30 janvier 2009
Vendredi du Vin #21
Les vendredis du Vins ce sont des dégustations online organisées par Rémy (je crois) et qui attirent des blogueurs d'un peu partout dans le monde. Chaque mois le "président" temporaire propose un thème, et les participants racontent leur dégustation sur leurs blogs, et le président fait ensuite la synthèse.
Ca faisait un bout de temps que je recevais les mails avec les thèmes mais à chaque fois j'avais une "bonne excuse" qui m'empêchait de participer...:-) Cette fois-ci le thème proposé par Julien m'a tout de suite plu, et j'ai tout de suite su que j'avais la bouteille parfaite pour participer: dégustation d'un vin provenant d'un pays différent des 10 principaux pays producteurs de vin. J'avais depuis presque un an une bouteille de vin de Syrie que mes parents avaient ramené de voyage et je ne savais pas à quelle occasion l'ouvrir. Je me suis dit que c'était le moment.
Saint-Siméon 2006, Alep, Syrie
Impossible de trouver la moindre information sur cette bouteille sur internet. Je connais donc l'année (2006), à peu près l'endroit (Alep en Syrie, même si ce n'est pas très précis), mais aucune info sur les cépages ou un éventuel domaine...Vous allez donc devoir vous fier uniquement à mes commentaires d'amatrices:
Comme vous le voyez la robe est très nette, brillante, concentrée, avec une couleur cerise noire. Au nez c'est expressif tout de suite, des notes de fruits noirs (cassis, mûre) et de poivre. On sent de la chaleur, que ce vin est relevé. En bouche c'est très fluide, pas de tanins, pas très long, et avec une première impression fruitée sur la cerise noire et le cassis. La finale est plus épicée, chauffe un peu la bouche, un poil astringent, et grillée. Ce vin assez déroutant (qui pendant une seconde ressemble à des choses que je connais, et la seconde d'après me perd complètement) ne peut pas s'accorder avec tout mais va parfaitement avec une viande rouge grillée. J'aurais bien aimé le tester avec du pâté sud-africain (une recette épicée à base de viande hachée) mais je n'en aurai pas l'occasion puisque c'était ma seule bouteille!
Conclusion: un vin sympa, surprenant, qui exprime toute la chaleur de son pays, mais qui n'est pas extraordinaire non plus. A moins que n'étant pas familière avec je ne l'ai pas apprécié à sa juste valeur...En même temps on ne va pas en Syrie pour boire du vin...Merci Julien pour ce thème, ça fait effectivement du bien de sortir des sentiers battus! Une invitation au voyage réussie: Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté (désolée fallait que je l'écrive pour montrer que je connais le poème...)
28 janvier 2009
Oh bigre!
Oh Bigre c'est un bar à vins, dans le quartier bobo du 17ème. Un peu caché, on aperçoit son enseigne et ses boiseries rouges depuis la rue des Batignolles. Le lieu n'est pas bien grand, mais très convivial, c'est pas compliqué on s'y sent à la maison. Une sorte de maison de campagne, chaleureuse, avec des murs peints en rouge, une lumière tamisée, et la porte d'entrée qui coince. L'accueil est friendly et cordial, on ne pousse pas à la consommation, et on cherche à connaître vos goûts et vos attentes afin de vous conseiller une boisson susceptible de satisfaire votre palais et votre plaisir. Une fois la quille idéale dénichée on s'installe dans un petit coin libre, entourés par des toiles et des photos en noir et blanc. Pour vous en rendre compte vous pouvez aller voir leur album photo sur Facebook. Vous pourrez également y admirer de magnifiques et appétissantes assiettes, de fromages, charcuteries, légumes!
Côté vin je n'ai même pas vu la carte, je ne sais même pas s'il y en a une d'ailleurs, la serveuse nous a dit "la carte, c'est moi". OK on ne discute pas, et on opte finalement pour une bouteille de champagne, un champagne brut fait par Michel brocard. C'est vif, frais, vineux, avec une finale acide d'agrumes et de pommes vertes. Très agréable.
Bigre, c'est un endroit où je retournerai. Apparemment il y a régulièrement des soirées, dégustations, concerts, vernissages...c'est le petit bar à vins qui bouge dans le 17ème, si j'habitais à côté je considérerai cet endroit comme une extension de mon salon!
