29 avril 2009
Satisfait et remboursé
C'est le deal que vous propose le domaine Bérénas, à Nébian dans le Languedoc, un domaine repris par Christophe Tison et son épouse en 2005. Un domaine de plus de vingt hectares produisant sept vins répartis en quatre familles: Collines d'Oc blanc & rouge, l'Ixia rosé, l'Impatiens blanc & rouge et l'Iris blanc & rouge.
Ce qu'ils vous proposent aujourd'hui c'est de découvrir leurs vins grâce à leur caisse découverte (2 blancs, trois rouges, un rosé pour 67€) et de vous rembourser cette caisse sous forme de bons d'achat pour une prochaine commande. En gros si ça vous plaît, vous pouvez avoir deux caisses pour le prix d'une! Un bon moyen de découvrir les vins de ce domaine, de vous plaire plaisir ou de faire plaisir.
Et comme je suis sympa et que je sens que vous hésitez encore avant d'acheter une caisse, je vais vous dire que vous pourriez déguster leurs vins le 5 mai prochain lors d'un Tupperwine qui leur sera consacré...chut, c'est secret...
Par contre pour les caisses dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde il n'en y a que 1001, comme les nuits...(paye ta blague)
26 avril 2009
Welcome to Bordeaux
Mardi dernier nous avons dégusté du Bordeaux chez Mets&Vins, rue Saussier Leroy dans le 17ème. Mets&Vins, ces cavistes chez qui les vins sont classés en fonction des mets qu'ils accompagnent le mieux: fromage, apériif, viande rouge, poisson etc...Pratique si vous ne savez pas quoi servir dimanche avec le carré d'agneau que vous allez cuisiner pour vos amis.
Ces cavistes qui aiment aussi bien manger nous recevaient donc dans leur boutique pour une formation théorique et pratique sur le bordelais. Après un petit verre de rosé de merlot bordelais en apéro Jérémy commence la présentation du vignoble bordelais: quelques chiffres d'abords, Bordeaux étant la région de tous les records en terme de production et de commercialisation (j'aime particulièrement celui-ci: dix bouteilles de Bordeaux débouchées toutes les secondes dans le monde!), puis quelques repères historiques. Mais attention, pas une énumération de dates, Jérémy ne parle pas d'histoire il nous raconte l'histoire: les romains, les anglais, Aliénor d'Aquitaine, la famille de Pontac, le Ho-Bryan, Montesquieu, le docteur Guyot, le baron de Rothschild, Jacques Chirac, tout ceux qui ont contribué à l'histoire du vin de Bordeaux étaient là mardi soir. Sans oublier la mention des premiers crus, grand crus et autres crus bourgeois, ça fait toujours bien de connaître les noms même si on en boit jamais.
Jérémy passe ensuite le relais à Pierre-Benoît (PB), l'homme qui avait comparé la syrah et le grenache à Ringo Starr et Paul Mc Cartney en mai dernier (waouh ça fait déjà presque un an!), une comparaison ludique et efficace puisque je m'en souviens encore! Ce soir nous avons trois cépages rouges, à qui va t-il les comparer: the Police? Destiny's Child? Riri, Fifi, Loulou? Bill, Hillary et Monica? Eh bien non, rien de tout ça, PB utilisera simplement son entrain et sa passion pour nous décrire les principaux cépages rouges (cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot) et blancs du bordelais (sauvignon et sémillon): leurs caractéristiques, les vins qu'ils donnent, les arômes, les textures, les accords avec les mets. En parlant d'arômes et de mets, il est temps de passer à la pratique!
Autour d'un joli plateau de charcuteries la dégustation à l'aveugle commence par un rouge soyeux, souple, et marqué par des notes boisées. Les plus avertis (oui on est un groupe de dégustateurs avertis...:-) reconnaissent le merlot, il y a donc de fortes chances que nous soyons sur la rive droite; gagné il s'agit d'un Pomerol, Les Colombiers de Feytit 2006. La robe du second vin est plus concentrée, ça sent le poivron, c'est plus tannique. Inévitable dans une soirée bordelaise qu'un vin à dominante de Cabernet-Sauvignon dégageant cet arôme si typique de poivron! Nous sommes dans le Haut-Médoc, pour un Clos du Jaugueyron 2002. Le dernier rouge m'a beaucoup plu: déjà à l'oeil on voit les notes d'évolution, le vin part sur des touches tuilées sur le disque au bord du verre. Au nez c'est complexe, difficilement définissable (= je me rappelle plus). En bouche c'est tout doux, les tanins sont bien fondus, c'est une caresse pour le palais. Au niveau des arômes ça champignonne un peu, on a des notes de sous-bois, et la finale est sur des notes plus tertiaires (épices, tabac comme le dit Thierry, le troisième larron de WCPM). C'est bon, ça tient, ça dure, c'est vraiment un vin de grand plaisir. Un Saint-Estèphe, Cos d'Estournel 1994.
