18 juillet 2009
Wild Tasting
Ce n'est pas la première fois que je participe à ce genre de dégustations. Toujours le même concept, un endroit improbable, quelques dégustateurs anonymes réunis, et des bouteilles un peu moins anonymes, elles, qui viennent de partout et de nulle part. Aujourd'hui l'organisation était meilleure que la première fois, il y avait largement de quoi boire et manger, et tester quelques accords mets et vins. Différentes régions étaient représentées, divers couleurs également. En fait la seule chose qui a péché pour la dégustation c'est que le blanc n'était pas au frais. Résultat on a dû commencé par un Pauillac 2003, Château La Tour l'Aspic.
Franchement pas mal du tout, une belle robe limpide, brillante, et sur laquelle on note déjà quelques notes d'évolution. Un nez franchement expressif, élégant, qui mérite de s'y reprendre à plusieurs fois pour le cerner. On est légèrement sur le fruit mûr mais je serais bien incapable de dire lesquels, du fumé, du boisé, mais ça reste très naturel on a pas non plus l'impression de croquer dans un fût. En bouche c'est franchement très fin, des
tanins complètement fondus, de la structure, de la richesse, et un plaisir qui dure en bouche. Je trouve définitivement que les Pauillac sont une caresse pour les papilles. Très bien avec un sauciflard coupé fin, mais on ne peut s'empêcher de penser à carré d'agneau bien tendre...
Une rapide recherche sur le net m'apprend que nous avons ici à faire à un crû bourgeois, second du château Haut-Batailley. Plus d'infos sur ce vin sur la fiche descriptive ici. Où le trouver? Aucune idée, ce vin nous venait d'un caviste breton. Si aller, en cherchant un peu sur le net vous saurez où l'acheter, ou vous le commanderez sur le net!
Le blanc est enfin à point. Et il s'agit d'un grand blanc! Du moins pour nous. Nous sommes sur le
Viognier Vérité (2007), fait par Laurent Miquel, le pote de Dan, celui de qui vous pouvez vivre la vie ici. La gamme en dessous c'est le Viognier Nord Sud, qui est déjà très expressif et qui procure déjà beaucoup de plaisir (voir ici). Là, c'est franchement très grand. Un nez d'une richesse! Des notes d'abricot, frais ou sec, de la pêche blanche, et des notes limites exotiques genre litchi ou mangue. On retrouve ce genre d'arômes en bouche, ce qui est toujours agréable; le tout est soutenu par une acidité discrète, et on dénote même quelques saveurs poivrées (blanc le poivre, comme le vin) en fin de bouche (c'est écrit sur leur site, je ne l'aurais pas dit sans cette influence mais c'est vrai). La longueur est très très belle, beaucoup de plaisir sur ce vin qui séduit tout le monde.
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On reste chez Laurent Miquel mais on passe au rouge, le Saint-Chinian Bardou 2005. Un 100% syrah très typique, sur les épices et le poivre en bouche. Le nez reste assez frais, avec des notes mentholées, réglissées, je n'ai pas ressenti le bois alors qu'apparemment le vin est passé en fût. On a là un vin bien équilibré, élégant et fin, qui correspond assez bien à ce que Laurent Miquel cherche à faire.
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On descend encore un peu plus au sud, du côté de Collioure, la ville célèbre pour son église...Nous sommes en compagnie d'un Collioure 2007, Domaine de la Casa Blanca. Franchement même si les papilles commencent à être émoussées là encore nous avons un vin très agréable. Je le trouve un peu chargé en alcool (on dit puissant dans ces cas là, si on veut avoir l'air de s'y connaître et d'avoir du vocabulaire...), mais c'est peut-être dû à l'accumulation. On est donc sur de la puissance et de la concentration (dans le verre on ne voit rien à travers le vin), des notes de garrigue, on imagine assez facilement une pente recouverte d'herbes et d'arbustes séchés en été, descendant doucement vers la mer...ouh, il est temps que les vacances arrivent! PS: le Collioure est très bien passé avec un vieux Comté.

Collioure 2007, Domaine de la Casa Blanca. Apparemment un vigneron indépendant que vous pourrez donc peut-être retrouver lors du prochain salon des vignerons indépendants.
