SL272908Premier domaine visité et premier domaine de la route des vins. On a eu un peu de mal à trouver vu qu’il y a la rue Boulais et le Chemin Boulais ; et contrairement à ce qu’on pourrait penser le chemin est bien plus long et plus large que la rue…

Bref on a quand même trouvé, un domaine au milieu de nulle part, sur le plat, le seul domaine bio du Québec (ils ont mis quatre ans à obtenir leur certification). Le domaine fait 6 ha, existe depuis 1991 (repris par les propriétaires actuels en 2000) et produit 4 vins (2 blancs et 2 rouges), pour environ 10 à 15 000 bouteilles par an.

Sur les quatre vins du domaine deux étaient en rupture de stock, et sur les deux restants le blanc n’était pas en dégustation car presque en rupture de stock. Résultat nous avons goûté le Solinou 2007 (nommé ainsi car la fille des propriétaires s’appelle Soline), un rouge composé de Maréchal Foch, Seyval Noir, zweigelt, baco noir et Frontenac, et acheté le Seyval-Chardonnay. Premier contact avec ces cépages aux noms originaux, des cépages hybrides (interdits en France dans les AOC, pour les autres appellations je ne sais pas) qui résistent bien aux températures extrêmes de l’hiver québécois.

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Solinou 2007 : robe rubis foncé, une couleur du style des vins de Bordeaux ; un premier nez discret de petits fruits rouges et noirs qui s’ouvre complètement après quelques minutes sur une farandole de petits et de gros fruits noirs : de la cerise noire, de la mûre, de la groseille, du cassis, des arômes que l’on retrouve en bouche. Les tanins sont très discrets mais le vin possède une belle acidité qui lui donne structure et droiture.

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Leur site internet c'est ici.

Update: dégustation du Seyval-Chardonnay 2007

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La fameuse bouteille que j'ai achetée étant donné qu'elle n'était pas en dégustation: "un vin blanc sec tout en rondeur et sensualité" comme ils écrivent sur leur site internet. Et je suis entièrement d'accord. Servi à température ambiante l'arôme qui domine au nez c'est clairement le beurre. Arôme que l'on peut retrouver sur un vieux champagne, un vieux Chablis, ou un Meursault. D'ailleurs le vin est vinifié en barriques selon les traditions bourguignonnes. Je ne sais pas nécessairement ce que sont les traditions bourguignonnes mais on voit où le maître des lieux puise son inspiration. Le vin est rond et légèrement gras, il laisse de belles larmes lentes sur les parois du verre. En bouche on retrouve ce beurré, une belle ampleur et une finale légèrement acide, parfait pour notre apéro canadien improvisé.

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Le lendemain servi plus frais l'arôme de beurre a disparu (est neutralisé par le froid??), et c'est l'acidité qui domine. Les larmes sont encore belles mais j'ai l'impression que le frois anésthésie un peu le vin. Une fois réchauffé on retrouve des arômes de beurre plus léger que la veille, et en bouche des notes d'agrumes type pamplemousse, et acidité bien sûr. Heureusement que le dollar est pas cher parce que à 15$ la bouteille ça serait pas forcément une bonne affaire...En même temps c'est un vin que Québec, donc soyons indulgents ils n'ont pas un climat facile ces raisins!