Ranger vos idées reçues, on amène le plateau de fromages avant de passer à la dégustation des blancs. On commence par un vin que j'ai bien aimé, dégageant des arômes d'ananas à plein nez (trop fastoche, c'est du sauvignon); c'est sec, vif, facile, rafraîchissant, testé avec du chèvre et du chèvre avec des herbes, moi j'ai bien aimé. Quand certains ont dit que ça sentait un peu le pipi de chat (j'ai ps trouvé, mais en même temps j'ai pas de chat) ça m'a fait un peu bizarre mais ça n'empêche que j'ai accroché sur ce sauvignon vieilles vignes 2006 du Château la Bertrande. Le second j'ai moins apprécié, c'était un peu rond et gras (plus que le premier en tous cas), moins arômatique (oui je préfère les vins faciles, c'est bon tout le monde le sait), c'était un Pessac-Léognan, Château Pontac (les revoilà ceux-là?)-Montplaisir 2006. A nouveau un grand vin pour clore la dégustation des blancs. Bon avant même d'ouvrir la bouteille on se doutait un peu qu'on aurait un sauternes...Une robe dorée, brillante, concentrée, au nez des arômes de cire, de miel, de coing, de fleur d'oranger, une bouche riche, explosive, dans laquelle les arômes et le sucre sont soutenus par une acidité discrète mais efficace. Un pur bonheur, un pur plaisir, et un accord plus qu'approprié avec la fourme d'Ambert...hummmm...j'en ai repris deux fois du Château Myrat 2001!
Une nouvelle soirée sympa et ludique avec WCPM!
Mets & Vins, 14 rue Saussier Leroy, Paris 17, M° CDG Etoile (1) ou Ternes (2)
Mes Accords Mets Vins, 10 rue Bridaine, Paris 17, M° Rome (2)
24 avril 2009
Vendredi du Vin 23: le printemps dans nos verres
Un thème assez ouvert pour ces 23ème vendredis du vin: le printemps. Eh oui qui ne l'a pas remarqué, le soleil brille, les températures montent, les arbres verdissent, les fleurs fleurissent, les terrasses se remplissent et les bouteilles se vident! J'ai choisi pour ce thème un vin naturel qui tout comme le soleil et la chaleur du moment, tombe du ciel. C'est un vin de table naturel fait par Frédéric Rivaton que j'avais acheté au salon Buvons Nature en décembre dernier. Un 100% carignan fait en macération carbonique (on met les grappes entières dans une cuve saturée en dioxyde de carbone, cette technique permet de révéler les arômes primaires de vin comme le fruit, et donne des vins peu tanniques, pour le reste vous faites comme moi vous tapez "macération carbonique" dans google:-). A l'ouverture de la bouteille ça sent un peu le renfermé, donc je décide de le carafer. C'est rigolo parce que le bouchon lui, sent la fleur, genre la pivoine (eh oui je sniffe les bouchons).
Dans le vert on a toujours cette odeur d'animal, arômes que l'on ne ressent absolument pas en bouche. C'est plutôt très fruit, noirs, cassis, mûres, myrtilles, il n'y a même pas l'assèchement de la bouche en finale que j'avais ressenti en le goûtant au salon, la finale est assez courte, c'est bon. Surtout après deux semaines passées au pays des caribous!
Autant pour le nom que pour ses caractéristiques gustatives, Tombé du Ciel convient parfaitement à ce thème printanier. Et il ne coûte pas très cher (7,5€).
16 avril 2009
Ca goûte bien!
L'Abracadrabantesque 2008 du Domaine des Terres Promises a accompagné notre repas de burgers maisons au bbq, qui étaient au passage excellents. Un rhume m'empêche de vous raconter la moindre sensation olfactive ou gustative. Tout ce que je peux dire c'est que c'est un vin léger et facile à boire (rien de péjoratif dans tout ça), pas de tanins, ça passe tout seul. Mon premier vin de 2008 je crois, et c'est très bien, ça a plu à tout le monde, même au canadien qui entre deux gorgées de bière a daigné le goûter, et il en a repris, quel succès!
13 avril 2009
Good Friday
Not so good en fait, puisqu'il s'agit du vendredi saint et que tous les vignobles de la péninsule de Niagara étaient fermés pour l'occasion! Ca n'empêche pas de profiter des célèbres chutes, de la rivière et du lac Ontario mais GRRRR quand même. Pour l'usine à touristes que constitue la région c'est décevant! Parce que ici on ne se pointe pas à l'improviste, tout est indiqué et organisé, c'est une vraie industrie (à touristes). Aucun risque de tomber sur un vignoble du genre "tourner à droite au croisement avec le D62, longer le chemin de terre jusqu'à la cabane, le domaine est là". Et ce n'est pas faute d'avoir essayé, la fille du Visitor Information a appelé tous les domaines! Je n'ai donc que quelques photos à proposer même pas très intéressantes puisque les ceps sont taillés bien ras. On remarque juste que comme au Québec l'été dernier c'est complètement plat, et que la plupart des domaines disposent de la fameuse éolienne qui réchauffe l'air au printemps pour éviter les gelées:
Heureusement les magasins pour touristes restent ouverts et vous proposent les produits locaux: confiture de Chardonnay et de Icewine...
08 avril 2009
Fondue au chocolat
Un excellent vin pour aller avec une fondue au chocolat: Maydie 2006, du château d'Aydie, un vin acheté au salon des vignerons de Champerret 2008. C'est un vin de liqueur (un vin muté, c'est à dire dans lequel on a ajouté de l'alcool pour stopper la fermentation => c'est chargé en alcool, 17°, et en sucre!) fait uniquement à partir du cépage tannat, le cépage du madiran. Ca nous donne un vin concentré, d'une intense couleur qui tire sur le violet, et qui laisse de lentes et jolies larmes sur le verre, comme si c'était un concentré de jus de fruit. D'ailleurs au nez c'est comme du jus de fruit, cassis, mûre, et cerise à l'eau de vie. On retrouve cette sensation en bouche, avec le même genre d'arômes, plus pruneaux à l'eau de vie, on sent vraiment les fruits macérés dans l'alcool. Le passage en barriques pendant un peu plus d'un an donne au vin un côté patiné, on ne sent pas du tout les tanins caractéristiques du Madiran. C'est slurp et ça accompagne diablement bien la fondue au choc!






