dindonswine

Le blog qui fait glou glou et qui parle du vin sous toutes ses formes!

30 mars 2009

Vignerons indépendants - Champerret 2009

Bien difficile de faire le salon le dimanche après-midi le week-end du changement d'heure...les vignerons sont clairement fatigués et du coup pas hyper bavards ni agréables, à partir de 15h c'est vraiment la grande foule, et en plus certains vins sont en rupture de stock!!!! Pourtant je gardais plutôt un bon souvenir de ma visite du lundi matin l'année dernière....

***

On commence la visite par un domaine dont j'attendais beaucoup, François Chidaine en Montlouis, un vigneron emblématique de la région, qui est en biodynamie depuis 1999. L'accès au stand n'est pas facile, ce qui accroît encore mes attentes...On commence par deux vins secs, Les Bournais 2007, servi trop chaud, complètement fadasse, puis Les Choisilles 2006, servi plus frais, plus rond et plus arômatique que le premier mais toujours rien d'extraordinaire...Bon on va passer aux demi secs sinon on ne va pas s'en sortir, nous voici donc à goûter un Tuffeaux 2006; bon c'est pas mal, il y a un bel équilibre entre le sucre et l'acidité, mais aucune expression, pour moi un vin qui n'a aucune personnalité. Du coup je me suis arrêtée là car après trois vins si aucun ne me plaît je n'insiste pas! Je ne sais pas si c'est dû aux conditions de dégustation mais grosse déception. Pour la peine pas de photos, na.

On continue sur les blancs avec cette fois une valeur un peu plus sûre (du moins je l'espère), le Domaine Richou du côté d'Angers en Anjou et Côteaux de l'Aubance. Les Violettes 2005 m'avaient pas mal plûes avec un petit chocolat au citron vert de chez Arnaud Lahrer. A noter l'accueil sympathique sur le stand, malgré le monde, je tiens à la souligner car ce n'est pas le cas partout. Cette fois nous allons commencer par les secs, tous en Anjou blanc (chenin): d'abord le Chauvigné 2005, une entrée de gamme très intéressante (5,95€), qui a vieilli sur lies pendant un an, et qui plaît par sa fraîcheur et son acidité. Pourra accompaner un poisson cuit en papillote, des fruits de mer type langoustine ou crabe. Les Rogeries 2006 (terroir volcanique), ont passé environ 18 mois sur lies en barrique, ce qui donne un vin avec une belle robe dorée bien brillante, des notes de fruits blancs au nez, et de pamplemousse bien mûr. En bouche c'est super agréable, c'est rond et gras, mais ça garde de la fraîcheur et de l'acidité, parfait pour des poissons cuisinés en sauce. Enfin un demi sec, Les Grandes Rogeries 2007; c'est donc la parcelle des Rogeries mais le sommet, l'exposition et la maturité des raisins sont donc différents. C'est bon, il y a un bel équilibre entre le sucre et l'acidité, mais j'imagine mal quand et comment boire ça...

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Les Grandes Rogeries 2007, Domaine Richou

Photo0665On passe ensuite aux Coteaux de l'Aubance, en commencant par La Sélection 2007, un assemblage de divers parcelles. Un peu trop lourd et marqué par le sucre à mon goût. Le Pavillon 2007, c'est plus arômatique, bien droit et marqué par une belle trame acide qui dissipe les effets du sucre trop présents dans le vin précédent. On termine par celui que l'on avait goûté avec le chocolat, Les Violettes, mais pas dans le même millésime puisque nous avons ici le 2007: fin, élégant, et aérien. C'est subtil, arômatique, avec des notes de fruits blancs (poire) et d'agrumes, très très bon. Par contre ils ont déjà tout vendu (16,8€), dommage. Je leur prends donc une bouteille des Rogeries (9,6€).