Oh Bigre, 4 rue Bridaine, 75 017 Paris, M° Rome
Source photo: profil Facebook Oh Bigre
25 janvier 2009
Un bon Endroit
L'Endroit c'est un resto de Paris, dans le dix-septième, l'arrondissement un peu bobo par endroit mais qui bouge beaucoup, dans lequel il y a beaucoup à découvrir, et qui regorge de restos sympas et de bars à vins. Celui-ci ne paye franchement pas de mine, de l'extérieur il fait un peu bistrot de quartier moderne, le genre d'endroit (c'est le cas de le dire) qui me paraît un peu froid et sans identité. Eh bien à l'intérieur excellente surprise: l'accueil est très bon enfant, amical, on se sent tout de suite à l'aise. Le tutoiement paraît de rigueur, et les tapes sur l'épaule (pas à moi je vous rassure) peuvent ne pas plaire à tout le monde. La carte des plats n'est pas bien longue, mais elle est variée et de qualité; la carte des vins est elle plutôt bien fournie, et notamment en vins naturels (bios en fait je pense pour la plupart, mais certains sont naturels et non filtrés), la plupart de nos régions françaises étant représentées. L'entrée du jour, une poêlée d'asperges vertes accompagnées de pleurottes nous a comblés dès le début. C'est fin, c'est goûtu, et ça contribue à nos 5 fruits et légumes par jour (yes!). Le tout accompagné d'un Chinon blanc du Domaine Les Chesnaies 2007, fait par Pascal Lambert. Le domaine est en conversion biodynamie depuis 2004. La robe était brillante et dorée (foncée), un nez expressif d'arômes indescriptibles de vins naturels, et pareil pour la bouche en fait. Et puis je n'y ai pas spécialement fait attention en fait. Tout ce que je sais c'est que c'était original et que ça m'a plu, et ça a ensuite assez bien accompagné ma petite salade de chèvre chaud!
Certains ayant opté pour l'entrecôte XXL accompagnée de son os à moelle nous avons poursuivi avec un Saint-Joseph 2002 de la Ferme des sept lunes fait par Jean Delobre. La robe est pourpre, le nez est discret sur des arômes un peu terreux de cerise. On retrouve ces notes en bouche, avec de la douceur, des tanins fondus, une belle minéralité. Un vin bien fait mais dont je ne suis pas forcément fan (ou peut-être que c'était dû au lieu ou au moment...lol).
L'Endroit, un bar/resto sympa convivial et bon esprit, à l'image du quartier. Vous y mangerez bien, y boirez bien, et y passerez un excellent moment. Une valeur sûre, n'hésitez pas à me dire si vous connaissez!
L'Endroit, 67 place docteur Félix Lobligeois, Paris 17, M° Rome ou La Fourche.
23 janvier 2009
Various tasting
Un Pauillac Grand Puy Lacoste 2002, au bar à vin l'Ecluse, quai des Grands Augustins dans le 6ème à Paris. C'est une chaîne mais le cadre est très sympa, sur les bords de Seine, à deux pas de la Place Saint-Michel, un peu franchouillard mais agréable. La carte est majoritairement composée de Bordeaux, et il est possible de boire quelques vins sympas au verre.
Un Côtes du Ventoux du domaine de Fondrèche, l'Eclat blanc 2007. Très expressif au nez, sur les fleurs blanches et les fruits à chair blanche, pêche blanche par exemple, des arômes que l'on retrouve nettement en bouche. Nous sommes sur les cépages grenache blanc, roussane et clairette; le vieillissement en barrique lui donne de la rondeur (je pense qu'elle vient de là?), un peu de gras; tout ça fait que ça peut paraître capiteux et un peu lours mais j'ai apprécié quand même. Pas forcément facile à accorder à des mets mais très agréable servi frais en apéro.
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Un Chateauneuf du Pape blanc du Clos du Mont Olivet 2007. Un peu discret au nez, marqué en bouche par sa droiture et sa belle acidité. Je ne m'y connaît pas trop dans ce type de
vin donc je ne me lancerai pas dans des commentaires à tout va. Toujours est-il que c'est un vin bien fait mais sur lequel je n'ai pas tellement accroché. J'avais préféré le caractère citronné de celui du domaine de la Millière.
