Une soirée faite de tests culinaires et des accords oenologiques qui vont avec, et au cours de laquelle le vin blanc et la Bourgogne en particulier ont eu une belle place. Dès l'entrée, avec un Chablis Vieilles Vignes 2005 de chez Daniel-Etienne Defaix qui accompagnait du saumon fumé, vinaigrette, pomme granny. J'attendais la salinité, la fraîcheur et le côté mentholé de ce vin, mais il m'a surpris par de très agréables arômes de miel, une belle tenue en bouche et une longueur fraîche et efficace; des notes briochées, un peu gras, ce petit côté du miel et une très belle alliance avec le plat; une très belle surprise, et une fois encore la preuve que le vin évolue, souvent pour le plus grand bonheur de nos papilles.

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Le plat avait été cuisiné spécialement pour le vin; acheté à Buvons Nature en décembre 2008 le vigneron Gilles Vergé avait proposé deux accords possibles: foie gras poelé et poulet aux morilles. J'avais choisi la seconde proposition pour hier soir, avec des tagliatelles fraîches. Franchement le plat en lui-même est un régal (oui, j'aime me lancer des fleurs), et l'accord avec le vin était pas mal non plus. Le vin c'était l'Ecart 2003, un vin fait en Bourgogne à Viré par Gilles et Catherine Vergé. Des vignerons qui ont un domaine de 5 ha à Viré, qui travaillent de la façon la plus naturelle possible, et qui n'ajoutent pas de souffre à leurs vins. Vous en saurez plus sur le domaine en allant voir les quelques pages qui leur sont consacrées ici.

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Photo0786La bouteille, fermée à la cire, n'est pas la plus facile que j'ai eue à ouvrir; j'ai ensuitePhoto0785 carafé le vin, environ 2h, afin de dissiper d'éventuelles notes foxées et que le vin puisse exprimer tous ses arômes. Au nez "ça sent fort", et certains trouvent qu'il a un nez "sucré". Que nenni que nenni c'est bien à un Chardonnay sec que nous avons à faire, des vignes âgées de plus de 85 ans et la fameuse année de la canicule. Je ne sais pas si la couleur dorée du vin provient de la concentration ou de l'évolution, mais c'est en tous cas du plus bel effet. Un vin expressif au nez, et qui une fois passées les notes naturelles dévoile de suite des notes de fruits mûrs type pomme au four, ce qui est en cohérence avec sa robe, j'apprécie. En bouche c'est complexe, beaucoup de sensations, des arômes qui arrivent, viennent, s'en vont, reviennnent: du fruit mûr, du miel, une acidité qui ressemble à celle des agrumes, et du grillée du grillé du grillé, avec une finale, grillée. Moi franchement j'aime bien, les arômes, la tenue, le caractère, et c'est vrai que ça va bien avec le plat. C'est slurp.

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Photo0791Direction le sud pour le dessert, d'origine italienne, mais ici revisité. Nous étions sur un tiramisu au pain d'épice, et pour l'accompagné un vin déjà testé avec du pain d'épice: Elixir du Roy, un Rivesaltes 2008 élevé en barriques et dégusté lors du Tupperwine Vin & Chocolat en novembre dernier. Une robe ambrée et limpide, un nez super expressif sur les fruits confits, compotés, le pruneau, le miel à nouveau (c'était très miel ce soir-là). Les larmes épaisses coulent tranquillement sur la paroi du verre, c'est très joli. On retrouve en bouche les mêmes notes qu'au nez, c'est sucré, fruité, fin, on a de l'écorce d'orange et un peu d'acidité vient nous alléger les papilles, le vin de Pierre Schneider a plu à tout le monde. L'accord avec le sucre du dessert, le pain d'épice au miel et aux fruits confits était lui aussi très réussi.

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