On passe ensuite à des vins rouges et on va droit dans le sud de la France, dans l'appellation Faugères. J'ai fait un petit tour sur vinsurvin ce matin et Fabrice parle du Château des Peyregrandes comme d'un gros coup de coeur. On va donc voir ce que ça donne, sachant que Faugères n'est pas une appelation dont je ne suis pas spécialiste. On commence par le Domaine Benezech Boudal 2006, une entrée de gamme (jeunes Photo0666vignes) à 4,8€ qui me paraît un peu verte, un peu jeune, comme si les raisins (grenache, carignan, syrah, mourvèdre) n'avaient pas été assez mûrs (ou alors la jeunesse des vignes). Le Château des Peyregrandes 2006 a déjà plus de structure et de matière, mais je retrouve le nez un peu de terre humide du premier, c'est très bizarre... Les versions Prestige suivantes sont passées en barriques, le Prestige 2000 est franchement un peu passé, un peu creux, avec une robe marquée par l'évolution. En plus je demande comment ça se fait qu'il leur reste du 1999 et du 2000 et le monsieur explique qu'en 2000 ils ont produit beaucoup, parce que bon le millésime 2000 c'est marquant! Oui mais encore? Même si ça c'est sans doute beaucoup fait cette année là, c'est un peu moyen comme esprit...Le Prestige 2005 a plus de vivacité, avec des tanins encore en pleine forme, mais je n'accroche toujours pas...Et là je devrais arrêter normalement, mais la Cuvée Charlotte 2005 arrive, et comme j'ai une amie qui s'appelle Charlotte je dois absolument goûter: essentiellement composée de syrah, ce vin me plaît bien plus, il est plus arômatique avec des notes de guarrigue, les tanins sont présents mais pas trop, et on retrouve une finale poivrée typique de la syrah, avec une belle longueur. Ouf, j'en prends deux bouteilles (10,6€) et je reste sur une bonne impression! Du coup je n'ai pas testé la cuvée Marie Laurencie que Fabrice encense sur son site. Ce sera pour une prochaine fois.

Photo0667On remonte un peu dans la vallée du Rhône pour aller rendre visite au Domaine de la Milière, découvert lors d'un Tupperwine et regoûté Porte de Versailles. J'avais hésité à acheter des demi bouteilles de Chateauneuf 2005, ce que j'avais regretté donc cette fois je repartirai avec! On commence quand mêmeavec le Côtes du Rhône vieilles vignes 2006, à propos duquel j'ai écrit sur ma feuille "un peu fadasse et trop tannique", je me contenterai donc de ça. On goûte ensuite le Chateauneuf 2005, qui est agréable, arômatique, tannique, bien équilibré et qui laisse présager d'un beau potentiel de vieillissement. Celui-là j'en prends, c'est sûr. Tant qu'à être là on tente le Chateauneuf 2006, qui n'est pas à la hauteur du 2005, peut-être parce qu'il est plus jeune il paraît pour l'instant plus fermé, moins expressif. A noter sur la photo la bouteille de rosé du domaine, qui fait un peu bouteille de parfum (grosse contenance), ça vous plaît comme concept? (moi pas trop).

On redescend dans le sud-ouest pour un petit passage au Château d'Aydie, histoire d'acheter une bouteille de Maydie, le compagnon idéal de vos desserts chocolatés et dont je reparlerai bientôt.

Photo0669Pour finir on descend encore plus bas dans le sud-ouest avec un petit plaisir, les Jurançon moelleux d'un domaine dont la renommée n'est plus à faire: Cauhapé. On commence par Ballet d'octobre 2007, un assemblage de petit et gros manseng vendangé comme son nom l'indique en octobre. Déjà c'est bon, c'est doux, mais on sent peut-être un peu trop le sucre à mon goût, surtout par rapport à ce qui va venir après: Symphonie de Novembre 2005, du petit manseng (cépage que l'on retrouve dans le pacherenc, et dans le gaillac il me semble) uniquement, vendangé donc en novembre. Et là c'est vraiment grand, l'équilibre entre le sucre et l'acidité est très beau, ces notes coing, de miel, de pamplemousse, c'est très agréable. Les idées d'association avec des mets donnent l'eau à la bouche: jarret de veau aux abricots secs, fromage de brebis, aumonière aux pommes et raisins, mmmhhh! Le Noblesse du Temps 2006 (petit manseng vendangé décembre) n'est pas mal non plus, mais mon préféré est clairement le second.

