02 août 2009
La saison est repartie!
Eh oui c'est maintenant une tradition sur dindonswine, dès que les beaux jours
arrivent on se met à la pétanque. Après plusieurs parties acharnées l'été (ici ou là) dernier, on a remis ça la semaine dernière. L'occasion de montrer l'étendue de son talent (pour ceux qui en ont:-) et de goûter différents vins avec les mets traditionels du pique-nique: jambon, fromage, chips, tomates cerises.
Après un peu de cidre pour une réhydratation fruitée on passe aux choses sérieuses, avec ce qui est en train de devenir un grand classique sur ce blog, le Domaine Cazal Viel. Ce soir là c'était au tour du Syrah Nord Sud de passer dans nos gosiers. Ceux qui suivent auront reconnu le pendant rouge du Viognier Nord Sud, dont on a déjà parlé il y a peu. Pour être honnête le boulet que je suis n'a pas pris de notes. Tout ce que je me rappelle c'est que même dans un verre en plastique c'était remarquablement expressif, et que ça allait divinement bien avec le jambon cru!
L'autre vin à l'honneur avec notre pétanque était le Sang de Taureau, Sangre Toro en version originale, un vin bu dans un restaurant espagnol et qui avait séduit deviner pourquoi? Pour le petit taureau en plastique accroché au goulot...comme quoi le succès d'une bouteille, disponible à Monop' apparemment, ne tient pas à grand-chose. C'est différent du Miquel, c'est plus plat, moins punchy, moins de caractère, mais ça se boit quand même. Et puis après tout ça a très bien fait l'affaire pour fêter la victoire!
Juste une photo de la place des hostilités, le rendez-vous incontournable des champions de la pétanque et de la dégustation (eh oui nous étions nombreux ce soir-là place Dauphien, et il fallait batailler sévère pour garder son bout de terrain :-):
La photo est moche et petite, mais l'endroit est magnifique, au bout de l'ile de la Cité, une rue qui part du Pont Neuf
15 juin 2009
Concours National des Vins issus de Raisins de l'Agriculture Biologique
Aujourd'hui avait lieu à Paris à l'hôtel de Castiglione la 13ème édition du concours national des vins de raisins issus de l'agriculture biologique. Ce concours, organisé par Pierre Guigui (rencontré lors d'un Tupperwine), "vitrine de la viticulture biologique dans son ensemble, indépendant et reconnu par l'ensemble de la profession, contribue (si besoin, ndlr) à donner une image positive de la démarche bio, au travers de son sérieux, de sa reconnaissance par les instances professionnelles du vin et de la bio, et par le grand nombre de sollicitations, en qualité d'experts, dont font l'objet les organisateurs". Oui je sais la phrase est longue mais elle n'est pas de moi et je ne voulais pas la tronquer ou la reformuler. Et je ferai un post prochainement sur la viticulture bio, enfin j'essaierai parce que ce n'est pas évident de s'y retrouver.
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Pour moi c'est déjà un événement en soi que d'aller errer rue du Faubourg Saint-Honoré car je n'ai pas l'habitude d'aller "magasiner" dans ce quartier. Ca l'est encore plus quand je rentre dans un hôtel quatre étoiles, vous savez ces hôtels avec des grooms et des voituriers devant et dont on se demande souvent comment c'est à l'intérieur et qui séjourne dans ces endroits...Et bien là il fallait y aller, rentrer dans le tourniquet, et découvrir qu'à l'intérieur c'est tout ce qu'il y a de plus normal: pas d'effervescence particulière, pas de stars avec des lunettes noires, pas de hall monumental non plus, juste un bel endroit. Quelques marches à gravir et nous voici dans l'antichambre du concours; rapide pointage pour savoir qui est là et avoir son numéro de table; puis quelques minutes d'attente avant de démarrer les hostilités. Dans l'assemblée, d'une bonne soixantaine de personnes, une grande majorité d'hommes (qui ont de la bouteille, en tous cas de mon point de vue:-), quelques têtes connues (de moi) mais impossible de remettre un nom sur un visage. Il y a là des cavistes, des sommeliers, des négociants, et sans doute bien d'autres encore. Ils semblent tous se connaitrent, ça sert des pinces, ça se fait la bise, visiblement il n'y a pas beaucoup de néophytes comme moi...En même temps c'est le but puisque le jury est un jury de professionnels. Mais je ne sais pas s'il y avait d'autres bloggers par exemple!