On garde le plus original pour la fin. Original au moins pour moi, car je n'avais jamais bu ni vu un tel
breuvage. Vous connaissez le Macdo? Le MacDrive? Le Mac Chicken? Eh bien voici le Macvin, du Domaine Geneletti, nous sommes donc dans le Jura, et sur une appellation qui existe depuis 1991. Wikipedia nous explique comment c'est fait: les raisins (poulsard, pinot noir, trousseau, chardonnay et savagnin sont les 5 cépages jurassiens) sont récoltés tard, pour qu'ils soient concentrés en sucre. Le jus de raison non fermenté (non transformé en alcool) appelé le moût est élevé 12 mois en fûts de chêne. A un litre de ce breuvage on en ajoute deux de marc du Jura (raisin fermenté distillé, ça donne un alcool qui titre 47/50° d'alcool...). En résumé on mélange du jus de raisin concentré en sucre et élevé en fût à de l'eau de vie de raisin élevée en fût elle aussi. On attend que le tout se fonde, que l'alcool, le jus de raisin et le fumé s'harmonisent, et voici le Macvin. Le nôtre titrait 17,5° je crois, la couleur était magnifique, blanc avec des reflets rosés (bon en fait c'est peut-être qu'il restait un peu de rouge dans mon verre...). Un nez superbe également. Comme dirait l'un des participants anonymes: "au nez on ne sait pas si c'est un vin ou un alcool". On est un peu sur les fruits macérés de grand-mère, le pruneau, la mirabelle. Servi frais c'est très agréable, pas lourd du tout. C'est rustique mais c'est bon. "Lors d'une soirée d'été qui dure un peu, parfait après le barbec". Bon nous on l'a mangé avec ma tarte tatin au chocolat (spéciale dédicace à Guillaume), pas trop mal pour un premier essai et la deuxième fois de ma vie que je faisais un caramel....
Une bien belle dégustation sauvage!
13 février 2009
Dégustation #0
Une dégustation #0 qui me tenait particulièrement à coeur, complètement éclectique, ludique et conviviale, au Café Rouge à la Défense. Six vins nous étaient proposés ce soir:
Picpoul de Pinet (blanc), domaine Fougeray de Beauclair, 2006: minéral, salin, pas très expressif, une entrée en matière discrète, un peu amère, avec un cépage que je connaissais absolument pas! Certains ont trouvé à celui qu'on appelle le muscadet du Languedoc des arômes de fleurs blanches, de miel d'acacia, ou encore de pêche de vigne...
Côtes du Rhône blanc Borry, domaine Saint-Amand 2006: un 100% viognier (95 viognier-5 roussane en fait), qui a passé six mois en cuve et six mois en fûts; un nez discret mais tout de même caractéristique du cépage, sur l'abricot sec; en bouche c'est assez rond, avec une belle trame acide, j'ai beaucoup aimé. Un domaine qui sera présent au prochain salon des vignerons indépendants du 27 au 30 mars prochain à l'espace Champerret.
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Montlouis "Les Quarts de Nouy" moelleux 2003, Laurent Châtenay: au nez des notes de miel, de cire, un certain côté bonbon (fraise tagada?); en bouche le côté sucré est vite estompé par l'acidité du vin. A garder quelques années ou à boire tel quel tout de suite sur un dessert! Le site de monsieur Châtenay est ici.
Pinot noir d'Alsace, 2006, GAEC Metz Bleger: notre premier rouge de la soirée nous surprend par sa limpidité, on aurait presque cru avoir à faire à un rosé! Le nez est marqué par le fruit, c'est comme du sirop, du cassis, de la fraise, de la mûre. En bouche ça passe comme une lettre à la poste, pas de tanins, peu d'amertume, du fruit. Original, mais pas forcément facile à accorder à table!
Un Côt de Touraine, sur lequel il faut que je me renseigne car plus beaucoup de souvenirs...mise à part que ce cépage est l'ancêtre du malbec, cépage que l'on retrouve notamment à Cahors ou en Argentine, et que ça allait bien avec la charcuterie...Je triche, voici sa fiche technique! Et le site du domaine Bellevue!
Gigondas Cuvée Fauquet O Petit Montmirail, domaine La Fourmone 2005: le seul vin d'assemblage de ce soir (syrah, grenache, mourvèdre), le plus complexe, et le plus tannique également. Un vin qui présente au tout début des notes de pruneaux et de poivre. Leur site web.