***

Conclusion de belles confirmations, une grosse déception, pas de grandes découvertes mais je n'ai pas pris le temps d'en faire, la chaleur et le monde m'en ont un peu dissuadés... 

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27 mars 2009

Les vignerons indépendants à Paris (Champerret)

10h, ouverture du salon des vignerons indépendants Espace Chaperret à Paris. Ce salon est le rendez-vous incontournable des amateurs de vins à Paris; ils viennent deux fois par an à Paris, en novembre porte de Versailles et en mars à Champerret. Ce dernier est quasiment deux fois plus petit que le premier cité, ce qui est plutôt agréable, ça limite le bruit, le mal de tête, et ça facilite les découvertes et les échanges. Comme d'hab vous pouvez éditer et imprimer le guide sur leur site (c'est ici). Vous ne savez pas où aller? Pas de problème dindonswine peut vous aider modestement:

Dans le Sud-Ouest vous pourrez aller voir le Château d'Aydie dont les madirans et pacherenc de vic bilh sauront vous séduire. Leur vin muté (Tannat Vintage, style porto), vaut aussi le détour. En Saint-Chinian allez donc rendre visite au Domaine des Jougla, aux vins rouges d'un bon rapport qualité prix et aux blancs aromatiques et équilibrés. On remonte un peu plus à l'est de la France et nous voici dans les Côteaux Varois dont le Domaine du Deffends est un excellent représentant. J'apprécie particulièrement leurs blancs dans lesquels on retrouve les cépages typiques du sud de la France (viognier, rolle), et il paraît que le rosé n'est pas mal non plus!

On remonte dans la vallée du Rhône avec un arrêt obligatoire au Domaine de la Millière, découvert lors d'un tupperwine à l'aveugle. Leur Chateauneuf 2005 m'avait ravi les papilles; leur chateauneuf blanc gouté au dernier salon des VI m'avait lui bluffé par son caractère tendu et ses notes citronnées. J'irais également rendre visite au Domaine Saint-Amant, dont j'ai dégusté plusieurs fois le Côtes du Rhône blanc au Café Rouge à la Défense et que j'ai apprécié à chaque fois. Pas de suggestions pour le Beaujolais mais n'hésitez pas à aller rencontrer les vignerons de cette région qui regorge d'appellations de qualité. Eh oui le beaujolais ce n'est pas que le beaujolais nouveau!

On remonte encore un peu et nous voici en Bourgogne, la région du pinot noir pour les rouges et du chardonnay pour les blancs. Les Chablis Laroche, découvert en Tupperwine, regoutés et achetés au salon, vous offriront une belle vue d'ensemble de l'expression du cépage chardonnay sur les différents terroirs du chablisien. J'irais également voir du côté du Domaine Chevalier sur les conseils d'un ami. Enfin, l vous onseille fortement les Domaine Girard (il y en a deux, et je ne sais jamais lequel aller voir, et je ne me rappelle surtout pas duquel j'ai vu...bu...), qui vous feront découvrir une appellation méconnue, le Pernand-Vergelesses, qui se décline en blancs et en rouge.

Pour ceux qui attendent des suggestions au nord de la Bourgogne (= en Champagne), ou encore plus à l'est (Alsace), autant vous dire tout de suite que je n'en ai pas! Par contre plus à l'ouest, dans la vallée de la Loire, vous pouvez aller voir le Domaine Richou, dont vous pourrez apprécier les vins rouges d'Anjou ou les blancs des côteaux de l'Aubance, des vins qui seront de plus en plus "de saison". Enfin en Montlouis j'aurais envie d'aller rencontrer François Chidaine, l'un des vignerons phare de cette appelation, située en face de Vouvray.

