dindonswine

Le blog qui fait glou glou et qui parle du vin sous toutes ses formes!

30 décembre 2008

Dindo Mag

Photo0487Voici venue la fin de l'année, le moment de passer aux choses sérieuses. En effet, après un an de glou glou intensifs il est temps de faire le bilan et de parler enfin sérieusement des dindons. J'aurais pu le faire lors de Thanksgiving comme l'a suggéré Benoît mais j'ai raté le coche, tant pis vous n'y échapperez pas l'année prochaine. Mais l'unique magazine parlant de mes congénères avec sérieux paraît chaque année au mois de décembre, c'est donc pour cela que je vous en parle maintenant.

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On peut notamment admirer dans ce numéro exceptionnel la dinde qui chaque année est graciée par le président américain le jour de Thanksgiving:

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La rubrique "Dindo Culture" nous parle du livre d'Alexia Laroche Joubert, "Pas de Pitié pour les Dindes", un futur Goncourt selon Cariboule, journaliste à Dindo Mag. La pièce de Feydau "Le Dindon" est également à l'honneur. Enfin, cariboule se lance dans une critique juste et efficace du roman de Gilles Clément "Le Dindon et le Dodo":

"Le récit trépidant d'un amour impossible entre un dindon et un dodo. Le dindon et le dodo, inéluctablement séparés par leur race mais aussi leur rang social, vont tout tenter pour vivre leur amour au grand jour. Une sorte de Roméo et Juliette du dindon. Âmes sensibles s'abstenir".

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Enfin vous retrouverez en fin de numéro le traditionnel dindo'roscope pour 2009, ainsi qu'une nouvelle rubrique  intitulée Web'dindon. On y mentionne évidemment l'apparition de dindonswine sur la blogosphère oenologique!!!
Mais vous découvrirez également que vous pouvez trouver toutes sortes d'idées cadeau originales sur ledindon.com, ou que le site le-dindon.com vous permet de donner les objets dont vous n'avez plus l'utilité (par contre si vous désirez vous débarrasser de Pauillac 85, de Yquem 58 ou de Petrus 74 contactez moi avant)! Comment ferait-on sans le dindon, et sans le Dindo Mag?????

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PS: 1) Ce post est en quelque sorte une blague privée (oui le dindon n'aime pas l'anglais, il traduit tout, un peu comme le québécois lol), 2) Ne cherchez pas à vous procurer le Dindo Mag il est en rupture de stock.

Sur ce, bonne fin d'année à tous!

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25 décembre 2008

Du vin avec la raclette (2)

Deuxième test vin-raclette. Une grande réussite pour les enfants, le pur jus de raisin de Frédéric Rivaton, acheté au salon Buvons Nature. Le jus de carignan est d'une bien jolie couleur, c'est goûteux, sucré et suffisamment acide pour rester désaltérant, ché tout simplement bon:

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J'avais cette fois sorti du blanc, le Mariage Blanc de Catherine et Gilles Vergé (région de Mâcon), acheté lors du salon Buvons Nature également. Etant donné que le vin à proximité de l'appareil à raclette se réchauffe je l'avais collé au frais avant de le servir. Grande réussite il était complètement fermé à l'ouverture, tout recrocquevillé, aucun arôme ne dépassait. On sentait juste son caractère sucré (6g de sucres résiduels)/acide sec. Après réchauffement (près de l'appareil) je retrouve le nez assez spécial des vins naturels. Un nez un peu dérangeant, qui fouette un peu, ça va pas super top avec la raclette. En plus le fromage et la charcuterie masquent complètement les arômes du vin. Sauf les notes de grillées en finale, mais ça va pas super bien avec la raclette non plus. Une grande réussite d'avoir sorti ce vin j'vous dit...

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J'avais largement préféré l'accord avec le Gamma GT de chez Saurigny! Mais j'en ai plus! Va falloir remédier à ça!

Et Joyeux Noël à tous bien sûr!

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23 décembre 2008

Ca fourmille à la Cigale, Nantes

Photo0462Si vous ne deviez connaître qu'un resto à Nantes je vous dirais d'aller à la Cigale. En plein centre ville, place Graslin, en face du théâtre, une authentique brasserie française qui a ouvert la première fois en 1895. A l'intérieur c'est très Art Déco, des miroirs, des mosaïques, du doré, une belle hauteur sous plafond, une grande salle et des petits salons annexes. A l'époque c'était déjà le lieu de rendez-vous des bourgeois, intellectuels, artistes et acteurs nantais, et cette tradition se perpétue aujourd'hui avec les soupers d'après spectacle, normal le théâtre est juste en face. On y croise aussi régulièrement des joueurs ou dirigeants du FCNA...

