dindonswine

Le blog qui fait glou glou et qui parle du vin sous toutes ses formes!

30 mai 2009

Les Caprices du Vin

PICT3723Un petit message rapide pour parler des Caprices du Temps, un vin fait par David Poutays et que j'avais déjà dégusté ici. A l'époque je l'avais trouvé un peu râpeux (je ne l'avais pas écrit mais je m'en rappelle...), alors les dernières fois que je l'ai dégusté récemment je n'ai pas eu du tout cette sensation. Il m'a au contraire paru plutôt juteux, bien fruité, et même assez complexe avec pas mal de sensations et d'arômes différents en bouche. Un bel exemple de vin vraiment bien fait, et qui j'ai l'impression a évolué au cours du temps puisqu'il y a quelques mois il ne m'avait pas fait autant bonne impression. En tous cas aujourd'hui je suis conquise! Si vous voulez en savoir plus sur le domaine, le Clos de Mounissens, un domaine bio et dynamique, vous pouvez aller sur leur site internet. Le vigneron détaille précisément les derniers millésimes, les travaux qu'il a fait dans la vigne avec les dates, très intéressant.

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24 mai 2009

Apéro Bordeaux

carte_frontonOn commence le week-end par un rosé sympa mais pas extraordinaire non plus, un Fronton du Domaine du Tembouret fait à partir de Syrah et de Cabernet Sauvignon. C'est assez différent des rosés du sud est, c'est moins chaleureux, moins fruité, plus sur l'acidité. Peut-être le côté "vert" du cabernet sauvignon, qui donne cette impression de fruits pas assez mûrs...Un rosé affiché sur leur site à 2,5€ en même temps, donc faut pas trop en demander...

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Photo0723Bon en fait Fronton est bien loin de Bordeaux mais je laisse quand même apéro Bordeaux dans le titre...Pour ce Quintet by Tutiac, un sauvignon 2008. Les Vignerons de Tutiac ont une structure commerciale commune pour la cave des Hauts de Gironde et Alliance Bourg. Elle représente 4000 ha et 700 vignerons, et c'est le premier metteur en marché des vins blancs de Bordeaux. Le packaging est plutôt soigné et se veut haut de gamme, quant au "by Tutiac" 1/Ca sonne très exportation (au moins les English s'y retrouveront) 2/ Ca fait très parfum (Flower by Kenzo, Fuel for Life by Diesel), d'où ma question, peut-on vendre du vin comme du parfum??

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Premier fait marquant car on est encore loin d'y être habitué, la capsule à vis. Une fois passé l'impression de "j'ouvre mon sirop pour la toux" c'est assez pratique et adpaté aux vins à consommer rapidement.

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Le second point remarquable c'est la robe: très très pâle, presque transparente. A la lumière du jour on a l'impression d'avoir de l'eau dans son verre; vraiment surprenant:

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On passe à la dégustation: au nez arômes typiques du sauvignon, de la pêche, de l'ananas, de la fleur blanche, des arômes limites exotiques, un vin clairement très ouvert, espérons qu'il aura autant de choses à nous raconter en bouche. Malheureusement, c'est un peu plus discret. Je dis "malheureusement" car le "déséquilibre" entre le nez et la bouche est parfois très frustrant, mais là ce n'est pas décevant pour autant. Au contraire ça incite un peu à aller chercher le vin: et là on est très distinctement sur des arômes citronnés, sur l'acidité désaltérante en fin de bouche, donc c'est très bien. Un vin bu en apéro, sur du poisson et des asperges, et franchement ça passait bien avec tout.

Vinsurvin avait goûté le 2007, c'est ici, et d'autres impressions de dégustateurs ici.

Et toujours plus d'infos sur les vins de Bordeaux sur Apéro Bordeaux, avec notamment la possibilité de déguster gratuitement des Bordeaux et Bordeaux supérieur.

 

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26 avril 2009

Welcome to Bordeaux

Mardi dernier nous avons dégusté du Bordeaux chez Mets&Vins, rue Saussier Leroy dans le 17ème. Mets&Vins, ces cavistes chez qui les vins sont classés en fonction des mets qu'ils accompagnent le mieux: fromage, apériif, viande rouge, poisson etc...Pratique si vous ne savez pas quoi servir dimanche avec le carré d'agneau que vous allez cuisiner pour vos amis.