10h, on entre dans l'antre (quel style!). Pour moi direction la table numéro 8, rencontre de mes a(l)c(o)olytes, et surtout découverte de la région pour laquelle je serai juré: le Sud-Ouest. Cool, c'est une région que j'apprécie, même si j'ai été "surprise" par les appellations proposées: Vin de Pays des Côtes de Gascogne (blanc), Bergerac (blanc, rouge, rosé), Irouléguy (blanc et rouge) et Cahors (rouge). "Surprise " dans le sens où ce ne sont pas les appellations que je connais le mieux, par rapport au Madiran, Gaillac ou Pacherenc. Autour de moi à ma table deux "étrangers": un américain qui exporte du vin français aux Etats-Unis et en Chine depuis plus de vingt ans (il est cité dans cet article du NY Times, à propos du Beaujolais Nouveau, et qui date de 1992), et une australienne qui a un domaine en Australie, qui étudie au Masters of Wine à Londres et dont vous trouverez un portrait ici. Moi qui bosse pas mal en anglais et dont la boss est australienne je n'étais pas dépaysée! Mais j'étais hyper contente de les avoir à ma table et d'avoir pu échanger avec eux, en anglais et en français, de divers sujets tournant autour du vin. Ah, j'oubliais, mon idole, Philippe Faure-Brac, parrain du concours, était aussi présent!
Echantillons numérotés, étiquettes et formes de bouteille cachées, jurés concentrés, c'est ça le concours des vins de raisins issus de l'agriculture biologique!
Maintenant que le décor est planté on passe à la dégustation, une dégustation de concours, une première pour moi. Même si mes collègues sont plus expérimentés que moi nous lisons attentivement la fiche présentant les instructions. Chacun dispose d'une feuille présentant (région, appellation, couleur, millésime) les quatorze vins à déguster, d'une feuille constituant l'échantillon de calage, et de plusieurs feuilles permettant de noter différents aspects du vin (visuel, olfactif intensité, olfactif qualité, gustatif qualité, gustatif persistance et impression générale, avec un coefficient de 2/3 plus important pour le dernier critère) ainsi que ses impressions. Le total nous donne une note sur 100. Avec mes compagnons de tablée nous avons dégusté les vins ensemble,
sans pour autant échanger nos impressions avant d'avoir attribué notre note finale. A la fin nous remplissons une feuille qui présente la note moyenne pour chaque échantillon, l'attribution éventuelle de médailles, et quelques commentaires. Cet exercice est difficile et intéressant à la fois. Intéressant parce que quand nous comparons nos impressions nous nous rendons compte que parfois nous sommes tous les trois complètement d'accord (sur le bien comme sur le moins bien), et parfois nous avons trois avis complètement différents! L'attribution éventuelle de médailles est également un "casse-tête" car ce n'est pas évident du tout d'émettre un avis à partir de trois notes...Et ça l'est encore plus pour moi qui n'ait absolument aucune expérience de ce genre d'exercice! Mais bon on a quand même réussi à s'accorder à peu près.
Tous ces échantillons dégustés en un peu plus de deux heures!
Après cette intense matinée de dégustation nous remettons notre feuille au responsable du concours. On nous débarrasse les bouteilles que l'on amène sur une grande table en bout de salle. Quel alignement! Et on peut enfin voir ce que l'on a dégusté, et ce que tous les autres ont dégusté! Un buffet nous permet de nous restaurer tout en goûtant aux vins présentés au concours. Quelques domaines connus et reconnus (de moi) font partie du groupe de cols, mais je ne les citerai pour les raisons que vous comprendrez.