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La carte change régulièrment mais garde toute sa diversité avec une forte représentation des produits régionaux: fruits de mer et poissons en tête. Les viandes ou "assiettes fraîcheur" ne sont pas en reste non plus. Les accompagnements, que ce soient les frites ou les légumes, sont toujours d'une grande finesse et d'une grande fraîcheur. On notera parmi nos plars favoris: le steak tartare préparé devant vous, l'aller-retour façon cigale avec ses pommes gauffrettes, "et au milieu coule une rivière", la tarte fine de Saint-Jacques, grande assiette de légumes tartines de Serrano, la crème brûlée, les profiterolles.

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Au niveau vin la carte est cohérente et variée, avec comme pour les plats une forte représentation des vins de la région (muscadet, gros plant) et des vins de Loire plus généralement. Pour nous c'était un Côte Roannaise, j'avais reconnu le gamay j'étais trop contente. Une robe rubis rose bien brillante, un nez ouvert, parfumé, sur les fruits frais, cerises, framboises, un peu discret en bouche au début mais un peu plus expressif au long du repas.

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Un bien bon déjeuner à la Cigale. S'il n'est pas toujours rapide, le service est néanmoins de qualité et irréprochable. Je n'ai jamais été déçue par ce resto, dont les prix restent abordables pour l'originalité et la qualité des plats. Et que dire du cadre, qui est tout simplement magnifique. Si vous passez par Nantes allez-y sans hésiter. La Cigale fait petit-déjeuner, brunch, déjeuner, salon de thé et dîner; la Cigale vous accueille à toute heure de la journée. 

Je profite de ce post nantais pour saluer le match nul du FCNA samedi dernier; bon on aurait mérité de gagner mais on s'est fait arnaqué par l'arbitre. Tant pis, il faisait pas froid, l'ambiance était bonne, et le match à peu près correct. On fera mieux la prochaine fois.

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21 décembre 2008

Jeu de l'oie

On continue avec le repas Noël avant l'heure. Le plat, cuisiné par môman: une oie rôtie, sauce myrtilles, le tout avec des pommes caramélisées. Et pour accompagner tout ça pôpa avait sorti deux très belles choses, des vieilles bouteilles: on comme avec un Saint-Emilion château Quinault 1982, un vin plus vieux que moi, trop la classe. Admirez la bouteille et le bouchon:

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On l'a quand même goûté avant que les invités arrivent, pour s'assurer que c'était buvable. La robe est impec, elle commence tranquillement à tirer sur le tuilé mais a gardé toute sa splendeur, sa limpidité et sa brillance. Au nez on sent légèrement du fruit, de la cerise, mais le nez est dominé par des arômes tertiaires, de fumé et de cuir. En bouche c'est du velours, les tanins sont complètement fondus, très peu d'acidité, une longueur pas extraordinaire mais très agréable sur ces notes tertiaires. Et puis ça se mariait parfaitement bien avec le plat, lui aussi marqué par les fruits (myrtilles, pommes). Trop la classe internationale de boire un vin si vieux. Quand je serai grande j'aurai aussi des vins super vieux!

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On a poursuivi le repas avec le même, mais dans un millésime différent: Château Quinault 1985. La bouteille était moins marquée par le temps donc nous ne l'avions pas goûtée avant. Par contre on l'a carafée juste avant de la boire, histoire de dire quoi.

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La robe était moins intense que sur le 82, et rubis, qui ne tournait pas encore vers l'orangé. Le nez était moins expressif, sans les arômes de fumé et de cuir qui étaient évident avec le 82. La bouche était du même type, velours, agréable, mais moins d'arômes, donc un peu décevant après le précédent...

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A gauche le 1982 avec son dépôt, à droite le 1985

Conclusion: c'est beau et bon le vin quand ça vieillit bien! Ca motive, ça encourage à faire abandonner quelques bonnes bouteilles dans la cave pendant plusieurs décennies... 

