Tous les gens mal organisés ont comme moi une ou plusieurs bouteilles qui trainent soit à la cave soit dans la cuisine, et dont on ne sait que faire. Le problème c'est ce que cette bouteille, on ne sait pas d'où elle vient: l'ai-je acheté? Non. Mais alors, qui me l'a amenée, laissée, donnée????? No idea. Le second problème c'est que cette bouteille me faisait de l'oeil à chaque fois que je m'approchais d'elle, ou criait "moi, moi, moi" dès que ma main d'approchait. Ce week-end, la curiosité aidant, je me suis dit qu'elle allait y passer.

Tricastin__2_La bouteille est toute poussiéreuse (définitivement je ne sais pas d'où elle vient), et il s'agit d'un Côteaux du Tricastin du Domaine de Venterol, 1999. Impossible de trouver quoi ce que soit sur ce domaine sur internet...Et Tricastin, Tricastin, c'est pas là où les alertes nuléaires se déclenchent intempestivement, et là où il y a eu une légère fuite d'uranium l'été dernier???? Ben si, d'ailleurs pour situer Tricastin, rien de mieux qu'une carte de France du risque sismo nucléaire...

carte_sismo_nucleaire_2005_3

Donc ce week-end, en exclusivité sur Dindonswine, je teste du vin radio-actif, du vin nucléaire...

Tricastin__1_

Le problème c'est que ce 80% grenache - 20% syrah a un peu perdu de sa superbe...Une robe pourpre qui a clairement perdu de sa brillance, étonnament limpide (trop) et dont le disque commence à tirer sur le brique. Franchement, ça donnait pas super envie. Mais dindonswine n'a peur de rien, donc on tente. Eh bien au sortir de la bouteille c'est un peu fermé au nez, très très discret, et en bouche ça manque nettement de matière et de longueur. Décevant. Le lendemain, c'est un peu plus ouvert, un nez de fruits compotés, de pruneaux. En bouche c'est toujours aussi faible...

Conclusion: pas très excitant le vin nucléaire...enfin on verra dans les jours suivant s'il y a des effets secondaires...