Voilà, ma première expérience "concours" touche à sa fin et ce fut comme souvent très enrichissant et intéressant: j'ai découvert comme marche un concours (on se demande toujours comment sont attribuées les médailles, notes et récompenses, en voici une illustration, qui montre j'espère la transparence et la pertinence du processus de "notation"), j'ai dégusté des vins qui m'ont plu, et j'ai rencontré des pros du vin ouverts, passionnés et passionnants, et de carrures internationales en plus! Merci à Pierre Guigui de m'avoir permis de faire cette expérience, j'espère quant à moi que j'ai été à la hauteur (en fait je sais que non...) et que j'aurai d'autres occasions de participer à des événements de ce type.
14 mai 2009
Du côté de chez Dan
Ca y'est, l'occasion m'a enfin été donnée de redéguster les vins du pote de Dan, Laurent
Miquel, un producteur de vins du côté de Béziers, qui produit essentiellement des vins fait à partir de syrah pour les rouges, de viognier pour les blancs. Si vous voulez en savoir plus sur l'homme, vous pouvez jouer à Vis ma Vie avec lui ici. J'ai donc dégusté le Viognier Nord Sud 2008; comme le nom de la cuvée l'indique les vignes sont orientées nord-sud, et sont situées sur un terroir peu fertile du domaine.
Bu avec des asperges blanches et un poulet rôti, il était un peu anésthésié par le froid au début, on ne sentait pas grand chose. Par contre les arômes se sont révélés au fil du réchauffement: des arômes fruités et sucrés typiques du viognier, de l'abricot, de la pêche blanche, le tout soutenu par une acidité discrète. C'est pas super long mais c'est goûtu et ça allait bien avec le plat, donc j'étais contente. Prochaine étape la dégustation de leur Viognier Vérité, une sélection de leurs meilleures parcelles...
Autre vin caractéristique du côté de chez Dan, le Saint-Chinian. Celui-là c'est Les Terres Blanches 2006, du domaine Borie la Vitarèle, un domaine de 16 ha crée en 1990. Ce vin est fait à partir de grenache majoritairement, ainsi que syrah et mourvèdre; comme son nom l'indique le terroir est constitué de calcaire et d'argile. Franchement j'étais super sceptique à l'ouverture de la bouteille, ça sentait un peu le renard. Est ce dû au fait que le vin est fait à partir de raisins bios, non filtré, usage
raisonné de pesticides etc...? Peut-être car ça faisait très "naturel" comme odeur. Du coup j'ai vraiment eu du mal à le cerner ce vin. Outre son côté un peu animal qui passe à l'aération, j'ai noté de fugaces (trop la classe ce mot!) fruités (mûre et ses ronces, cassis) ainsi que des notes minérales, et un peu terreuses. Il faut du temps pour l'apprivoiser, mais une fois que c'est fait c'est un vin intéressant et agréable.
08 avril 2009
Fondue au chocolat
Un excellent vin pour aller avec une fondue au chocolat: Maydie 2006, du château d'Aydie, un vin acheté au salon des vignerons de Champerret 2008. C'est un vin de liqueur (un vin muté, c'est à dire dans lequel on a ajouté de l'alcool pour stopper la fermentation => c'est chargé en alcool, 17°, et en sucre!) fait uniquement à partir du cépage tannat, le cépage du madiran. Ca nous donne un vin concentré, d'une intense couleur qui tire sur le violet, et qui laisse de lentes et jolies larmes sur le verre, comme si c'était un concentré de jus de fruit. D'ailleurs au nez c'est comme du jus de fruit, cassis, mûre, et cerise à l'eau de vie. On retrouve cette sensation en bouche, avec le même genre d'arômes, plus pruneaux à l'eau de vie, on sent vraiment les fruits macérés dans l'alcool. Le passage en barriques pendant un peu plus d'un an donne au vin un côté patiné, on ne sent pas du tout les tanins caractéristiques du Madiran. C'est slurp et ça accompagne diablement bien la fondue au choc!