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Rasteau et foie gras

Photo0445Eh oui ce week-end c'était Noël avant l'heure. Comme c'est chiant de passer son temps à manger le 24 et le 25 décembre autant commencer avant. Comme ça on peut se remettre et éliminer entre temps, et puis c'est moins convenu. Pour l'occasion pôpa nous proposait un rasteau vdn de la cave de Rasteau. Une robe d'une jolie couleur violet rosé, un nez discret au début peut-être dû à la température un peu fraîche. Il révèle ensuite d'agréables arômes de cerise et de torréfaction. En bouche c'est une vraie douceur, on retrouve des notes de cerises à l'eau de vie, de cacao, et c'est encore meilleur une fois "réchauffé" par la température ambiante. Le petit côté sucré et fruité du vin s'accorde à merveille avec le foie gras, ça vous changera des liquoreux, des Sauternes ou des Jurançon, qui peuvent être un peu lourd et manquer de fraîcheur pour aller avec le foie gras.

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Rasteau Signature 2006, vin doux naturel de la cave de Rasteau;

Mais au fait, c'est où Rasteau?

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C'est là, juste à l'ouest de Vaison la romaine

Et avec votre foie gras, qu'est ce que vous pouvez bien boire d'autre? Eh bien pour rester dans les rouges je vous conseillerai un Madiran? Pourquoi? Déjà cet accord respecte une règle bien pratique, celle de la régionalité. Oui je viens d'inventer ce mot, tout ça pour dire qu'en accordant un plat et un vin d'une même région vous avez quand même peu de chance de vous louper. Revenons-en à nos moutons, foie gras et Madiran. Imaginez le foie gras qui vous tapisse la bouche; et là imaginez que vous buvez un vin tannique (cépage tannat), qui glisse littéralement sur votre tapis de foie gras, et qui vous révèle progresseivement des notes de cerises et d'épices, qui s'accordent merveilleusement bien avec le foie gras que vous avez cuit et assaisonné vous-même...C'est que j'avais testé ici.

Et vous qu'en dites-vous?

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20 décembre 2008

Birthday tasting

Des vins sympas:

En Apéro Le champ du Sesterce 2007 du Domaine du Deffends, un viognier rolle arômatique (fruits blancs poire, pêche blanche) qui servi frais fait mouche à l'apéro. De la mouche à La Pie Rouge il n'y a qu'un pas: le Peca Peca 2006 fait par Stéphane Loisel plaît à tous et accompagne parfaitement fromages et charcuteries. Le vin qui va bien pour une soirée entre amis sans prise de tête. Son fruit, sa matière, son équilibre, sa fraîcheur agrémenteront encore quelques soirées dindonswinesque.

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Le caractère et la structure des Caprices du Temps nous ont bien plûts également. Un vin sans prétention fait par David Poutays, en bio-biodynamie du côté de Bordeaux. Mais attention, "sans prétention" ne veut pas dire dénué de personnalité et d'intérêt! C'est un vin qui vous plaira tous les jours, quelque soit l'heure ou le moment (spéciale dédicace à qui se reconnaîtra...). (Et qui ne vous coûtera pas cher, 5,5€, un petit plaisir à ce prix-là aucune raison de s'en priver!)

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14 décembre 2008

Buvons nature!!!

img_news124C'est le nom d'un salon organisé ce week-end à l'Espace Beaujon, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Jean-Pierre Robinot, artiste vigneron, organise le vernissage de son exposition "Du Peint et du Vin" et réuni pour l'occasion douze vignerons "nature". Vous pouvez retrouver leur initiatives sur leur blog. Des vins "nature" c'est quoi d'abord?? Ce sont des vins fait par des vignerons qui respectent leur terroir, leur vigne et leur raisin (traitements raisonnables voire nuls, biodynamie), et qui vinifient et élèvent leurs vins de façon la plus naturelle possible (levures indigènes, pas de souffre, pas de filtrage ni de collage). Attention je ne dis pas qu'ils respectent tous tout ces principes mais ils partagent au moins cette philosophie "nature". Ca donne des vins originaux, atypiques, avec une apparence pas parfaite, un nez qui peut déranger, mais de belles expressions de terroir, de cépages, de millésimes! Des vins qui vivent, qui s'expriment, et qui ne se ressemblent jamais! Je les ai tous rencontrés, gouté tous les vins, pris plein de notes, acheté quelques bouteilles, et je vais donc vous raconter tout ça, dans l'ordre où je les ai dégustés!