C'est fini pour ces petites suggestions, vous pouvez évidemment me faire part des vôtres! Quant à moi j'espère vous faire part de mes découvertes ou coups de coeur prochainement. Vous pouvez également cliquer sur le tag "vignerons indépendants" dans la colonne de droite, vous aurez ainsi accès à tous les posts qui parlent des vins et des vignerons de cette association.

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26 mars 2009

Dîner Lyonnais

chateauneuf_sylvain__1_Un jeune entrepreneur d'origine lyonnaise nous conviait hier soir à un dîner lyonnais, avec produits en provenance directe de la capitale des Gaules. Le fil conducteur de la soirée: un magnum de Chateauneuf du Pape 1999 du Domaine des Fines Roches. On commence par un saucisson lyonnais, tout simplement excellent, goûtu et pas gras. Le vin révèle à ce moment là des arômes plutôt fruités (fruits noirs sauvages, type mûre, ou cassis) en bouche, et épicés en finale. Je suis assez surprise par le caractère léger et fluide du vin, je m'attendais à un vin bien plus charpenté, plus "lourd", avec plus de matière. Je ne sais pas si ce sont ses dix ans d'âge qui l'ont assoupli mais ça donne en tous cas un vin qui passe tout seul.

On poursuit avec un plat typiquement lyonnais, et testé récemment (c'est ça qui est horrible avec un blog, tout le monde sait ce que vous avez fait, bu, mangé), du saucisson cuit à la pistache. Franchement j'aime beaucoup, là encore le saucisson était excellent, charnu et bien cuisiné. Ici ce sont plutôt les arômes boisé et fumé du vin qui se sont révélés, ainsi que quelques tanins.

chateauneuf_sylvain

Enfin après un peu de glace nous finissons la bouteille avec un peu de chocolat Kinder Surprise Grand Cru. Et franchement ce vin va plutôt bien avec le chocolat. Et là je ne sais pas pourquoi mais pour moi le vin dégageait des arômes d'olives noires. Il y'en a qui vont penser que je fume la moquette mais c'est raiment ce que j'ai senti, les olives noires qu'on prend à l'apéro, ou sur des pizzas. Bon ça va pas avec le chocolat mais c'est plutôt agréable comme sensations! Merci au cuisinier pour la soirée!

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23 mars 2009

Déguster dans les beaux quartiers

Photo0644Un bon plan de monsieur C-drick pour ce premier week-end de printemps: le restaurant Le Basilic dans le 7ème avait invité 8 vignerons bios à venir faire déguster leurs produits. Le quartier est plutôt chic, ministères, ambassades, le resto est agréable bien que pas très adapté à l'affluence des dégustations. Car on peut parler d'affluence pour ce dimanche après-midi! De la famille et des amis des vignerons, des amateurs, des professionnels, des jeunes, des moins jeunes, les participants étaient nombreux pour découvrir les vins de huit domaines représentatifs de huit régions bien différentes comme l'atteste cette carte. Eh oui, les dégustations de vins c'est aussi une excellente occasion de réviser sa géographie:


(J'ai encore un peu de mal avec la carte donc merci de dézoomer pour la voir dans son intégralité...)