19 février 2009
Château Montus
L'ouverture d'une bouteille de Montus 2003, l'occasion de faire un petit post sur ce domaine et son propriétaire, Alain Brumont. Partons de ce que nous raconte cette bouteille (80% tannat, 20% cabernet sauvignon): un premier nez fruité de fruits noirs (cassis, mûre), qui s'estompe rapidement pour laisser la place à des notes plus tertiaires de cuir, fumées. En bouche c'est tannique mais ça n'assèche pas trop la bouche, et à mon grand étonnement le vin on ne sent pas non plus outrageusement l'alcool comme on aurait pu s'y attendre vu le millésime caniculaire. La finale a du caractère, sur le fruit.
Alain Brumont, le producteur, c'est l'homme qu'il faut connaître en Madiran, propriétaire entre autres des châteaux Montus et Bouscassé; le seul vigneron qui possède 100% des Grands Crus de la région, celui qui a redonné ses lettres de noblesse au vin rouge de cette région et à son cépage phare, le tannat. Héritier du château Bouscassé il achète le château Montus en 1980; la première cuvée de Montus Prestige (100% tannat élevé en barriques neuves) en 1985 marque le renouveau de l'appellation et le début d'un beau succès pour Alain Brumont. Il achète en 1990 une parcelle de 12 ha à 250m d'altitude et idéalement exposée; il en sortira en 2000 (joli chiffre pour sortir un premier millésime...) le premier millésime de La Tyre, la cuvée d'exception du domaine, produite uniquement les meilleures années.
Amoureux de sa région et de son terroir, qu'il essaie de nous transmettre dans chacun de ses vins et de ses cuvées, il produit aujourd'hui différents rouges et blancs en Madiran, Pacherenc doux et sec, et vins de cépages de Gascogne. Les prix peuvent paraître élevés mais la qualité, la typicité, la diversité et le plaisir seront au rendez-vous.
Où trouver du Montus sur internet?? Chez Baraou, chez Ochato, ou taper "Montus" dans le moteur de recherche Findawine.com, et sans doute ailleurs! Je vous laisse comparer les prix vous-mêmes!
15 novembre 2008
Les vins de Stéphanie Roussel
Oui je dis bien les vins de Stéphanie Roussel, car ce sont les siens rien qu'à elle, qui lui ressemblent un peu en fait, et qu'elle fait avec passion depuis 2002 dans la région de Marmande. Une vigneronne sans prise de tête qui fait des vins naturels qui font pas mal à la tête. Elle travaille en biodynamie, n'ajoute pas de levures, presque pas de soufre, et pratique des élevages plutôt longs. Evidemment une vigneronne que nous présente Laurent Baraou, artisan caviste blogueur mobile (admirez, quatre mots quatre liens différents), une vigneronne qui travaille dans sa région natale donc forcément ça le connaît.
On commence par deux blancs, deux sémillon provenant des mêmes parcelles; le premier me semble t-il est le Blanc qui Tente, un 2007, sans soufre ajouté, avec une robe jaune pâle toute transparente. Au nez c'est spécial, surprenant, mais ça donne envie de goûter. J'arriverai pas à dire ce que je ressentais au nez. Ben en bouche c'est spécial aussi, avec une finale grillée j'ai trouvé, une finale surprenante qui picote la langue. Le second est le Petit Plaisir du Sémillon, la version 2005-2006 du précédent, avec un passage en barrique. La robe est soutenue, et tire sur le doré. Je trouve le nez plus agréable que le premier, sans pour autant être capable de mettre des mots sur ce que je ressens. C'est ça aussi les vins naturels, des vins qui sortent des sentiers battus. En bouche je le trouve assez fin, plus aromatique que le premier, on reste sur une finale légèrement grillée, sans le picotement.
On passe au Rosé qui touche, un rosé de cabernet franc, pas ce que je préfère...un rosé qui me fait penser à du poulsard, à la fois par sa couleur, par son nez (animal, réduit).