Ces cavistes qui aiment aussi bien manger nous recevaient donc dans leur boutique pour une formation théorique et pratique sur le bordelais. Après un petit verre de rosé de merlot bordelais en apéro Jérémy commence la présentation du vignoble bordelais: quelques chiffres d'abords, Bordeaux étant la région de tous les records en terme de production et de commercialisation (j'aime particulièrement celui-ci: dix bouteilles de Bordeaux débouchées toutes les secondes dans le monde!), puis quelques repères historiques. Mais attention, pas une énumération de dates, Jérémy ne parle pas d'histoire il nous raconte l'histoire: les romains, les anglais, Aliénor d'Aquitaine, la famille de Pontac, le Ho-Bryan, Montesquieu, le docteur Guyot, le baron de Rothschild, Jacques Chirac, tout ceux qui ont contribué à l'histoire du vin de Bordeaux étaient là mardi soir. Sans oublier la mention des premiers crus, grand crus et autres crus bourgeois, ça fait toujours bien de connaître les noms même si on en boit jamais.

Jérémy passe ensuite le relais à Pierre-Benoît (PB), l'homme qui avait comparé la syrah et le grenache à Ringo Starr et Paul Mc Cartney en mai dernier (waouh ça fait déjà presque un an!), une comparaison ludique et efficace puisque je m'en souviens encore! Ce soir nous avons trois cépages rouges, à qui va t-il les comparer: the Police? Destiny's Child? Riri, Fifi, Loulou? Bill, Hillary et Monica? Eh bien non, rien de tout ça, PB utilisera simplement son entrain et sa passion pour nous décrire les principaux cépages rouges (cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot) et blancs du bordelais (sauvignon et sémillon): leurs caractéristiques, les vins qu'ils donnent, les arômes, les textures, les accords avec les mets. En parlant d'arômes et de mets, il est temps de passer à la pratique!

Autour d'un joli plateau de charcuteries la dégustation à l'aveugle commence par un rouge soyeux, souple, et marqué par des notes boisées. Les plus avertis (oui on est un groupe de dégustateurs avertis...:-) reconnaissent le merlot, il y a donc de fortes chances que nous soyons sur la rive droite; gagné il s'agit d'un Pomerol, Les Colombiers de Feytit 2006. La robe du second vin est plus concentrée, ça sent le poivron, c'est plus tannique. Inévitable dans une soirée bordelaise qu'un vin à dominante de Cabernet-Sauvignon dégageant cet arôme si typique de poivron! Nous sommes dans le Haut-Médoc, pour un Clos du Jaugueyron 2002. Le dernier rouge m'a beaucoup plu: déjà à l'oeil on voit les notes d'évolution, le vin part sur des touches tuilées sur le disque au bord du verre. Au nez c'est complexe, difficilement définissable (= je me rappelle plus). En bouche c'est tout doux, les tanins sont bien fondus, c'est une caresse pour le palais. Au niveau des arômes ça champignonne un peu, on a des notes de sous-bois, et la finale est sur des notes plus tertiaires (épices, tabac comme le dit Thierry, le troisième larron de WCPM). C'est bon, ça tient, ça dure, c'est vraiment un vin de grand plaisir. Un Saint-Estèphe, Cos d'Estournel 1994.

Ranger vos idées reçues, on amène le plateau de fromages avant de passer à la dégustation des blancs. On commence par un vin que j'ai bien aimé, dégageant des arômes d'ananas à plein nez (trop fastoche, c'est du sauvignon); c'est sec, vif, facile, rafraîchissant, testé avec du chèvre et du chèvre avec des herbes, moi j'ai bien aimé. Quand certains ont dit que ça sentait un peu le pipi de chat (j'ai ps trouvé, mais en même temps j'ai pas de chat) ça m'a fait un peu bizarre mais ça n'empêche que j'ai accroché sur ce sauvignon vieilles vignes 2006 du Château la Bertrande. Le second j'ai moins apprécié, c'était un peu rond et gras (plus que le premier en tous cas), moins arômatique (oui je préfère les vins faciles, c'est bon tout le monde le sait), c'était un Pessac-Léognan, Château Pontac (les revoilà ceux-là?)-Montplaisir 2006. A nouveau un grand vin pour clore la dégustation des blancs. Bon avant même d'ouvrir la bouteille on se doutait un peu qu'on aurait un sauternes...Une robe dorée, brillante, concentrée, au nez des arômes de cire, de miel, de coing, de fleur d'oranger, une bouche riche, explosive, dans laquelle les arômes et le sucre sont soutenus par une acidité discrète mais efficace. Un pur bonheur, un pur plaisir, et un accord plus qu'approprié avec la fourme d'Ambert...hummmm...j'en ai repris deux fois du Château Myrat 2001!

