dindonswine

Le blog qui fait glou glou et qui parle du vin sous toutes ses formes!

11 mai 2009

QV Discobitch - champagne Tarlant

Photo0704Champagne et vigneron découvert grâce à Fabrice, lors d'un Tupperwine mémorable lors duquel nous avions eu le plaisir de boire des vins clairs, de dégorger du champagne en direct, et de boire la Cuvée Louis dans sa version 1988. Evidemment j'avais craqué pour la bouteille qui brille, disponible en ligne ici. Bon on s'est bien un peu moqué de moi "t'achètes du champagne juste pour la bouteille, tu te fais avoir par le marketing, t'es vraiment trop bête", et alors????? Quand on rencontre un vigneron sympa, qui vous parle de son travail avec passion, qui le partage avec le plus grand nombre sur son blog ou via Facebook (100 000 inscrits et sa cave devient un dancefloor géant), qui allie merveilleusement bien tradition, modernité et innovation pour proposer un champagne équilibré (bulles, arômes, acidité), riche (terroir, travail, assemblage, élevage) et diablement bon, pourquoi se priver? Oui la phrase est un peu longue mais j'espère que vous aurez compris le message.

De plus, même si mon expérience est limitée en la matière, j'ai l'impression 1) qu'il n'est pas aisé de trouver un champagne à son goût, 2) de savoir ce qu'il y a dedans, 3) comment travaille le vigneron qui l'a fait. Pour moi les Champagne Tarlant remplissent ces trois critères et même plus, donc je vous incite vivement à goûter leurs vins ou à les rencontrer lors de dégustations à Paris ou chez eux à Oeuilly dans la Marne.

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En attendant de goûter les autres boissons de Champagne de la maison c'est donc la brillante QV Discobitch qui a été bue ce week-end. Au début ce sont plutôt les arômes de grillé qui m'ont marqué au nez, puis une fois en bouche on est plus sur le miel. Les bulles sont fines et vous ravient les papilles sans les saturer, l'acidité légère est rafraîchissante et permet d'avoir une finale gourmande dans laquelle on retrouve tout ce que j'ai dit avant: toasté et miel. Le lendemain (oui il en restait) c'est tout de suite le miel qui venait au nez; puis l'acacia, et après on était presque vers la cire. Les bulles vives et fines sont toujours là, tout comme l'acidité, c'est très bon, je le préfère presque le lendemain!

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28 janvier 2009

Oh bigre!

n32905972214_1031279_720Oh Bigre c'est un bar à vins, dans le quartier bobo du 17ème. Un peu caché, on aperçoit son enseigne et ses boiseries rouges depuis la rue des Batignolles. Le lieu n'est pas bien grand, mais très convivial, c'est pas compliqué on s'y sent à la maison. Une sorte de maison de campagne, chaleureuse, avec des murs peints en rouge, une lumière tamisée, et la porte d'entrée qui coince. L'accueil est friendly et cordial, on ne pousse pas à la consommation, et on cherche à connaître vos goûts et vos attentes afin de vous conseiller une boisson susceptible de satisfaire votre palais et votre plaisir. Une fois la quille idéale dénichée on s'installe dans un petit coin libre, entourés par des toiles et des photos en noir et blanc. Pour vous en rendre compte vous pouvez aller voir leur album photo sur Facebook. Vous pourrez également y admirer de magnifiques et appétissantes assiettes, de fromages, charcuteries, légumes!

Côté vin je n'ai même pas vu la carte, je ne sais même pas s'il y en a une d'ailleurs, la serveuse nous a dit "la carte, c'est moi". OK on ne discute pas, et on opte finalement pour une bouteille de champagne, un champagne brut fait par Michel brocard. C'est vif, frais, vineux, avec une finale acide d'agrumes et de pommes vertes. Très agréable.

Bigre, c'est un endroit où je retournerai. Apparemment il y a régulièrement des soirées, dégustations, concerts, vernissages...c'est le petit bar à vins qui bouge dans le 17ème, si j'habitais à côté je considérerai cet endroit comme une extension de mon salon!