Photo0632On commence par un énergumène nommé Jérémie Illouz, un oenologue de formation qui avec son associé Mr Parlange vinifie et élève du vin à Cahors et à Montlouis. Un invité de dernière minute qui n'est ni sur ma carte ni sur la feuille dégustation! Il n'est pas propriétaire mais achète du raisin à des vignerons, décide de la date des vendanges et produit ensuite ses vins. Ca donne le domaine Parlange & Illouz qui nous offre son premier millésime dans les deux appellations. On commence par le Clos Michet 2008, son Montlouis, des raisins issus d'une parcelle de 2 ha avec des vignes de 95 ans me semble t-il. Le vin est encore en élevage dans des barriques neuves, mais il est déjà agréable à boire: c'est sec et acide, avec une finale citronnée. Espérons que le bois l'arrondisse un peu et ça sera parfait. Son vin rouge, La Pièce 2008, un cahors, est encore en élevage lui aussi (20 mois en cuve). C'est un 100% malbec, une parcelle de 2 ha également. Au nez on a de fines notes de torréfaction, en bouche ce n'est pas trop tannique pour un cahors, j'ai trouvé la finale fruitée (cassis), et sur les épices (poivrée, ben oui ça attaque un peu le cahors quand même). Tout comme le premier c'est un vin qui se goûte déjà bien.

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La dégustation fut plus rapide avec Jean-Pierre Comor du Domaine les Terres Promises dans les "Côteaux Varois en Provence". On commence par son rosé, l'Apostrophe 2008 (grenache 25%, cinsault 45%, carignan 30%), un vin qui sent bon les vacances, gourmand au nez, mais qui m'a déçu en bouche. Les arômes étaient très discrets, mais le vin faisait quand même preuve d'une belle subtilité (=trop discret pour moi...) parce qu'il y avait du fruit et du poivre. On enchaîne avec l'Antidote 2008, un 100% carignan 100% nature, un vin dans lequel le vigneron a laissé le cépage et le terroir s'exprimer. L'Abracadabrantesque 2008 (cinsault, mourvèdre, carignan) m'a plus plu, mais je n'ai pas pris de notes, quel boulet. Mais j'en ai quand même acheté une bouteille! A noter quand même le nom de la cuvée, qui n'est pas une référence au président Chirac, mais à un vers de Rimbaud (pour les curieux voir l'article de Wikipédia). Les prénoms de toutes les vendangeuses du domaine sont inscrites sur la bouteille: aux Terres Promises les filles ramassent et les garçons portent les caisses!

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On termine par l'Alibi 2008, un syrah grenache élevé en cuves et en barrique. C'est chaud et tannique, je n'accroche pas trop...

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L'intérieur du Basilic, rue Casimir Périer, qui nous accueillait le 22 mars 2009

On va ensuite dans le Minervois, du côté du Domaine Sénat (à deux pas de l'Assemblée Nationale c'est un comble...), un domaine que vous pouvez retrouver sur le blog Le Vin de mes Amis. Dix-huit hectares, toujours en bio, un domaine que JB Sennat a repris en 1995. On commence par la Nine 2007 (grenache, carignan, syrah, mourvèdre), le nez est sur le fruit, la finale sur le café, j'aime bien. On enchaîne avec Arpettes 2006 (merlot, carignan), on a toujours du fruit mais c'est plus rond, plus fluide, plus creux aussi, moi j'ai un peu de mal avec le merlot dans le Languedoc...On finit par un vin que j'ai trouvé excellent: Bois des Merveilles 2007 (grenache, mourvèdre, carignan, 1/3, 1/3, 1/3, passé seize mois en barriques), un vin qui m'a impressionné par son virage fruité en milieu de bouche, d'un coup on se prend un coulis de fruits rouge, c'est maîtrisé comme un virage de S.Loeb, et la finale est elle épicée, sur la guarrigue et le poivre. Une belle longueur vient prolonger le plaisir. C'est pas donné (18€) mais j'ai trouvé ça très très bon.

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Deux bouteilles des vins du domaine Sennat, des vins du Minervois que j'ai beaucoup aimés!   

Photo0640On reste dans le Languedoc, du côté du Mas Foulaquier, en Pic Saint-Loup. On commence par Orphée 2007, un syrah grenache sur lequel je n'ai pas pris de notes. Grant 2006 (grenache carignan 50/50), un nez sur le fruit, sucré, très jus de raisin bien concentré quoi. Il y a 20 mois d'élevage en foudres de bois, la finale est grillée, épicée. Calades 2005, pas beaucoup de notes si ce n'est que le nez était boisé et que la finale asséchait méchamment la bouche...A noter leur huile d'olive, qui est excellente sur un petit morceau de pain!