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Les vins du Domaine des Griottes

On commence par un petit tour dans le Maine et Loire, à 25 km au sud d'Angers (on doit pas être loin de chez Saurigny...), aux Domaines des Griottes, qui je viens de la découvrir, a un blog; décidément les vignerons et internet c'est une affaire qui roule. La gamme a l'air assez large d'après leur site, mais seuls trois vins nous sont proposés aujourd'hui: un chenin qui m'a marqué par son nez oxydatif, la Griotte (cabernet franc, cabernet sauvingnon), un vin minéral avec une fin de bouche terreuse, et enfin la Petite Gaterie (gamay, grolleau, pineau d'aunis), un vin sur le fruit qui passe tout seul, très bien. 8-15€.

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La Griotte, du domaine des Griottes

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On part ensuite vers le Domaine du Grand Cléré. un stand sans vigneron (François Blanchard) puisqu'il est parti déjeuner...tant pis on fait comme chez nous, il y a un blanc et un rouge, et on se sert. Le blanc est un sauvignon 2006, avec un nez oxydé (au début ça "choque" mais à la fin de l'après-midi on s'est habitué à ce nez caractéristique des vins naturels), et une bouche sur l'ananas; c'est incroyable ce jus d'ananas, avec une pointe d'acidité (agrume) qui vient relever le tout, c'est plutôt pas mal du tout. Le rouge est un cabernet franc 2006, avec un nez de cassis, et une bouche super terreuse. Son site internet c'est ici. 13,5€ chaque me semble t-il.

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On part ensuite dans le 71 , la Saone et Loire, pour aller découvrir le Domaine de l'Ancestra de Cyril Alonso. Un vigneron itinérant qui vinifie à la fois ses parcelles, et d'autres, en naturel bien sûr. On commence par un vin de table blanc, un chardonnay, un vin voilé (prochainement une note explicative parce que moi non plus je sais pas trop ce que ça veut dire...). Bon visiblement je n'ai pas de notes sur celui-ci, tant pis. On passe au Macon Chaintré 2005, un chardonnay plus typique, beurré, toasté, un vin qui a 36 mois d'élevage (24 en cuve, 12 en fûts) mais qui garde une belle acidité et une belle fraîcheur. Plutôt très bien. On enchaîne avec un Pouilly Fuissé, 36 mois d'élevage (24 en fûts, 12 en cuve), c'est plus gras, plus opulent, plus rond, j'aime moins que le précédent.

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Un vin blanc de Cyril Alonso, sans doute le Chaintré

En rouge Cyril n'avait qu'un Fleurie 2006 (gamay sur des sables), une belle robe rubis brillante, en bouche c'est léger, minéral. 10-20€.

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On se décale juste sur la gauche et nous voici avec Fanny Sabre, une jeune viticultrice bourguignonne. Bon, on a dégusté un peu à fond la caisse, et j'ai pas beaucoup discuté avec elle. Résultat j'ai trouvé un peu son histoire sur internet, ici. Bon, et évidemment j'ai pas pris de notes du coup. Mais j'ai des photos!!

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Les vins de Fanny Sabre: en blanc un Beaune 2007, un Meursault 1er Cru Sous la Velle, et un Meursault Aer cru les Charmes. En rouge un Bourgogne, un Savigny les Beaunes, un Aloxe Corton, un Pommard, tout en 2007 sauf le Pommard qui était un 2006 me semble t-il.gsg

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Photo0403On reste dans la même zone géographique mais on se dirige vers Sancerre, chez Sébastien Riffault. Ses cuvées ont des noms bizarres, normal c'est du lituanien (sa femme est lituanienne). On commence par l'Akméniné ("fait de pierre") 2007, on a toujours ce nez oxydatif, en bouche c'est droit, avec un côté lacté en finale. On enchaîne avec l'Auksinis 2006, 20 mois d'élevage, toujours le nez oxydatif, en bouche c'est épicé avec une fin de bouche poivrée. Sympa. On termine par Skeveldra 2006, le même travail que le précédent mais sur un sol silex et avec 18 mois d'élevage. C'est plus gras, plus rond. A noter que les Sancerre de Sébastien Riffault ne sont pas des Sancerre comme ceux "dont on a l'habitude"; ce ne sont pas forcément des vins d'apéro ou de fruits de mer, ce sont plus de vrais vins de repas. 15-18€