Pas de prise de tête, pas de mal de tête non plus, des découvertes, des débats, des belles surprises, une dégustation au cours de laquelle chacun a pu exercer ses sens et comprendre un peu mieux pourquoi il aime ou pas un vin. Thank you all!
11 janvier 2009
1er cru côtes de Puteaux
Quelques nouvelles locales en ce dimanche matin, des nouvelles du Jardin des Vignes de Puteaux. Je vous en avais déjà parlé en mai 2008, et je proposais quelques photos des travaux. Ceux-ci ont maintenant bien avancés, et 170 ceps de chardonnay ont été plantés. Reste encore quelques aménagements à faire et le jardin sera bientôt accessible au public, avec chemins et bancs. Et l'information la plus importante, les premières bouteilles devraient être disponibles dans six ans!!!! Enfin si la neige, le froid et le gel n'ont pas détruit les plants...
30 décembre 2008
Dindo Mag
Voici venue la fin de l'année, le moment de passer aux choses sérieuses. En effet, après un an de glou glou intensifs il est temps de faire le bilan et de parler enfin sérieusement des dindons. J'aurais pu le faire lors de Thanksgiving comme l'a suggéré Benoît mais j'ai raté le coche, tant pis vous n'y échapperez pas l'année prochaine. Mais l'unique magazine parlant de mes congénères avec sérieux paraît chaque année au mois de décembre, c'est donc pour cela que je vous en parle maintenant.
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On peut notamment admirer dans ce numéro exceptionnel la dinde qui chaque année est graciée par le président américain le jour de Thanksgiving:
La rubrique "Dindo Culture" nous parle du livre d'Alexia Laroche Joubert, "Pas de Pitié pour les Dindes", un futur Goncourt selon Cariboule, journaliste à Dindo Mag. La pièce de Feydau "Le Dindon" est également à l'honneur. Enfin, cariboule se lance dans une critique juste et efficace du roman de Gilles Clément "Le Dindon et le Dodo":
"Le récit trépidant d'un amour impossible entre un dindon et un dodo. Le dindon et le dodo, inéluctablement séparés par leur race mais aussi leur rang social, vont tout tenter pour vivre leur amour au grand jour. Une sorte de Roméo et Juliette du dindon. Âmes sensibles s'abstenir".
Enfin vous retrouverez en fin de numéro le traditionnel dindo'roscope pour 2009, ainsi qu'une nouvelle rubrique intitulée Web'dindon. On y mentionne évidemment l'apparition de dindonswine sur la blogosphère oenologique!!!
Mais vous découvrirez également que vous pouvez trouver toutes sortes d'idées cadeau originales sur ledindon.com, ou que le site le-dindon.com vous permet de donner les objets dont vous n'avez plus l'utilité (par contre si vous désirez vous débarrasser de Pauillac 85, de Yquem 58 ou de Petrus 74 contactez moi avant)! Comment ferait-on sans le dindon, et sans le Dindo Mag?????
PS: 1) Ce post est en quelque sorte une blague privée (oui le dindon n'aime pas l'anglais, il traduit tout, un peu comme le québécois lol), 2) Ne cherchez pas à vous procurer le Dindo Mag il est en rupture de stock.
Sur ce, bonne fin d'année à tous!
31 octobre 2008
Dis moi ce que tu portes, je te dirai quel vin tu bois
La semaine dernère avait lieu à Paris la Wine Week, la semaine des défilés automne-hiver du vin. Perso j'ai été invitée au défilé de Nico Lasse du Marketing au Grand Palais. Podium, tribunes, musique d'ambiance, tout était là pour séduire une assemblée plus que sélect. L'occasion pour moi de vous faire part des grandes tendances de l'année, et de vous présenter ce qui sera vraisemblablement à la mode cet hiver.
Première tendance évidente, l'ultra nature: Nico surfe ici sur la vague bio/écolo qui déferle en ce moment en France: cardigan en chanvre, sweat de bouteilles en plastique et baskets ékouitables, les accessoires indispensables pour les stars qui voudront se donner bonne conscience dès l'apparition des premières température négatives. Avec ceci Nico vous propose de boire des vins nature, identitaires et qui ont du caractère (enfin tout ça on espère...): un vin de pays d'Oc blanc, un vin de pays des collines de la Moure, ou un poulsard du Jura. De la matière et de la couleur naturelle, une fibre locale, ces vins bio dégradables vous assureront un grand succès lors de vos dîners mondains d'hiver.