On passe au rouge; d'après ce que j'ai compris les quatre cépages utilisés sont les cabernets, le merlot et le fer servadou, cépage du sud-ouest que j'ai découvert ce soir. Je pense qu'ils sont tous passés en barrique, par contre je n'ai pas d'infos exactes sur la durée. Je passerai rapidement sur les Château Lassolle 2003
et 2004, car ce ne sont pas ceux que j'ai préférés. Par contre petit coup de coeur pour le Château Lassolle 2002, avec un premier nez sur le cassis, et une évolution vers des notes plus cerisées ensuite. En bouche il y a de la matière mais ça reste fin. La finale est surprenante (pour moi en tous cas) dans le sens où ça assèche la bouche mais sans stopper net les arômes. C'est cool. Et au fur et à mesure que j'écris je me dis que c'est hyper dur d'écrire sur ces vins naturels, ils se vivent, ils se boivent, ils ne s'écrivent pas!
On finit par mon coup de coeur, celui qui comme ceux de Juninho fait but à tous les coups, le Coup Franc. Un 100% cabernet franc avec des très vieilles vignes "franc de pied". C'est quoi ça Mme la vigneronne? Ce sont des vignes qui n'ont pas été greffées à un porte greffe américain (technique employée après la crise du phylloxera pour lutter contre cette maladie), des vignes qui ont des racines jusqu'à 17m de profondeur. Un vin aromatique, fruité, équilibré, belle finale, j'aime beaucoup.
Belle soirée, très intéressante, avec des vins naturels; j'ai pas tout aimé mais j'ai découvert un peu plus la richesse des vins biodynamiques: ils ont beau être issus des mêmes cépages et des mêmes parcelles pas un ne se ressemble, et c'est là qu'on se dit qu'un domaine capable de faire toujours les mêmes vins c'est peut-être pas très naturel...
10 novembre 2008
Wild Tasting
Dégust' à l'improviste, dans un endroit improbable, pas très bien organisée. Résultat on se retrouve avec du Sauternes, du Maydie (tannat muté) + chocolat, et du pâté et du saucisson. Aller faire une dégustation intéressante avec ça, pas gagné. Heureusement super dindonswine et super Dan sont là pour combler les lacunes: on ajoute une bouteille de rouge (pour aller avec la charcuterie) et divers fromages (pour aller avec le Sauternes). Ca ressemble déjà plus à quelque chose!
On commence par un petit rouge acheté à Festi Bacchus, l'Archet Cuvée Occitane Rouge 2005, un vin de pays d'Oc du Domaine Gayda (Fabrice merci de l'avoir cité ça m'a rappelé que j'en avais dans ma cave). Une belle robe très très foncée, avec un joli disque cerise noire; un nez qui s'ouvre rapidement sur du fruits noirs et des épices; en bouche y'a de la matière, c'est fruité (cassis, cerises noires, mûres) et épicé (poivré), souple avec une longueur moyenne. J'aime bien, les autres aussi je pense, et je suis assez contente de moi car parfois je suis déçue par des vins découverts sur des salons (le lieu, le moment, c'est important tout ça lol). J'aurais dû en acheter plus!
Parfait accompagné d'un saucisson Monop', d'un confit forestier Monop', et d'un pain Triple Alliance (sésame et deux autres céréales sans doute) pas Monop'
On poursuit avec un Sauternes, un La Chapelle de Lafaurie Peyraguet 1998, acheté à la dernière foire aux vins Auchan, 11€ et quelques. L'heureux possesseur de cette bouteille nous a fait peur en simulant un goût de bouchon à l'ouverture, perso après quelques minutes j'ai rien senti. Au nez je dis "miel", il y en a un qui dit "oui, oui" et là tout le monde se moque de moi genre je prends pas trop de risque à dire ça...Ben oui mais c'est comme ça les gars! Super Dan ajoute coing. En bouche on retrouve ces arômes, avec une belle acidité, un côté agrume genre mandarine, orange amère. Très très agréable.
Excellente alliance entre le Sauternes, le roquefort, l'ossau iraty, le comté, et le pain aux noix. Vraiment excellent.