Une nouvelle soirée sympa et ludique avec WCPM!

Mets & Vins, 14 rue Saussier Leroy, Paris 17, M° CDG Etoile (1) ou Ternes (2)

Mes Accords Mets Vins, 10 rue Bridaine, Paris 17, M° Rome (2) 

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12 mars 2009

Lafont Fourcat Blanc 2007

lafont_fourcat_2007__3_Ouvert cette semaine une bouteille de Château Lafont Fourcat 2007, une bouteille offerte par le célèbre caviste Laurent Baraou. Un vin de Bordeaux fait à partir de muscadelle uniquement, un cépage qui entre souvent dans l'assemblage produisant les célèbres Sauternes ou autre Monbazillac. Ici, j'ai trouvé le premier nez iodé, frais et salin. La robe est très très claire, limpide, presque transparente. En bouche l'attaque est bien fraîche et je suis tout de suite frappée par son côté légèrement perlant, ça pétille sur la langue et ça renforce l'idée de fraîcheur. Ensuite c'est bien tendu sans être trop acide, la longueur bien comme il faut, assez pour en profiter, bel équilibre. Bien pour un apéro léger et improvisé.
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Le réchauffement du vin à température ambiante permet la libération de nouveaux arômes, de fleurs blanches type acacia. En bouche le côté tendu et salin perdure, et se marie plutôt bien avec les pâtes saumon/chèvre, repas tout autant improvisé que l'apéro.

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21 décembre 2008

Jeu de l'oie

On continue avec le repas Noël avant l'heure. Le plat, cuisiné par môman: une oie rôtie, sauce myrtilles, le tout avec des pommes caramélisées. Et pour accompagner tout ça pôpa avait sorti deux très belles choses, des vieilles bouteilles: on comme avec un Saint-Emilion château Quinault 1982, un vin plus vieux que moi, trop la classe. Admirez la bouteille et le bouchon:

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On l'a quand même goûté avant que les invités arrivent, pour s'assurer que c'était buvable. La robe est impec, elle commence tranquillement à tirer sur le tuilé mais a gardé toute sa splendeur, sa limpidité et sa brillance. Au nez on sent légèrement du fruit, de la cerise, mais le nez est dominé par des arômes tertiaires, de fumé et de cuir. En bouche c'est du velours, les tanins sont complètement fondus, très peu d'acidité, une longueur pas extraordinaire mais très agréable sur ces notes tertiaires. Et puis ça se mariait parfaitement bien avec le plat, lui aussi marqué par les fruits (myrtilles, pommes). Trop la classe internationale de boire un vin si vieux. Quand je serai grande j'aurai aussi des vins super vieux!

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On a poursuivi le repas avec le même, mais dans un millésime différent: Château Quinault 1985. La bouteille était moins marquée par le temps donc nous ne l'avions pas goûtée avant. Par contre on l'a carafée juste avant de la boire, histoire de dire quoi.

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La robe était moins intense que sur le 82, et rubis, qui ne tournait pas encore vers l'orangé. Le nez était moins expressif, sans les arômes de fumé et de cuir qui étaient évident avec le 82. La bouche était du même type, velours, agréable, mais moins d'arômes, donc un peu décevant après le précédent...

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A gauche le 1982 avec son dépôt, à droite le 1985

Conclusion: c'est beau et bon le vin quand ça vieillit bien! Ca motive, ça encourage à faire abandonner quelques bonnes bouteilles dans la cave pendant plusieurs décennies... 