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Photo0404Nous avons ensuite rendez-vous avec Elise Brignot, vigneronne depuis le début des années 2000 à Dierre, sur les appelations Montlouis et Touraine. Trois vins nous était proposé hier: Ca va pas Etre Possible 2006, un vin de table 50/50 gamay/chenin. Une robe jaune pâle avec des reflets rouges, plutôt original et agréable comme vin. Oui mais Non 2006 est ensuite un 100% chenin, assez droit, discret. J'ai préféré la version 2005 (année solaire), plus arômatique sur la pomme, la poire, compotés; il était aussi plus rond et plus gras, bien bien.

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On se décale un peu vers la droite et nous voilà en compagnie de Frédéric Rivaton, propriétaire d'un domaine de 12 ha à Latour de France dans les Pyrénées Orientales. Il est en biodynamie depuis 2005, mais en biodynamie freestyle puisqu'il me semble qu'il n'a pas de label ou de certification. Il teste, adapte, et utilise beaucoup de macération de plantes (orties, verveine etc...). Ses vignes ont entre 60 et 100 ans.

On commence par un 100% maccabeu, ce fameux cépage ancien que j'avais découvert à Festi Bacchus (domaine Gayda). Un nez, mais un nez, horrible! Quand je vous parlais de nez qui nez qui peuvent déranger, eh bien celui-là il attaque, bien animal!! Par contre ça disparaît complètement en bouche, et on retrouve là le côté mer, minéral, iodé, typique de ce cépage je pense puisqu'à chaque fois je ressens ces impressions.

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Le maccabeu qui fouette, de chez Frédéric Rivaton

Deuxième blanc, Blanc Bec 2007, un assemblage de carignan blanc, de grenache blanc, de maccabeu et de qqch de gris (à confirmer je me perds dans mes notes...). C'est pamplemousse, au nez comme en bouche, une belle acidité d'agrumes, très bien. Il en a pas à vendre, trop nul!

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Blanc Bec 2007, Frédéric Rivaton

On passe ensuite aux trois vins rouges:

Photo0411Tombé du Ciel, un 100% carignan sur le fruit avec en bouche des notes de fruits noirs, c'est relevé, ça assèche un peu la bouche à la fin mais c'est diablement bon (et pas cher, 7,5€).

Un Côtes du Roussillon Villages vieilles vignes 2005, avec un nez sur le cassis. Le cassis Frédéric dit que c'est un signe d'oxydation (soit ça y va, soit ça en revient, et là ouf ça en revient). C'est 70% carignan, 15/15 syrah grenache, et ça a passé deux ans en cuve.

Gribouille 2006, le même assemblage que le précédent mais sur un sol schisteux. Ca a passé un an en cuve béton et un an en foudre, et c'est super astrigent!

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Tombé du Ciel, Côtes du Roussillon Villages et Gribouille, en bouteille, et dans la verre. Les rouges présentés par Frédéric Rivaton.

Cette dégustation s'est terminées par un jus de carignan 2008, avec plein de dépôt au fond de la bouteille, légèrement acide, super bon et super désaltérant. Dommage que je n'ai pas eu plus de bras sinon j'en aurais acheté plus!

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Domaine du Pech ensuite, par Magali Tissot et Ludovic Bonnelle, en AOC Buzet. Un domaine qui est biodynamie depuis près de cinq ans et qui vous raconte son quotidien ici. En rouge nous sommes sur du merlot, du cabernet franc et du cabernet sauvignon, qui sont assemblés différemment selon les années. Franchement j'ai pas trop accroché sur leurs vins, et c'est pas une question de qualité mais une question de goût. En plus ce sont plutôt des vins à garder un petit peu, des vins de repas, à carafer, donc j'avoue qu'hier j'ai pas été super séduite dont la plupart m'asséchaient la bouche. Mais bon je vais en parler quand même:

Abusé 2004, et 2003: abusé car agrément refusé et "à Buzet". Des vins qui m'ont asséché la bouche, avec des vignes sur des sols argileux.