13 janvier 2009
Un dimanche à Paris
Le dimanche à Paris c'est le jour qui précède le lundi au soleil. Et il y en avait du soleil ce week-end sur la capitale, ce qui fait plutôt du bien après les pluies verglaçantes et la neige. Et il y en a des choses à faire à Paris le week-end, patiner devant l'hôtel de ville, l'équipe de France de handball à Bercy, ou trois heures de queue pour aller voir Picasso et les maîtres au Grand Palais. Pour moi c'était "de Miro à Warhol" au Musée du Luxembourg. C'est moins people, c'est plus modeste, donc il y a moins de queue; de toutes façons les places avaient été prises à l'avance à la Fnac.
L'expo est très sympa, courte mais efficace, les styles sont éclectiques, car couvrant une large période et de noubreuses écoles différentes; attention on en arrive progressivement aux rapports avec le vin. Même si ce n'est pas pas l'oeuvre que j'ai préférée voici celle de Amédée Ozenfant (1886-1966):

Composition à la Carafe (1926-1930), A. Ozenfant
Je me suis dit que les verres ne devaient pas casser les molécules...
La transition est toute trouvée avec les verres du bar restaurant Le Père Louis à deux pas du Musée du Luxembourg. J'ai déjà parlé de l'endroit ici et là, mais jamais des verres du bar, qui ne sont pas très jolis, tout bas, ronds, un peu ballons, pas très agréables pour déguster du vin...les verres du restaurant sont bien mieux, c'est souvent comme ça et je ne comprends pas pourquoi!!!!
A gauche le bar, à droite la carte des vins au mur
Et qu'y ai-je bu? Eh bien la même chose que la dernière fois, à savoir un Corbières Tresmoulis 2005 des Celliers Saint-Martin. La fille me dit qu'il est très bien, mais je le sais, j'ai choisi en connaissance de cause! Ce vin est vraiment à découvrir, il a tout ce qu'il faut pour vous satisfaire après l'expo Miro-Warhol!
Un verre de Corbières Tresmoulis 2005 et un verre de Collioure Cuvée des Peintres. Et en bonus, "situer Corbières sur une carte"...
Thomas Dutronc a beau ne plus aimer Paris, moi j'aime!
Au Père Louis, 38 rue Monsieur le Prince, 75 006 Paris
11 janvier 2009
1er cru côtes de Puteaux
Quelques nouvelles locales en ce dimanche matin, des nouvelles du Jardin des Vignes de Puteaux. Je vous en avais déjà parlé en mai 2008, et je proposais quelques photos des travaux. Ceux-ci ont maintenant bien avancés, et 170 ceps de chardonnay ont été plantés. Reste encore quelques aménagements à faire et le jardin sera bientôt accessible au public, avec chemins et bancs. Et l'information la plus importante, les premières bouteilles devraient être disponibles dans six ans!!!! Enfin si la neige, le froid et le gel n'ont pas détruit les plants...
10 janvier 2009
Vin bio
Le célèbre caviste Laurent Baraou cause de vin bio (logiques et dynamiques) sur France Inter. C'était dans l'émission d'Isabelle Giordano (Service Public) jeudi dernier entre 10h et 11h. L'ordre du jour de l'émission est ici, les commentaires des internautes là, et vous pouvez podcaster l'émission pour l'écouter comme moi sur votre Ipod dans le métro.
Résultat je suis un peu partagée: d'un côté c'est bien qu'on parle de vin et de vin bio sur nos grandes ondes, de l'autre on reste un peu sur sa faim. Je ne pense pas que l'émission ait éclairée les gens qui n'y connaissent rien. On retient surtout que c'est le bazar, il y a des labels, des cahiers des charges, chacun fait un peu ce qu'il veut dans son coin et approfondit plus ou moins son approche du bio. Ceux qui ne savaient pas qu'il pouvait y avoir plein de produits chimiques un peu toxiques dans le vin sont maintenant au courant, espérons que ça ne les dégoûte pas de boire du bon vin! Tout ça est aussi dû au format de l'émission, les sujets sont survolés, les débats vite clos, difficile de parler du vin bio en moins d'une heure d'émission!