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03 novembre 2008

Apéro Bordeaux

bandeau_apero_bordeauxC'est le nom de l'opération de com' du Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Une inscription en ligne et ils vous envoient trois bouteilles de vin à déguster entre amis. En échange vous vous engagez à aller poster un commentaire sur le site de l'opération. Je ne suis pas forcément fan des opérations commerciales mais je trouve que cette opération de com' est un concept plutôt très sympa; j'ai reçu sans souci mes trois bouteilles par la Poste:

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Un déjeuner entre collègues et hop l'occasion était toute trouvée pour déguster mes trois échantillons. J'avais sorti tout le matos, verres, carafe, drop stop, et les serviettes en papier qui vont bien:

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Les bouteilles ont été dégustées à l'aveugle tout au long du repas, de l'apéro au dessert, et mes invités ne connaissaient que la région. J'avais choisi de carafer un des vins, le seul composé de trois cépages; je me suis dit qu'il aurait peut-être besoin d'un peu de temps pour s'équilibrer et s'ouvrir.

1er vin: premier nez discret, puis des arômes de griotte et de fruits noirs/rouges compotés (framboise, cassis, mûre). En bouche c'est assez léger, c'est soyeux avec des tanins fondus, c'est léger et la finale est un peu courte. Cependant j'ai bien aimé pour débuter le repas. Le verre vide est très marqué par les arômes de cerise. Carine a reconnu facilement le Merlot, par contre sur le millésime la tablée a eu plus de mal. On a senti la jeunesse mais on a plus tablé sur 2005/2004. Or il s'agissait d'un Château Haut Nadeau Réserve Propriétaire 2006 (84% merlot - 16% cabernet sauvignon).

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2ème vin on passe à la carafe: forcément il est bien plus ouvert, sur des notes poivrées. On retrouve également des arômes de cerise noire, bien mûre. En bouche c'est un peu astringent mais on sent que c'est plus structuré, plus complexe. La finale est plus longue, tout le monde apprécie, c'est mieux que le premier vin. L'aurais-je avantagé par mon carafage??? Sur le millésime on tente du 2005, eh non, ce sont tous des 2006! Celui-ci était un Château Le Barry, fait par monsieur Philippe Brieux. Un vigneron indépendant que vous pouvez découvrir ici, et que vous pourrez rencontrer au prochain salon des vignerons indépendants fin novembre à Paris.

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Troisième vin: pof pof pof, pas été séduite du tout par celui-ci...peut-être parce qu'il arrivait en fin de repas et après le vin carafé. Un nez de poivron vert, pas très expressif en bouche, et trop marqué par le bois. Il s'agissait d'un Château la Mothe du Barry cuvée design 2006 (100% merlot).

Merci à Apéro Bordeaux pour cette dégustation, et merci aux vignerons qui participent. J'essaierai d'aller les voir "en vrai" sur les prochains salons. Retrouvez les commentaires de mes collègues dégustateurs ici. Une dernière chose m'intrigue: trois vins et deux dont le nom contient Barry? Comment se fait-ce? Parce que pour l'intellectuelle que je suis (:-)), du Barry ça me fait penser depuis que j'ai reçu les bouteilles à la maîtresse de Louis XV. Celle que Marie-Antoinette ne pouvait pas voir (cf biographie de Marie-Antoinette). Avait-elle des terres dans le Bordelais ou est ce que ça n'a rien à voir??

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04 août 2008

Anti Déprime

spleen

Je me plains souvent du "bordel" de Bordeaux, de l'infinité d'appellations, de crus, de domaines etc...cette région est complètement illisible, ce qui m'énerve parfois, mais constitue également une mine de découvertes. Il esy impossible d'avoir fait le tour en Bordeaux, on a toujours quelque chose à découvrir. C'est comme un gamin qui range sa chambre qui est justement en "bordel": il tombe forcément sur un jouet qui lui plaît et avec lequel il n'a jamais joué.

Et bien hier je suis tombée sur un Bordeaux qui m'a plu, un L'Héritage 2003, le second vin de Chasse Spleen (anti-déprime...). Un premier nez discret mais très fin, qui laisse deviner des notes de gros fruits noirs tels que la mûre. En bouche c'est très bien fait, la matière et l'acidité constituent la colonne vertébrale du vin, les arômes de fruits par là-dessus qui viennent donner un peu de fantaisie à ce vin, et enfin des tanins agréables et une acidité droite (dans le sens où elle présente tout le temps qu'on a le vin en bouche) qui donnent à ce vin tout son caractère.