Badinerie 2004, et 2003: minéraux, asséchants, des vignes sur des sols calcaires

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Les Abusé, et Badinerie 2003, domaine du Pech

On poursuit la dégustation avec un vin assez original, un pur cabernet Sauvignon de 2005 cultivé sur des sols calcaire et qui s'est arrêté de fermenter. La robe est noire et concentrée, c'est plutôt fruité, et en bouche c'est toujours asséchant mais c'est compensé par les 10g de sucres résiduels. Ca donne un vin vraiment sympa et original. Mais c'est 30€ la bouteille...

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Le Pech Badin 2005, 100% cabernet sauvignon du domaine du Pech

On termine par un blanc carafé à la jolie robe dorée. Il s'agit d'un sauvignon, dont le nez est toujours sur l'oxydation, et en bouche une finale incroyable sur le pain grillé!

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On retourne dans la première salle pour aller déguster les vins du Domaine Lous Grezes, un vigneron belge installé du côté d'Uzès dans le Gard. Une dégustation rapide là encore:

Un pur Chardonnay avec un an d'élevage, un nez toujours sur l'oxydation, puis sur le grillé, notes que l'on retrouve en bouche.On enchaîne avec un rouge 2006 tempranillo et carignan, un nez cassis fraise, fruits que l'on retrouve en bouche. C'est sympa mais un peu asséchant. On poursuit avec la version 2007, dans laquelle le tempranillo a été remplacé par du merlot. C'est 100% cassis au nez, et c'est mois asséchant, j'aime mieux.

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Quelques vins du domaine Lous Grezes. A droite le carignan merlot 2007

On enchaîne avec Le Lous, 90% grenache; un petit côté vernis à ongle au nez, un peu asséchant en bouche. Puis Alicia 2005, 80% alicante, 20% grenache, très crayeux en bouche. Le même en 2006, le nez est cassis, en bouche y'a des tanins, de l'acidité, ça assèche.

On termine avec gRandiOSE 2008, un rosé fait à partir de je ne sais plus quoi; c'est pas fini mais c'est déjà sympa et rigolo, une robe grenadine foncée, perlant en bouche, un nez de fraise, et une bouche de bonbon acidulé à la fraise. Très sympa.

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gRandiOSE, du domaine Lous Grezes

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Là clairement mon inexpérience de la dégustation marathon commence à se faire sentir, donc ne vous fiez pas trop à ce que j'écris (comme d'hab en fait...)

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Nous voici en compagnie du maître de cérémonie du week-end, Jean-Pierre Robinot, vigneron artiste qui inaugurait ce week-end son exposition "du peint et du vin". Un vrai personnage ce Jean-Pierre, speed et bavard à la fois, il sort à tour de bras les bouteilles de sa glacière posée sur une chaise à côté de lui; il faut suivre, et demander ce qu'on déguste, parce que ça enchaîne! Le vigneron est installé entre Le Mans et Tours, et cultive principalement du chenin évidemment. Il travaille sans filtration et sans produits chimiques. Pour la dégustation, suivez le chenin! (paye ton jeu de mot).

On commence avec Lumière de Silex 2002 (24 mois d'élevage): le nez est oxydatif (comme d'hab), en bouche c'est droit, acide et doux à la fois, un peu comme du miel d'acacia en fait. Très intéressant.

On enchaîne avec le même en 2005, un Jeane y Ere, avec les mêmes types de sensations et d'arômes.

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On poursuit avec Symphonie 2003, un vin qui a passé 18/20 mois en barriques en barrique de deux vins. Le nez est toasté, la bouche est grillée et beurrée, comme s'il s'agissait d'un chardonnay. Et on retrouve ce côté miel et acidité. Un très joli vin.

Photo0422Symphonie 2004: a "subi" 48 mois d'élevage. Le nez est oxydatif, puis sur les agrumes. En bouche c'est miel, coing, c'est patiné; c'est même un poil perlant, avec toujours une belle trame acide.

Ensuite deux vins dont je n'ai pas de photos: la cuvée Juliette Robinot 2004, des vieilles vignes avec un élevage de 36 mois. C'est plus aérien, moins arômatique et moins acide, avec une fin lactée. Ca me plaît moins.

On passe après à La Pureté de l'Eau, un rosé pétillant naturel fait à partir de pineau d'aunis. C'est framboise, c'est slurp.

On passe ensuite à l'un de mes coups de coeur, le Concerto d'Oniss. Les vignes ont entre 10 et 40 ans et le vin a été élevé 1 an en cuve. Au nez c'est framboise, en milieu de bouche c'est relevé par une touche de poivre, et la fin est grillée. Un vrai voyage que ce vin, il porte bien son nom!