Si vous êtes plutôt du style lunettes Dolce&Gabana, caban Chanel et sac Vuitton vous vous inscrivez clairement dans la tendance trendy chic de Nico. Et pour aller avec vos accessoires fashion il vous recommande un champagne Deutz, un champagne rosé, et un Muscat de Corse. Sur ce coup-là je trouve vraiment que l'ami Nico manque d'originalité. Il nous avait habitué à plus de créativité, d'exubérance. Pour celles qui ne boivent pas d'alcool Nico recommande de servir de jus de papaye. Vous avez pas? Ah bah goyave alors. Et surtout n'oubliez pas the accessoire tendance of the winter: the pink tire-bouchon. Effet garanti. Après tout Pink is Beautiful.
Retrouvez le catalogue complet de Nico Lasse du Marketing dans les magasins du même nom, ou bien allez voir l'aperçu de la collection qu'il met en consutation sur son site internet. La Wine Week, c'est jusqu'au 19 novembre.
Et pour l'occasion vous aurez remarqué que dindonswine a revêti ses couleurs d'hiver.
20 septembre 2008
Journées du Patrimoine - Basilique St-Denis
Petit clin d'oeil au vin lors de ces journées du Patrimoine: sur le portail droite de la façade de la Basilique de Saint-Denis (dans le 9-3), des images illustrent les travaux agricoles de chaque mois de l'année. Cette façade date du XIIème siècle, l'époque de l'abbée Suger:
Et parmi des travaux comme labourer les champs ou récolter le blé, on retrouve bien sûr des travaux viticoles! Pour deux mois sur douze quand même, c'est dire si la viticulture fait partie du Patrimoine français!
En mars, on plante les ceps de vignes:
Et en octobre c'est le temps des vendanges et de la presse des raisins:
Chapeau à ceux qui ont inventé ces Journées du Patrimoine et merci à tout le personnel et tous les guides qui se mobilisent pendant deux jours pour nous faire découvrir les plus beaux et les plus "secrets" endroits de France! Les visites thématiques (que j'appelerai visites "flash", départ toutes les 15 minutes pour 30 minutes de visite) de la basilique Saint-Denis sont une excellente idée; ça permet de découvrir le bâtiment, et l'histoire de France, sans s'ennuyer, c'est vraiment top. Allez-y!!!
16 septembre 2008
Gault & Millau Vin 2009
Malheureusement je ne vous parlerai pas du guide puisque je ne l'ai pas!
Je suis pas super fan des guides, des pavés avec trois lignes sur chaque vin, non merci. En plus 9 fois sur 10 on est bien embêtés parce que une fois qu'on a lu que tel vin est super on a une vague idée de combien ça peut coûter et de l'endroit où on peut l'acheter; pratique. Mais pour en avoir discuté avec Pierre Guigui, le responsable du guide, le Gault et Millau est différent: un focus sur la qualité plus que sur la quantité (6500 vins alors qu'il y en a 10000 dans le guide Hachette), et un aspect pratique indéniable, avec les endroits où on peut acheter les vins, et des endroits où dormir. Ca c'est pratique au moins, et ça incite à aller sur place à la rencontre des vignerons! En plus Pierre et son équipe se mettent dans la peau de gens "comme vous et moi": ils ne sont pas là pour dire que Yquem, Petrus, Guigal et consors sont géniaux, ils sont là pour découvrir des vins qui rivalisent avec les plus grands, mais qui restent accessibles au plus grand nombre. Une philosophie plutôt intéressante.
Un point super top positif en tous cas: sélectionner onze révélations de l'année, une par région. Ca ne doit vraiment pas être évident, donc chapeau. Les onze lauréats étaient présents hier soir chez Lavinia, pour le lancement du guide. Et dindonswine était présent aussi, parmi quelques stars, du monde du vin comme Philippe Faure-Brac, du spectacle, comme Marc Jolivet, ou de la wineblogosphère comme Fabrice, de VinsurVin:
Trois stars de la soirée: Philippe Faure-Brac, mon idole de In Vino BFM, meilleur sommelier du monde, propriétaire du Bistrot du Sommelier blvd Haussman, auteur de livres, star du JT de 20h de France 2 pour parler des Foires aux Vins, Marc Jolivet et Fab 20/20.