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Ce coq qui trônait à l'entrée du restaurant m'a beaucoup intriguée...

Un dernier domaine avant la pause café, direction Fronsac dans le bordelais, pour le Domaine Château Moulin Pey Labrie (Michel Rolland les a aidés à leurs débuts, c'est incroyable le nombre de domaines dans lesquels on retrouve la patte de cet homme). Château Moulin 2005, un 100% merlot sur le fruit, facile et agréable à boire. Château Haut Lariveau 2005, même cépage et même élevage (2 ans) , seul le terroir diffère. Ouais. Argh je me demande s'il y avait pas 5% de malbec dans celui-ci. Bref c'est pas déterminant mais sachez que dans ce vin là ou dans le suivant il y a du malbec! Le suivant c'est du Moulin Pey Labrie 2004, sur lequel j'ai pas trop accroché. Le 2008 que nous avons également dégusté est encore en élevage (la fermentation malo lactique (deuxième fermentation, celle de l'acide malique en acide lactique) n'a pas encore eu lieu) mais il se goûte déjà bien je trouve.

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On va ensuite à quelques kilomètres de Nantes du côté de la Haye Fouassière, pour le Domaine de la Louvetrie qui nous faisait discuter son muscadet, ou plutôt ses muscadets, tous faits à partir du cépage Melon de Bourgogne. Le premier, Amphibolite 2008 sent incroyablement la mer, c'est très salin. En bouche c'est tendu, acide, minéral, super sec. Ca ne peut aller que sur des huîtres, mais ça doit bien aller avec. Le second, l'Hermine d'Or 2007 (2 ans d'élevage sur lies), propose un bel équilibre entre l'acidité et la rondeur. J'ai bien accroché sur le dernier, Fief du Breil 2007, qui est acide et droit en bouche, mais qui présente une finale légèrement beurré, un retour sucré, voir miellé. Un final très très agréable et une belle longueur pour bien en profiter!

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Grande affluence au Basilic, pour la présentation de huit vignerons bios

Photo0646Ensuite direction la Bourgogne, avec le Domaine Goisot, dont ni les rouges ni les blancs m'ont séduite. On a commencé par un Côtes d'Auxerre 2007 (photo de droite), Photo0645un chardonnay qui comme l'a dit C-Drick ressemblait quelque peu à un Chablis. On a enchaîné avec un Sauvignon 2007, et comme je préfère ceux que l'on fait du côté de Sancerre j'ai été un peu déçue, c'était trop marqué par l'acidité pour moi. En rouge le Côtes d'Auxerre 2007 était assez sympa, avec un nez de fraise et de violette, et une belle trame acide, plus marquée en finale. Le Corps de Garde 2006, un vin fait avec des raisins sélectionnés, et passé en barriques je pense. On sent que c'est plus complexe, plus tannique, mais en même temps le vin s'arrête net en finale, dommage, on reste un peu sur sa faim...

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Photo0647On finit par un grand classique des vignerons bios, et un habitué des salons et dégustations parisiennes, le Domaine Catherine et Pierre Breton, dans la Loire, en Bourgueil, Chinon et Vouvray. Madame a l'air fatiguée, préoccupée, un peu speed, ça tombe bien moi aussi je commence à caler. Du coup on ne va pas tous les goûter. On comence par le Vouvray pétillant la Dilettante, l'attaque et la bouche sont uniquement marquées par les bulles, super intensives, qui cachent le mpindre arôme qui tenterait de se montrer. Ensuite une fois qu'on a bu on a des notes herbacées puis des notes presque de miel en finale. Du coup passé les bulles c'est assez sympa. On goûte ensuite le Vouvray sec, sur lequel j'ai écrit "bof". La Dilettante rouge est un vin fait avec du cabernet franc et qui est vinifié en macération carbonique (prochainement sur dindonswine: les macérations!): au nez on a du fruit, du fruit, et encore du fruit, c'est agréable. En bouche pas de tanins, ça coule tout seul, mais l'acidité ne me plaît guère, et le côté terreux encore moins... Une dernière chance avec les Perrières 2006, j'en retiens surtout le côté minéral et terreux, qui ne me plaît décidément pas...(cf dégustations aus Caves Augé au printemps dernier)