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Le chef d'orchestre JP Robinot nous présente ici son Concerto d'Oniss

On termine la dégustation avec Nocturne, toujours du Pineau d'Aunis mais des vignes d'une centaine d'année, et un vin qui a passé 36 mois en fûts. On a toujours le côté framboise, mais moins de grillé. J'aime moins.

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Nocturne, par Jean-Pierre Robinot

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Dernièr domaine de la journée, pas le moins intéressant et de loin, et le vigneron le plus bavard! Gilles Vergé, du Domaine Gilles et Catherine Vergé, qui fait du Chardonnay à Viré en Bourgogne. Tout en naturel, bio, sans sulfites.

On commence la dégust' avec le Marrons Villages 2004 (ils ont pas eu l'agrément, ils étaient marrons!), c'est frais et vif, légèrement perlant. Ensuite un Viré Clessé 2004: minéral, légèrement perlant à noveau (le gaz protège le vin, dixit le vigneron), quelques notes acides d'agrumes.

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On poursuit avec Mariage Blanc 2006, un blanc plus sur le fruit, moins acide, et avec 6g de sucres résiduels et une finale sur le grillé; j'aime beaucoup.

On passe ensuite à une autre gourmandise l'Ecart 2003; année de la canicule, beaucoup de concentration dans les raisins, avec une récolte à 9 hecto/hectare. En bouche ça donne de la pomme, de la poire, du coing, une finale grillée, c'est long, c'est tendu, c'est bon. Accords suggérés par le vigneron: foie gras poelé, poulet aux morilles, ça donne envie.

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On enchaîne avec le pétillant de la maison, Bulle à Zero 2005. C'est un peu trouble, le nez est foxé, et on retrouve des notes toastées.

On finit cette journée en beauté avec le Cubilingus du domaine. Un chardonnay de 2005 je crois, un "vin d'apéro, de canon"; c'est frais et léger avec toujours ces notes grillées.

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Waouh, une dégustation marathon et certainement mon plus long compte-rendu depuis la création de ce blog. Bientôt je vais faire de la concurrence à Superfred! Merci à C-drick, spécialiste des vins naturels, qui m'avait parlé de ce salon et que j'ai retrouvé là-bas. Bravo à qui il faut pour l'organisation de ce salon, il y avait du monde sans en avoir trop, les vins étaient super intéressants et les vignerons très cools. J'aurai l'occasion de vous reparler de certains de ces vins, mes coups de coeur, puisque j'ai acheté quelques bouteilles (mais pas trop parce qu'à ramener en métro ça explose les bras). J'ai un mini regret: que le thème et la complémentarité art et vin n'aient pas été plus mis à l'honneur ce week-end...

Posté par Dindonswine à 22:50 - Salons et Foire aux Vins - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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La nature à Paris

Deux occasions sympa de boire des vins naturels ce week-end à Paris:

1/ Buvons Nature - Espace Beaujon - 208 rue du Faubourg Saint-Honoré

Douze vignerons "nature": Catherine et Gilles Vergé, Pierre Beauger, Domaine des Griottes, François Blanchard, Elise Brignot, Frédéric Rivaton, Fanny Sabre, Jean-Pierre Robinot, Cyril Alonso, domaine du Pech, domaine Lous Grezes, Sébastien Riffault.
Plus d'infos sur leur blog.

2/ L'art d'être naturel - bateau Harmony, quai de Bercy - M° Bercy ou Cours St-Emilion

Quinze vignerons "éco-logiques", de 10h à 17h samedi 13 et de 10h à 20h dimanche 14: champagne Fleury, C&P Breton, Chateau Tour Grise, domaine Pierre Frick, Domaine Saladin, Coulée de Serrant, Causse Marines, château Lagarette, Château St-Nicolas (fiefs vendéens), château de Roquefort, domaine de la Pinte Arbois, domaine Richaud, domaine du Traginier, château La Grave, domaine Giboulot.

Vous y étiez? Racontez!