Les vraies stars de la soirée, c'était clairement les vins. Comme l'a expliqué Pierre Guigui, lui et son équipe de dégustateurs ont cherché à mettre en avant des domaines et des terroirs plus que des vins.
Sept à huit mille échantillons ont été "testés" (quel boulot!) pour établir le guide et choisir ces onze révélations. Tour d'horizon des vins dégustés ce soir:
Champagne Benoît Lahaye (vigneron indépendant) un petit domaine par la taille, 5 ha, un domaine familial, en conversion bio. Le vin dégusté ce soir était un assemblage de 50% de pinot et 50% Chardonnay, de 2003 et 2004, passé deux ans en fûts. Servi frais (pas froid), j'ai apprécié la tonicité et la fraîcheur de ses fines bulles. Ce champagne nous dévoile au nez et en attaque des notes de tilleul, d'acacia. Vivifiant en bouche, et j'ai ressenti en finale des notes briochées. Très très agréable, belle entrée en matière, la soirée a bien commencé.
Bourgogne, Domaine Sylvain Pataille: un domaine de 13 ha, qui produit 14 vins sur Marsannay. Deux vins étaient proposés à la dégustation ce soir, deux 2005, un blanc et un rouge. Un couple de vignerons sympas, passionnés et passionants.
Je commence avec le blanc, La Charme aux Prêtres, un Marsannay fait à partir de Chardonnay et passé deux ans en fûts, des fûts neufs et des fûts de un ou deux vins. J'adore ce type de vin: c'est rond, gras, des arômes fumé au nez comme en finale, et des notes beurrées. Des arômes fumés qui viennent à la fois de l'élevage mais surtout du terroir comme le précise madame, très intéressant. Vraiment j'adore, un de mes préférés de la soirée.
Le rouge, l'Ancestrale, des vieilles vignes de 80 ans, des faibles rendements d'environ 20 hecto/ha, là encore ça a passé deux ans en fûts, de un vin. Servi carafé mais encore un peu discret au nez. En bouche c'est soyeux, les tanins sont fondus, à déguster l'hiver devant sa cheminée, sur la peau de bête, avec...je vous laisse imaginer la suite. Les arômes sont subtils, avec une finale légèrement épicée, cannelle, poivre. Ce vin mériterait d'être redégusté tranquillement, carafé bien à l'avance, ou dans 10/15 ans!
On passe dans la Loire, avec un Saumur 2006 du Château Gaillard, là encore un domaine en bio. J'ai dégusté un 100% cabernet franc, passé 18 mois en barriques. J'ai décidément du mal à accrocher avec les vins de Loire, celui-ci était assez minéral, pas très arômatique, et marqué par des notes boisées.
Daux autres domaines à l'honneur hier soir: Terres de Solence, un domaine en Côtes du Ventoux crée "de toutes pièces" assez récemment, par un couple de vignerons qui sont en bio. Ils nous faisaient déguster ce soir Moitié Vide Moitié Pleine, un assemblage de syrah et de grenache, moitié moitié je crois. Un très joli vin, riche et frais à la fois.
J'ai également dégusté un Bordeaux du Château Haut Bailly, un 2003, là encore un vin très bien fait, arômatique, belle longueur, avec d'agréables notes animales.
Et au cours de la soirée les stars se sont croisées, forcément, ce qui donne ceci:
J'aimerais conclure en soulignant le nombre de domaines bio/biodynamie qui étaient à l'honneur ce soir; j'ai l'impression qu'on assiste vraiment à une prise de conscience, je ne pense vraiment pas que ça ne soit qu'un aspect marketing. Et je remercie les dégustateurs du guide Gault&Millau d'avoir mis en avant ces domaines encore "méconnus", des domaines qui méritent vraiment d'être découverts.
Merci beaucoup pour l'invitation, j'ai passé une excellente soirée riche de belles découvertes. J'espère que j'aurai l'occasion de recroiser ces vignerons ou leurs vins. Et j'ai également découvert une autre facette du monde du vin, dindonswine mérite bien son sous-titre de "vin sous toutes ses formes"!
10 septembre 2008
Soirée inaugurale
Soirée inaugurale de la carafe et de son repose carafe, pourqu'elle sèche tranquillement avoir après avoir été lavée. Eh oui, sinon c'est pas pratique à faire sécher! Ah qu'ils pensent à tout ceux qui me l'ont offerte, et que je remercie beaucoup.
