genre d'endroit (c'est le cas de le dire) qui me paraît un peu froid et sans identité. Eh bien à l'intérieur excellente surprise: l'accueil est très bon enfant, amical, on se sent tout de suite à l'aise. Le tutoiement paraît de rigueur, et les tapes sur l'épaule (pas à moi je vous rassure) peuvent ne pas plaire à tout le monde. La carte des plats n'est pas bien longue, mais elle est variée et de qualité; la carte des vins est elle plutôt bien fournie, et notamment en vins naturels (bios en fait je pense pour la plupart, mais certains sont naturels et non filtrés), la plupart de nos régions françaises étant représentées. L'entrée du jour, une poêlée d'asperges vertes accompagnées de pleurottes nous a comblés dès le début. C'est fin, c'est goûtu, et ça contribue à nos 5 fruits et légumes par jour (yes!). Le tout accompagné d'un Chinon blanc du Domaine Les Chesnaies 2007, fait par Pascal Lambert. Le domaine est en conversion biodynamie depuis 2004. La robe était brillante et dorée (foncée), un nez expressif d'arômes indescriptibles de vins naturels, et pareil pour la bouche en fait. Et puis je n'y ai pas spécialement fait attention en fait. Tout ce que je sais c'est que c'était original et que ça m'a plu, et ça a ensuite assez bien accompagné ma petite salade de chèvre chaud!

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Certains ayant opté pour l'entrecôte XXL accompagnée de son os à moelle nous avons poursuivi avec un Saint-Joseph 2002 de la Ferme des sept lunes fait par Jean Delobre. La robe est pourpre, le nez est discret sur des arômes un peu terreux de cerise. On retrouve ces notes en bouche, avec de la douceur, des tanins fondus, une belle minéralité. Un vin bien fait mais dont je ne suis pas forcément fan (ou peut-être que c'était dû au lieu ou au moment...lol).

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L'Endroit, un bar/resto sympa convivial et bon esprit, à l'image du quartier. Vous y mangerez bien, y boirez bien, et y passerez un excellent moment. Une valeur sûre, n'hésitez pas à me dire si vous connaissez!

L'Endroit, 67 place docteur Félix Lobligeois, Paris 17, M° Rome ou La Fourche.

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23 janvier 2009

Various tasting

Photo0518Un Pauillac Grand Puy Lacoste 2002, au bar à vin l'Ecluse, quai des Grands Augustins dans le 6ème à Paris. C'est une chaîne mais le cadre est très sympa, sur les bords de Seine, à deux pas de la Place Saint-Michel, un peu franchouillard mais agréable. La carte est majoritairement composée de Bordeaux, et il est possible de boire quelques vins sympas au verre.   

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Un Côtes du Ventoux du domaine de Fondrèche, l'Eclat blanc 2007. Très expressif au nez, sur les fleurs blanches et les fruits à chair blanche, pêche blanche par exemple, des arômes que l'on retrouve nettement en bouche. Nous sommes sur les cépages grenache blanc, roussane et clairette; le vieillissement en barrique lui donne de la rondeur (je pense qu'elle vient de là?), un peu de gras; tout ça fait que ça peut paraître capiteux et un peu lours mais j'ai apprécié quand même. Pas forcément facile à accorder à des mets mais très agréable servi frais en apéro.

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Photo0526Un Chateauneuf du Pape blanc du Clos du Mont Olivet 2007. Un peu discret au nez, marqué en bouche par sa droiture et sa belle acidité. Je ne m'y connaît pas trop dans ce type de Photo0525vin donc je ne me lancerai pas dans des commentaires à tout va. Toujours est-il que c'est un vin bien fait mais sur lequel je n'ai pas tellement accroché. J'avais préféré le caractère citronné de celui du domaine de la Millière.

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13 janvier 2009

Un dimanche à Paris

Photo0509Le dimanche à Paris c'est le jour qui précède le lundi au soleil. Et il y en avait du soleil ce week-end sur la capitale, ce qui fait plutôt du bien après les pluies verglaçantes et la neige. Et il y en a des choses à faire à Paris le week-end, patiner devant l'hôtel de ville, l'équipe de France de handball à Bercy, ou trois heures de queue pour aller voir Picasso et les maîtres au Grand Palais. Pour moi c'était "de Miro à Warhol" au Musée du Luxembourg. C'est moins people, c'est plus modeste, donc il y a moins de queue; de toutes façons les places avaient été prises à l'avance à la Fnac.

L'expo est très sympa, courte mais efficace, les styles sont éclectiques, car couvrant une large période et de noubreuses écoles différentes; attention on en arrive progressivement aux rapports avec le vin. Même si ce n'est pas pas l'oeuvre que j'ai préférée voici celle de Amédée Ozenfant (1886-1966):

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Composition à la Carafe (1926-1930), A. Ozenfant

Je me suis dit que les verres ne devaient pas casser les molécules...

La transition est toute trouvée avec les verres du bar restaurant Le Père Louis à deux pas du Musée du Luxembourg. J'ai déjà parlé de l'endroit ici et , mais jamais des verres du bar, qui ne sont pas très jolis, tout bas, ronds, un peu ballons, pas très agréables pour déguster du vin...les verres du restaurant sont bien mieux, c'est souvent comme ça et je ne comprends pas pourquoi!!!!

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A gauche le bar, à droite la carte des vins au mur

Et qu'y ai-je bu? Eh bien la même chose que la dernière fois, à savoir un Corbières Tresmoulis 2005 des Celliers Saint-Martin. La fille me dit qu'il est très bien, mais je le sais, j'ai choisi en connaissance de cause! Ce vin est vraiment à découvrir, il a tout ce qu'il faut pour vous satisfaire après l'expo Miro-Warhol!

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Un verre de Corbières Tresmoulis 2005 et un verre de Collioure Cuvée des Peintres. Et en bonus, "situer Corbières sur une carte"...

Thomas Dutronc a beau ne plus aimer Paris, moi j'aime!



Au Père Louis, 38 rue Monsieur le Prince, 75 006 Paris

Posté par Dindonswine à 22:42 - Languedoc Roussillon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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