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11 décembre 2008

Random tasting

Bu récemment, avec plus ou moins d'intérêt:

Photo0389Un verre de Sauvignon blanc du Domaine Bérénas, au Play Off (35 rue Saint-Georges, Paris 9, M° ND de Lorette), entre la défaite du Stade Français et la somptueuse victoire du FC Nantes face à Lyon. Vin pas grand intérêt (mon Sauvignon préféré reste de loin celui de Nouvelle-Zélande...), par contre l'endroit est cool et les hamburgers sont bons. Un domaine que je demande cependant à mieux connaître, puisque j'avais rencontré lors d'un Tupperwine quelqu'un qui travaille pour eux, et ils avaient l'air d'avoir des choses intéressantes à raconter.

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Un Corbières Tresmoulis 2005 des Celliers Saint-Martin, au Père Louis (rue Monsieur le Prince, Paris 5, M° Odeon). Du fruit, de la subtilité, du poivre, du cuir, excellent, au nez comme en bouche, une vraie caresse pour le palais, excellent!




Enfin deux vins du Sud-Ouest (un Tursan et un Irouleguy), dont vous voyez les bouteilles ci-dessous, à l'auberge de Jarente (rue de Jarente, Paris 4, M° St-Paul). Des vins qui ont rien d'extraordinaire mais le dîner était excellent!

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06 décembre 2008

Que boire avec une raclette??

Le plat typique des soirées d'hiver. Pas grand chose à préparer, peu de vaisselle, et toujours un succès: la raclette. Cependant, grande question, quel vin boire avec? On aurait tendance à penser à du blanc, et à s'orienter vers la Savoie, la montagne, la région de la raclette quoi. Le problème c'est qu'on a pas toujours ce vin à la maison (pas moi en tous cas), et qu'on a pas forcément de prendre la première bouteille venue chez Nicolas ou un autre caviste quand on connaît peu la région viticole. Donc, il faut innover, tester. C'est ce que j'ai fait ce soir.

Photo0383J'avais envie de commencer par la Polissonne de chez Saurigny en apéro. Un vin gourmand et original qui m'avait beaucoup plû quand je l'avais goûté à en avril dernier. Je ne savais pas quand le boire, SuperFred a suggéré l'apéro, ce fut donc fait hier soir. Et grande réussite. Déjà la bouteille a explosé quand je l'ai ouverte. Faut croire que la remontée de la cave à l'appart a suffit à ce que tout le gaz veuille sortir à l'ouverture. Je me sers en premier pour goûter, la couleur est spéciale, un peu jus de framboise, trouble. Un nez fruité, sur la framboise, comme la couleur en fait. Des bulles fines, pas trop présentes, qui laissent le cabernet franc s'exprimer, c'est slurpement bon, tout le monde a adoré!

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La Polissonne, du domaine Saurigny; fiche technique ici

On passe à ladite raclette. Une rapide recherche sur internet m'avait indiqué les vins du Beaujolais fait à partir de Gamay. Après tout pourquoi pas, qui dit raclette dit charcuterie, et puis il faut quelque chose qui glisse bien parce que la raclette, ça donne soif. Un vin tannique, abrupte, jeune, vous ravagerait les papilles. Là je me dit que j'ai du Gamma GT, le gamay de chez Saurigny (vallée de la Loire, sud d'Angers). Donc restons avec le même domaine, et tentons l'expérience. Au nez c'est un peu animal (ou réduit je sais jamais), en général j'aime pas trop quand ça sent comme ça, mais là c'est pas dérangeant non plus. En bouche c'est super sympa, léger, frais, soyeux, fruité, pas très long mais c'est pas ce qu'on lui demande pour accompagner la raclette. Moi j'ai bien aimé, et je pense que mes invités aussi!

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 Le Gamma GT de chez Saurigny. Fiche technique ici.

On finit par un petit plaisir pour la fin, une petite gourmandise. J'aurais pu enchaîner avec un "S", le Layon de chez Saurigny, mais Lolo dit que c'est un vin de grande garde, alors je vais l'attendre un peu. Donc j'ai sorti un vendanges tardives (cépage Vidal) du domaine de La Mission, acheté au Canada cet été. Comme quand je l'avais goûté au domaine cet été, j'ai été marquée par sa finesse et son acidité. Très orange amère, tout au long de la dégustation puis en fin de bouche. Sympa.

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Vendandes tardives Vidal, La Mission, Canada.

Une belle soirée, avec des accords mets & vins intéressants. J'espère que ce post vous aidera à trouver le vin idéal pour votre soirée raclette. Prochainement je testerai du blanc!

Posté par Dindonswine à 12:53 - Loire - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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