Et pour terminer une petite gourmandise, un Maydie, ce tannat muté fait la famille Laplace du Château d'Aydie. J'avais goûté ce vin au dernier salon des vignerons indépendants, et c'était une véritable infusion de fruits rouges comme l'avait dit le gars qui tenait le stand. Là j'ai été plus marquée par l'alcool, au nez comme en bouche. Par contre après quelques minutes j'accepte d'être resservie en disant "aller, pour le goûter après aération" (moquerie, cette excuse resservira à certains je pense). Et là c'est plus cerise, pruneaux à l'eau de vie. Sympa.
Et ça effectivement parfaitement bien avec le chocolat
Voici donc pour conclure les cadavres de ce premier Wild Tasting. A refaire.
01 août 2008
Tariquet
Le Tariquet, décidément à force d'en entendre parler il fallait bien que j'en fasse un post. Tous mes amis originaires de la région de Toulouse m'en parlent, on l'impression qu'ils ont tous eu du Tariquet au biberon.
La première fois que je l'ai goûté c'était au Père Louis, un Premières Grives, le vin moelleux du domaine. Un vin qui servi frais constitue un excellent vin d'apéritif, du moelleux, du gras, de légères notes de fruits exotiques, mais une trame d'acidité qui donne toute sa fraîcheur au vin. Tiens ça me fait penser que je ne sais même pas quels sont les cépages qui composent ce vin.
Hier soir nous avons bu un vin servi au bar de l'Assemblée Nationale (faudrait y aller pour vérifier:-)), un Tariquet Ugni Blanc (70%) Colombard (30%) 2007. Un vin léger et frais, arômatique, des notes de fruits blancs type pêche blanche je dirais, fruits exotiques également (mais léger), et j'aurais envie de dire agrume pour le côté acide. Je vous rassure ces notes sont légères et subtiles (heureusement sinon le cocktail serait détonnant), et mélangées, ce qui rend le vin très agréable. Une rapide recherche google permet de se rendre compte que c'est un vin à moins de 5€ la bouteille, ce qui en fait selon moi un bon rapport plaisir/prix. Idéal en apéritif, il est à la fois discret et plein de caractère, on peut ainsi le marier avec une infinité de mets. En apéro il peut aussi bien accompagner de la charcuterie que des légumes crus, ou une quiche ou un cake. Je vous incite à essayer!
13 avril 2008
Tupperwine 5.0 - L'Eternel Retour à Cahors...ou l'inverse
C'est à la librairie L'Eternel Retour que VinsurVin nous conviait à la cinquième édition de ses désormais célèbres Tupperwine. Le programme n'avait pas été annoncé à l'avance, je découvre donc en arrivant rue Lamarck à 19h45 que la soirée se fera sur le thème des Cahors. Je retrouve Nils et Eric, fidèles de Tupperwine puisque les deux étaient déjà présents au Tupperwine 2.0 de janvier en présence du maître Châblisien Daniel-Etienne Defaix.
2 domaines étaient présents ce soir: Lacapelle Cabanac (agriculture biologique), dont la cuvée Tradition a été récemment récompensé d'un 16/20 dans la RVF et le Clos Troteligotte (agriculture raisonnée).
Pour plus de détail sur la dégustation RDV sur Vinsurvin: http://vinsurvin.blog.20minutes.fr/archive/2008/04/09/mathilde-et-la-fourmi.html
Perso j'ai bien aimé le nez fruité de la cuvée Tradition de Lacapelle Cabanac, et le fruit, l'équilibre, le soyeux et les tanins maîtrisés des Perdrix et Fourmi du Clos Trotteligotte. Malheureusement je n'avais plus les papilles bien en place pour le CQfd...
Conclusion: encore une excellente soirée en compagnie des lecteurs de VinsurVin, même si je n'ai pas été complètement séduite par ces Cahors. En même temps je ne m'y connais pas en Cahors, ceci explique peut-être cela...
Par contre je suis ouverte à de nouvelles découvertes et je ne veux pas rester sur ces premières impressions. J'espère donc que j'aurai l'occasion de revoir ces deux domaines, en particulier Lacapelle Cabanac qui en tant que vigneron indépendant sera peut-être présent Porte de Versailles fin 2008