Quelques minutes plus tard le nez s'est clairement ouvert, c'est très très agréable au nez, les arômes de fruits sont plus expressifs et l'on détecte alors des notes poivrées, qui se confirment en bouche. La deuxième bouche (ça se dit ça?) est encore plus agréable que la première, on a toujours la structure, la trame acide, les tanins mais on a en plus une explosion d'arômes, de fruits noirs, d'épices, de poivre, un léger boisé, qui vous caresse les papilles. Très très agréable. Comme quoi Bordeaux c'est pas que le bordel.

Par contre le site internet du Château Chasse Spleen on sent que c'est pas le vigneron friendly qui va tenir un blog, raconter son travail, ou déguster une bouteille avec un client lambda...C'est très pro, très corporate, léger en termes d'information, voire un peu select. C'est genre buvez mon vin et appréciez-le mais ne m'en demander surtout pas plus. Service minimum, mais service de qualité, puisque j'ai vraiment apprécié ce second vin. Et comme quoi bien que 2003 soit un millésime un peu spécial il y a de très belles choses.

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24 juillet 2008

Pétanque, la revanche

PICT4109Pétanque au champ de mars, le 23 juillet, endroit magnifique, temps magnifique, vins pas mal. Cette fois-ci je ne ferai aucun commentaire sur le résultat des parties mais sachez que le terrain n'est pas optimal (pour les professionnels que nous sommes) mais le point positif c'est qu'il y a des lampadaires donc on peut jouer toute la nuit!!!

Dégustés ce soir-là: un rosé des Côtes du Rhône, parfait pour l'apéro, frais, nickel avec le saucisson; on a enchaîné avec le blanc de David Poutays, de l'Ombre à la Lumière, et on a fini par un Montagne Saint-Emilion du Château Haut-Goujon.

Bon j'avoue le rosé j'ai pas le nom, pas de photos, et je ne me rappelle pas de grand-chose donc je vais sécher sur celui-ci.

Le blanc je m'en rappelle et j'ai fait des photos (quelle égoïste, tout ça parce que c'est moi qui l'avais amené). Conseillé par un collègue, j'avais hâte de voir ce que ça donnait. Un vin blanc 100% sémillon fait en biodynamie dans la région de Bordeaux, sans souffre si ce n'est "le souffre issu du minéral comme c'est écrit sur la bouteille). On a bien aimé le nom, l'étiquette, le bouchon assorti.

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Et moi j'ai bien aimé le dépot au fond de la bouteille, c'est pas propre ni lisse ni brillant mais ça fait "vrai". Comme quand on achète une vraie bouteille de jus de pomme avec de la pulpe au fond. Bref au niveau dégustation c'était pétillant (normal??), et très poire, très sucré. En plus il n'était plus assez frais donc on ressentait vraiment le sucre. On aurait dit du poiré (bon je savais pas ce qu'était jusqu'à hier mais maintenant je sais...). C'est dommage qu'il n'y ait pas une pointe d'acidité en finale qui pourrait relever le tout plutôt que le sucre reste en bouche. A revoir, et je demanderai des comptes à celui qui me l'a conseillé! :-)

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On finit avec un Montagne Saint-Emilion du Château Haut-Goujon dont voici la fiche, un 2003 je crois. Au nez c'est très mûre, un nez ouvert de gros fruits noirs. En bouche en retrouve le fruit avec en plus des notes plus évoluées, ou bien c'est peut-être le bois que j'ai ressenti. En tous cas le truc qui m'a surprise c'est qu'il n'y avait pas de tanins. Je ne suis pas une grande fan des tanins car je n'aime pas cette sensation sèche et de rétractation des papilles, mais là je ressentais un manque, un vide. A revoir donc, notamment au salon des Vignerons Indépendants puisqu'il me semble que ce domaine sera présent au prochain salon parisien.

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08 juillet 2008

Livraison

PICT3718Cette semaine livraison en provenance de la région de Bordeaux: du rouge et du blanc de chez David Poutays, et du Sauternes du Rousset Peyraguet (Alain Dejean), les deux domaines sont en biodynamie.