Oh Bigre, 4 rue Bridaine, 75 017 Paris, M° Rome

Source photo: profil Facebook Oh Bigre

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03 décembre 2008

I'm not crazy, I'm just fond of you

Photo0372Alex, caviste récemment installée dans le 7ème et associée de Fabrice (Lya), nous recevait hier dans sa boutique de la rue Vaneau pour le Tupperwine 13.0. Fabrice, de vinsurvin celui-ci, avait invité pour l'occasion Benoît Tarlant, digne héritier de la lignée Tarlant, famille installée à Oeuilly en Champagne depuis 1687.
Armée de mon carnet d'inspecteur gadget, j'ai pris quelques notes que je vous fait partager ce soir. Plutôt que de faire une verticale classique, Benoît nous a proposé ce soir de suivre le cycle de fabrication d'un champagne, c'est à dire de partir des jus de raisins issus de la vendange 2008 pour finir avec un champagne de 1988. La trame de ce soir est la Cuvée Louis Tarlant, cuvée phare du domaine, composée à 50/50 de pinot noir et de chardonnay. Les vignes, replantées après la seconde guerre mondiale, sont celles du lieu dit Les Crayons, et nous sommes en bas du coteau qui borde la Marne. Chaque année Benoît produit entre 0 et 10 000 bouteilles de la cuvée Louis. Prêt pour le voyage? Go!

Les Baby wines

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On commence donc avec les jus de raisins (pinot noir puis chardonnay, les deux cépages qui composent la fameuse Cuvée Louis) issus des vendanges 2008, raisins qui sont issus d'une première fermentation en fûts de chêne. Le batonnage hivernal est en cours. La robe est claire et un peu trouble, le pinot noir sent la pomme verte et la poire (plus légèrement). Le nez est clairement sur des arômes primaires de fruit, et c'est plutôt agréable. En bouche, wouaille, c'est acide tout du long!!!!! Première fois que je vois autant de gens cracher lors d'un Tupperwine! Pour un info c'est un bébé vin qui titre 10,3° d'alcool.

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Le pinot noir

Le chardonnay est plus discret au nez, et la finale est hyper marquée par l'acidité (comme les bonbon rubans verts acides). Ca fait penser au citron, personnellement ça me rappelle l'acidité de certaines limonades, sauf que là on a pas du tout le côté sucré.

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Photo0373Le teenager wine

Nous sommes ici sur un vin issu des vendanges 2005, qui a été mis en bouteille en avril 2006. C'est avant la MISE que le vigneron décide de l'assemblage et ajoute du sucre (25g/litre) et des levures champenoises au vin. Les bouteilles que nous dégustons ce soir fermentent donc depuis 2 ans et demi, et la pression à l'intérieur est montée à 6 bar. Avant de venir jusqu'à Paris les bouteilles reposaient donc tranquillement à l'horizontal (le contact entre les lies et le vin est ainsi optimal) dans les caves de la famille Tarlant. Avant le dégorgement, les bouteilles passent un petit peu de temps la tête en bas afin que les lies aillent s'accumuler dans la capsule (c'est le remuage je crois). Et là c'est THE MISSION. Le réveil brutal de l'adolescent. Il avait déjà la tête à l'envers, voilà qu'on lui trempe la tête dans un bac de saumure à environ -25°.  L'idée est d'emprisonner les lies dans un glaçon dans la capsule, et d'expulser le tout.
Problème: ce soir nous n'avons pas de bac de saumure. Heureusement, Benoît a une solution; je le laisse vous expliquer le "dégorgement à volée" (je vous conseille de mettre le son à fond et un casque, sinon on entend rien):



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Photo0378QV Discobitch

Nous sommes ici toujours sur le même assemblage (50/50 pinot noir/chardonnay), mais avec des vendanges de 1998 (80%) et des vins de réserve de 1997 et 1996. La cuvée a subi un dégorgement et un dosage léger et est donc prête pour la commercialisation. Le nez est sur le beurre, le toast, le grillé, avec quelques notes de miel selon Dan, dégustateur émérite et chroniqueur de dindonswine. En bouche les bulles sont fines et vives, et la finale nous laisse des notes beurrées/toastées sur les papilles. Quant au nom de la cuvée, Benoît nous explique qu'il avait entendu la chanson sur Radio FG; la suite, il vous la raconte dans cette petite vidéo (idem, son à fond et casque):




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Cuvée Papy, Anti-Alzeihmer
La cuvée Louis nous est ici présentée dans sa version 1988, et seul ce millésime a été utilisé cette année-là (l'info de la soirée: 2008 a été un millésime exceptionnel en Champagne, à bon entendeur...), pas de vins de réserve. Ici forcément la robe vire au doré, ça brille, ça plaît aux femmes. Et là on détecte très facilement le miel au nez, avec toujours ce côté beurré. En bouche il y a moins de bulles que dans le précédent, et c'est long, long, c'est très joli, avec des notes de coing après coup comme me l'a soufflé C-Drick.