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A noter la bonne organisation du restaurant le Basilic, qui malgré un endroit pas adapté aux dégustations a su rendre l'événement convivial et intéressant; les verres et la feuille présentant les vins en libre service à l'entrée, le passage des commandes sur la terrasse, un format intéressant qui permet aux vignerons de faire déguster et non de faire les comptes. Pour les clients on ne sent pas obligés d'acheter, on achète ce qu'on veut à la fin et hop.  Le format est bien également, huit vignerons, c'est bien et il n'aurait pas fallu qu'il en y ait plus! Merci et bravo à tous.

Le Basilic, 2 rue Casimir Périer, 75007 Paris, M° Solférino ou Invalides

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18 mars 2009

Le Mauzac

mauzac__1_Le Mauzac n'est pas seulement un cépage de la région de Gaillac, c'est aussi un resto à vins dans le 5ème à Paris, à deux pas du jardin du Luxembourg. La rue est calme, le restaurant est à l'ombre des maronniers, la terrasse doit être agréable l'été. A l'intérieur le cadre est plutôt joli, chaleureux, pas chargé, avec un joli bar et quelques bouteilles, vides sur la corniche au plafond, pleines à divers autres endroits. Ce que j'aime particulièrement c'est que la salle se découpe assez naturellement en divers "coins" ou "espaces", ce qui fait que chaque table garde son intimité et le volume sonore de la salle reste du coup modéré. Ces différents espaces et renfoncements font d'ailleurs l'originalité du lieu dans on trouve un arbre, un espèce de portail romain, des ardoises avec les vins du jour pour chaque jour de la semaine, des appliques en forme de grappes de raisin...L'accueil est courtois et le service cordial. Un point noir quand même: le Red Pif de chez Vinumentis apparaît sur la carte alors que d'après le serveur ils n'ont jamais réussi à en avoir...Moyen, et manque de bol c'est celui là qu'on voulait!!!

mauzac

A la carte nous avons de la cuisine française très traditionnelle, magret, andouillette, onglet, accompagnés en gros de haricots verts ou de pommes de terre, rien de bien original. Il y a également un large choix de foie gras, mais ce n'est pas donné. L'assiette de saumon (fumé, cuit, mariné etc...) avait l'air sympa, la planche de charcuterie d'Auvergne et la planche de fromages apparaissent idéales pour des entrées ou des fromages conviviaux. Pour nous c'était saucisson cuit lyonnais à la pistache, et c'était bon! Pour accompagner tout ça évidemment nous nous sommes dirigés vers la vallée du Rhône, et nous avons commencé par choisir le Red Pif, que donc ils n'avaient pas. Sur le conseil du serveur (qui de toutes façons comme n'importe quel serveur n'a que des vins "très biens") nous avons donc opté pour un Cairanne 2005 cuvée Léa Felsch du Domaine Catherine Le Goeuil, un domaine en bio apparemment. La robe est intense, sombre, et le nez est tout de suite expressif sur la guarrigue, les aiguilles de pin, notes que l'on a retrouvées tout au long du repas. Au nez comme en bouche nous sommes assez peu sur le fruit, plutôt sur des notes de grillé, un peu épicé. Les tanins sont discrets, le vin passe tout seul, avec une finale plutôt pas très longue. En même temps ce n'est pas ce que l'on demandait à ce côtes du rhône villages, qui a parfaitement accompagné notre saucisson lyonnais.

mauzac__2_

A noter que pour ceux qui respectent à la lettre les recommandations des diverses agences de santé vous pouvez modérer votre consommation de vin et emporter chez vous la bouteille non terminée (c'est toujours la grande classe de se ballader dans la rue avec une bouteille à moitié vide...). Je tenais également à dire que la carte des vins est plutôt bien faite, cohérente, équilibrée en termes de représentation des différentes régions, et variée en termes de styles et de prix, chacun y trouvera son compte.