Vignerons pas rencontré, vins pas goûtés, mais mon prof particulier d'oenologie m'en a dit que du bien! Et je lui fais entièrement confiance! En échange je lui ai donné une bouteille de Rozé pour qu'il se débarasse de ses préjugés sur le rosé. Moi j'ai été déçue par rapport à l'impression que j'ai eue à Bû, mais lui il a bien aimé. Et puis il a même insisté donc je me dis que c'était pas uniquement pour me faire plaisir!

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De l'Ombre à la Lumière (Blanc 2005) et Les Caprices du Temps (Rouge 2004)

Je vous reparle du David Poutays et du Rousset Peyraguet dès que je les ai goûtés (le problème c'est que les Sauternes il faut les oublier un moment au fond de la cave...)

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22 juin 2008

Bordeaux

Dernier cours de l'année à l'Union des Oenologues de France; sur Bordeaux, sans doute la plus connue des régions viticoles françaises. Nous avons donc voyagé pendant 2h30 autour de l'estuaire de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne. Ah ça sentirait presque les vacances dis donc...Voici mes trois préférés sur les 10 vins dégustés:

  • Saint-Julien, Château Lalande-Borie 2005

Un vin qui est encore jeune, donc qui reste sur le fruit (cerise), le fruit frais; des tanins qui devraient se fondre et s'affiner au fil du temps. Aucune trace de bois, de vanille ou de fumé malgré le passage en fût; c'est délicat et fin, un vin très bien travaillé qui devrait pouvoir se garder encore minimum trois ans.

  • Pauillac, Lacoste-Borie 1998, second vin de Grand Puy Lacoste

Robe grenat qui malgré le temps ne présente aucune trace de vieillissement, pas de disque orangé ni rien. Au nez c'est plus complexe qu'un vin jeune très porté sur le fruit. Sur celui-ci j'ai eu beaucoup de mal à exprimer ce que je ressentais. En bouche c'est magnifique, c'est structuré, complexe, arômatique, et les tanins ont très très bien évolués; ils sont omniprésents mais très fins et continuent de donner sa structure au vin. Excellent vin, qui fait encore plus rêver quand on pense à l'agneau local qu'il pourrait accompagner...décidément ça sent vraiment les vacances...

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Les dégustations ça se passe là et comme ça

  • Sauternes, Château La Tour Blanche Donation Osiris 1997

L'apothéose de la soirée, sans aucun doute. Et avant de vous parler dégustation je vais faire un peu d'histoire puisque ce domaine a l'air "ouvert" (contrairement à certains domaines de Bordeaux) et il a surtout une histoire un poil originale. Le Château LTB a été classé 1er cru de Sauternes en 1855 pour l'Exposition Universelle. En 1909 le dernier propriétaire du domaine surnommé Osiris propose de léguer le domaine à l'Etat Français à condition qu'une école de vinification et de viticulture soit construite sur cette terre. Le domaine est aujourd'hui géré de façon classique et peut se visiter à longueur d'année et propose un parcours oenologique dans les vignes. Visiblement ils ont bien compris ce qu'est l'oenotourisme, et ce n'est pour me déplaire. On passe à la déguss'?

Robe magnifique couleur paille, dorée au soleil. Et brillant également, il y avait même un léger dépôt (du tartate de potassium ou un truc comme ça). C'est ça le verre dégageait du soleil en fait. Un nez très ouvert et expressif, des notes de miel, de cire, de caramel, pareil on ferme les yeux et on se croit...en vacances! Plus sérieusement on se croit au soleil avec un filet d'arômes sucrés qui nous passent sous le nez. En bouche on retrouve toutes ces sensations avec en plus un filet d'acidité donné par des notes d'agrumes, acidité que l'on ressent en finale et qui donne une splendide longueur au vin. L'intervenant a suggéré de le boire sur une caille aux raisins sauce au miel. Purée ça sent définitivement les vacances...

L'année de dégustation est finie, je recommande ce genre de cours à tous les débutants. C'est formateur, ça donne une vue d'ensemble des régions viticoles françaises, avec chaque fois une dégustation de 8 vins minimums (majoritairement des vins qui concourent aux Vinalies) ce qui permet de se forger un palais, une bibliothèque d'arômes, et puis tout simplement de définir ou d'affiner son goût et ses préférences en matière de vins. Et en fait c'est pas tout à fait fini puisque en octobre prochain on remet ça pour les vins d'Europe et du monde.

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