J'avais choisi pour cette soirée inaugurale de carafer la Toupie, un vin du domaine de Clairac, acheté chez Lya.
Elle est belle hein?
Bon je l'ai carafé juste pour faire style parce que c'était juste avant de le boire! Mais c'est quand même super joli le vin dans une carafe. Et il s'ouvre plus vite que s'il reste dans sa bouteille. Sur le vin en lui-même il s'agit d'un assembla de grenache, carignan, et alicante, avec un domaine qui travaille en bio. Au nez c'était cassis et odeur de la ferme selon Titio. Epices et notamment poivre selon Dada. C'était effectivement un vin aromatique, tannique mais pas trop, de la matière tout en douceur, un vin de plaisir, et qui allait plutôt pas mal avec ce qu'on a mangé. Maintenant désolée de parler prix mais je trouve que le rapport prix/plaisir est pas optimal (c'est un peu comme le couple rendement risque, il faut optimiser le plaisir ajusté du prix...).
Update du lendemain: comme souvent, le lendemain le vin est bien plus ouvert, plus agréable et plus arômatique. Là il était clairement soyeux, des tanins fondus, et des arômes bien plus nets et bien plus subtils: on garde l'esprit fruits noirs type cassis et mûre, et on y ajoute des notes de garrigue, d'herbe séchée, de pins, et le tout sans aucune note animale. Vraiment agréable.
15 août 2008
La SAQ
La SAQ c'est la Société des Alcools du Québec, c'est à dire la société qui a le monopole de la vente d'alcool au Québec. Certes on retrouve de l'alcool type bière voire même vin dans les supermarchés et les dépanneurs (l'arabe du coin s'appelle ici le dépanneur) mais le magasin de vin du Québec c'est la SAQ, que l'on retrouve donc à la fois en centre ville ou dans les principaux centres commerciaux. Les magasins sont plutôt bien achalandés en vins du monde, avec une grosse représentation de la France, et une très faible représentation des vins locaux. C'est assez déconcertant de retrouver des noms connus tels que Faugerey de Beauclair, Château d'Aydie, Cazal Viel, Guigal etc à 7000 km de la France.
Je vous rassure les prix aussi sont déconcertants, pour les vins français comme pour les vins québécois! Le Côtes du Rhône 2004 Guigal est en promotion à 18,10$!!! Heureusement que le taux de change nous est favorable, parce que si l'euro avait la même valeur que le dollar ça ferait cher la bouteille que j'ai par ailleurs achetée au printemps dernier moins de 6€ à la Foire aux Vins Auchan...Idem pour le Chateau D'aydie 2005, c'était hors de prix, tout comme le vin de glace de l'Orpailleur, payé 28$ au domaine et affiché à 32$ à la SAQ...
En discutant avec les canadiens on se rend assez vite compte que ces prix exhorbitants les dissuadent assez rapidement de boire du vin et on comprend qu'ils préfèrent la bière, locale ou internationale. Ceci dit j'en ai quand même rencontrés (et des vrais canadiens, pas des expats') qui avaient du vin dans leur cave, et pas mal de vin français. Moi ça me surprend toujours de voir autant de vin français à 7000 kms de la France...même s'il est de plus en plus concurrencé par les vins du nouveau monde quel succès et quelle renommée pour notre beau vignoble!
11 août 2008
Apporter votre vin
Eh oui c'est comme ça à Montréal, et peut-être ailleurs au Canada: on peut (il faut) apporter son vin dans la plupart des restaurants si on veut accompagner notre repas. Je ne sais pas s'il y a une raison juridique à cela, je vais mener l'enquête. En tous cas économiquement c'est plutôt intéressant pour le client, ça l'est sans doute moins pour le restaurateur quand on voit le prix du vin au restaurant en France.
Par contre ce qui est un peu embêtant c'est qu'il est difficile de prévoir le vin quand on ne sait pas ce qu'on va manger...Ca me rappelle un boss qui lors d'un déjeuner avec la Direction Générale a répondu ceci quand on lui a demandé dans un restaurant neuilléen s'il avait choisi le vin: "ben, je ne sais pas ce qu'on mange..." Eh oui pas facile le Québec...
PS: aucun commentaires ou question sur le "festival de la crevette", merci...





