Voilà, encore une belle soirée de passer en compagnie de Tupperwiners de plus en plus nombreux et de plus en plus aguerris et "techniques". Fabrice, excellent maître de soirée, a pu nous montrer son talent naturel pour le dégorgement à la volée (par contre je crois qu'il restait une lie dans le verre de Dan...mais bon on le pardonne!). Benoît merci pour cette dégustation pédagogique et ludique, pour ta présence avec nous mardi soir, et pour ton audace. Merci à tous et à la prochaine.

Alex caviste: 40 rue de Vaneau, Paris 7
Lya caviste: rue d'Orsel, Paris 18
Champagne Tarlant:ici

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25 juin 2008

Tupperchamp J. de Telmont

Encore une soirée réussie pour votre humble serviteur. L'homme a l'art de vous faire rencontrer des vignerons d'exception dans des endroits toujours sympas. Le lieu était cette fois-ci moins original que les dernières fois (librairie, galerie d'art) mais tout aussi convivial: Fabrice (encore un), le caviste du magasin Lya nous recevait dans son magasin plutôt accueillant rue d'Orsel à Paris: les bouteilles sont sur des étagères de chaque côté de la boutique, ou bien dans de vieilles malles au milieu; des fauteuils patinés . Plus d'une vingtaine de personnes étaient présentes mardi dernier pour écouter les paroles et boire les champagnes (et non l'inverse...) de Bertrand Lhopital des champagnes J. de Telmont.

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Moi qui n'avait jamais bu de champagne millésimé j'ai été servie: Mr Lhopital nous a proposé une verticale de sa cuvée prestige Grand Couronnement, une cuvée Blanc de Blanc faite uniquement à partir de Cardonnay Grand Cru Côte des Blancs. Nous avons remonté le temps de 1999 à 1988 en passant par 98, 93 et 90. Je crois que seuls les 98 et 99 sont à la vente, le reste provenait de sa cave personnelle. Sans vous commenter chaque verre, voici quelques impressions: le 99 manquait de bulles, il y avait donc bien moins de fraîcheur et de légèreté que dans le 98, qui réveillait plus les papilles. Le 93 était très beurré, trop à mon goût même si c'est clairement celui que certains ont préféré. Pour les 88 et 90 ce qui était vraiment intéressant c'était l'évolution: oui le champagne est un vin presque comme les autres, donc qui évolue; ce n'est pas seulement la bouteille d'apéritif ou de dessert qu'on sort pour les grandes occasions, c'est aussi un vin de grande garde qui peut accompagner vos repas. Mr Lhopital nous parlait par exemple d'une alliance avec du foie gras poelé st Jacques...ça donne envie.

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Ci-dessus quelques bouchons des bouteilles dégustées ce soir-là, pour différents millésimes. On remarque que le tronc se rétrécit avec le temps!

Et puis comme la plupart des vignerons que j'ai eu l'occasion de rencontrer l'homme est passionnant: il peut vous parler de la Champagne, du champagne, de son travail pendant des heures, vous raconter ses voyages au Japon, ses repas "tout Moët" (mouette comme il dit), vous dire qu'en ce moment les 83 (qui comme moi ont 25 ans cette année...) ne lui plaisent pas trop et que donc il va les laisser vieillir encore un peu, etc...ce type est un passionné, passionnant. Et il a très bien conclu la conversation que j'ai eue avec lui, en expliquant que le vin c'est avant tout le plaisir: "pas la peine de mettre de 500€ dans une bouteille de Champagne si vous n'avez aucun plaisir à la boire, vous pouvez très bien vous plaisir au comptoir avec un coca et deux potes". Lui il fait des vins qui lui ressemble et pour que les gens qui les boive se fasse plaisir; belle philosophie pour un gars qui produit quand même 1,2 millions de bouteille par an!

PS: désolée pour le retard de publication de cette note, j'attendais les photos...

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02 juin 2008

Champagne!

Aujourd'hui mon entreprise a changé de marque; on fait tout pareil comme avant sauf qu'on change de nom. C'est un peu comme les entreprises de gâteaux qui changent d'emballage: le paquet change mais les gâteaux sont les mêmes. Nous c'est pareil: dans la boulot aucun changement, par contre on change l'emballage: les cartes de visite, les papiers à en-tête, les présentations corporate etc...

Bref pour fêter ça on a bu du Champagne Jeandon, frais, fruité, vif à fines bulles, avec une finale légèrement acide, vraiment sympa ce champagne, merci!

Les capsules s'invitent sur ce blog (j'en ai récupéré que 2 alors qu'il devait vraisemblablement y'en avoir 4 différentes pour représenter les 4 saisons):

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