Le Mauzac, 7 rue de l'Abbé de l'Epée, 75 005 Paris, RER Luxembourg

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12 mars 2009

Lafont Fourcat Blanc 2007

lafont_fourcat_2007__3_Ouvert cette semaine une bouteille de Château Lafont Fourcat 2007, une bouteille offerte par le célèbre caviste Laurent Baraou. Un vin de Bordeaux fait à partir de muscadelle uniquement, un cépage qui entre souvent dans l'assemblage produisant les célèbres Sauternes ou autre Monbazillac. Ici, j'ai trouvé le premier nez iodé, frais et salin. La robe est très très claire, limpide, presque transparente. En bouche l'attaque est bien fraîche et je suis tout de suite frappée par son côté légèrement perlant, ça pétille sur la langue et ça renforce l'idée de fraîcheur. Ensuite c'est bien tendu sans être trop acide, la longueur bien comme il faut, assez pour en profiter, bel équilibre. Bien pour un apéro léger et improvisé.
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lafont_fourcat_2007__1_

Le réchauffement du vin à température ambiante permet la libération de nouveaux arômes, de fleurs blanches type acacia. En bouche le côté tendu et salin perdure, et se marie plutôt bien avec les pâtes saumon/chèvre, repas tout autant improvisé que l'apéro.

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01 mars 2009

Farewell Tasting 1

Un pique-nique presque improvisé et me voilà obligée de descendre à la dernière minute dans ma cave chercher de quoi combler mes invités. Pour le dessert je leur avais déjà promis le vin de glace, ça c'est fait, mais pour le plat je suis prise au dépourvue. Je cherche une bouteille de Saint-Chinian que l'on m'avait offerte, pas moyen de remettre la main dessus, super (pourtant on ne peut pas dire que ma cave soit grande...). J'ai bien des Chablis Defaix, des Bordeaux à garder, des Bordeaux de tous les jours, des Bourgogne que je ne sais jamais quand servir, des Cahors ou des Madiran, mais non, je cherche une bouteille du sud, vallée du Rhône ou Languedoc Roussillon. Et là ouf, sur la première étagère, j'aperçois une jolie bouteille avec un haut violet brillant (un haut de fille quoi), un vin fait par des filles et que j'avais apprécié au dernier salon des vignerons indépendants: Côtes du Roussillon Villages 2005 du Mas Karolina:

Karolina_Orpailleur__9_

La bouteille trouvée restait plus qu'à la déguster. Même trop frais et pas ouvert à l'avance le vin dégage un joli nez de fruits noirs mûrs, compotés: cerise noire, mûre, cassis. La robe, super concentrée, presque noire, fait elle aussi penser à ce genre de fruits. En bouche c'est fin, il y a de la matière mais ça reste léger. Les tanins sont complètement fondus, je me demande si le passage en barrique d'un vin n'aurait pas un peu patiné le vin (moi j'aime bien). Finale pas super longue, mais bien relevée, poivrée, ce qui met parfaitement en valeur le chorizo (=> pour les gens qui aiment les plats "qui piquent") que nous avions ce midi là.

Karolina_Orpailleur__1_

Par contre attention au deuxième effet kiss cool: quelques minutes après, même pendant le repas, on sent quelque peu les effets de l'alcool; normal, le vin titre 15°, waouah, je vous garantis qu'on les sent! Donc à consommer avec prudence, lors d'un repas copieux!

Posté par Dindonswine à 22:29 - Languedoc Roussillon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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