30 mai 2008
Le père Lo(lo)ël est passé...
Des flacons dont j'ai déjà parlé et dont je reparlerai!
28 mai 2008
Vouvray fête des Mères
Dégusté samedi pour la fête des mères : un Vouvray du domaine Vigneau Chevreau avec des vendanges manuelles, et en conversion biodynamie depuis 1995, mais visiblement ils n'ont pas tous les labels qui vont bien pour l'instant.
Le domaine produit deux types de vin pétillant qui se distinguent par leur pression; celui que nous avons dimanche avait 3kg/cm3 de pression alors que les Vouvray méthode champenoise ont une pression de 6kg/cm3. Donc il y avait moins de bulles et elles n'étaient pas trop agressives, au moins elles ne cachaient pas les arômes du vin. Pour plus d'infos sur ce domaine vous pouvez aller voir leur site.
Robe très très claire, comme on le voit sur la photo. Nez de coing, de fruits à chair blanche type pêche blanche, et d'abricot après quelques minutes. En bouche les bulles sont fines, présentes mais légères ce qui rend le vin très agréable. L'acidité équilibre le tout et rappelle la pomme verte. Conclusion: un vin d'apéritif vraiment très sympa, avec des bulles, du fruit, de l'acidité, le tout pour environ 10€ je crois.
Bonne fête Môman!
25 mai 2008
Rhône Sud
Jeudi c'était dégustation et accords mets & vins chez un caviste un peu restaurateur dans le 17e (rue saussier leroy).
Nous sommes reçus par Jérémie et Pierre-Benoît, deux des 3 associés de WCPM: WCP ce sont les premières lettres de leurs noms de famille, M je ne sais pas, mais l'autre signification c'est Wine & Cooking ProMotion (ils ont deux boutiques dans le 17e, la première est rue Bridaine). J'ai trouvé un reportage sur eux ici.
Première partie théorique avec une présentation de la région, de l'historique, des appellations, du type de domaines puis focus sur les cépages: grenache et syrah en rouge, roussane, marsanne, clairette et bouboulenc en blanc.
Le blanc on ne s'est pas attardé dessus, mais sur le rouge Pierre Benoît a comparé le grenache à Ringo Star et la Syrah à Paul Mc Cartney pour nous expliquer les différences entre les deux: Ringo le batteur il n'a rien de subtil mais il est là pour mettre l'ambiance dans le groupe, toujours présent mais pas de finesse. A l'image du grenache, qui très sucré apporte beaucoup d'alcool au vin, du corps, et peut constituer la colonne vertébrale d'un vin: il fait du bruit, il donne le rythme, mais tout seul ça tape sur le système et ça manque de complexité. C'est pour cela que ce cépage est rarement utilisé seul et est associé notamment dans les Côtes du Rhône à la Syrah, qui vient apporter un peu de finesse dans ce monde de brutes. La Syrah c'est Paul Mc Cartney, ça vient donner un peu de saveurs et de mélodie à l'ensemble. Ce cépage apporte ses arômes de fruits (framboise), de fleurs (violette), d'épices (poivre). Au niveau empyreumatique (yes! et un mot de recasé!) ce qui est peut être "simplement" du brulé dans le grenache va être du fumé dans la syrah. C'est plus fin et plus relevé que le grenache, c'est pour cela que ces deux cépages sont complémentaires. Pierre Benoît termine son speech par des remarques sur les accords mets&vins assez intéressantes, pour les viandes, les légumes, les fromages, en nous expliquant comment jouer avec les arômes et les textures.
On passe à la dégustation? Dégustation à l'aveugle, pour nous forcer à exercer nos sens! La dégustation est également agrémentée de cochonailles (mousse de volaille, terrine au piment d'Espelette, saucisson de taureau, jambon cru, chorizo) et de fromages (goudat 18 et 48, tome de brebis, reblochon) pour tester en live les accords mets&vins.
- Côtes du Rhône rosé Charvin 2006: robe rosé clair, pas très arômatique ni au nez ni en bouche, mais servi frais pour l'apéro en sortant du boulot c'est agréable. Grâce à mon expérience Foire de Paris et puisque personne n'osait vraiment se lancer dans la découverte de l'appelation j'ai tenté Lirac; bon c'était pas ça mais le mec était assez "impressionné" que je sorte ça. Comme quoi la Foire de Paris ça sert pas que à rien.
- Rasteau
Côtes du Rhône rouge Charvin 2006:robe rubis, nez sur le fruit, alcool, fruits macérés. En bouche on sent moins cet alcool qui mêlé aux arômes de fruits macérés, de griotte, passe plutôt bien. Tanins discrets et soyeux
Et là PB, spécialiste des comparaisons se lance dans la comparaison entre Laurent Charvin Eric Cantona: un domaine apparemment pas évident à trouver, un vigneron qui ne demande rien à personne, qui veut juste s'occuper de ses vignes et faire son vin dans ses cuves en béton: (avé l'accent): "putain qu'est ce que tu veux? Goûter mon vin? Putain fait chier..." Au moins si vous alelz le voir vous savez à quoi vous en tenir!
- Lirac 2005
Là je m'échappe quelques secondes regarder les bouteilles présentées dans le magasin. Je vois un Chateauneuf du Pape Domaine de Villeneuve; là je dis "ah c'est Stanislas Wallut", et PB se retourne vers moi et me demande d'un air interloqué: "tu connais?" Eh oui mon gars, le Rhône Sud ça n'a pas de secrets pour moi! Gros lol. Enorme lol même, et merci Laurent de m'avoir fait découvert ce producteur; j'ai pas encore goûté son vin mais j'ai retenu son nom et sa tête, c'est déjà ça.
- Chateauneuf du Pape rouge 2003: robe grenat, disque orange foncé, je dirais bien 2003, gagné! Arômes de chocolat et de café selon les animateurs...moi je n'ai rien ressenti d'extraordinaire dans ce vin.
- Chateuneuf du Pape blanc 1999: robe dorée, ou jaune paille plutôt, on voit que ça a de l'âge; arômes légers de miel et de noix; en bouche je trouve ça décevant, on trop l'alcool et pas assez d'arômes. Je ne l'ai apprécié ni seul, ni avec les fromages! Mais je suis quand même assez contente d'avoir goûté un Chateauneuf blanc parce que ça ne me serait pas venu à l'idée d'en acheter. Maintenant l'idée d'en acheter ne viendra pas mais je sais pourquoi!
Conclusion: déjà il faudrait vraiment que l'auteur (moi) de cet article le complète parce que là niveau dégustation c'est ni fait ni à faire. Deux, les vins du Rhône Sud ne sont définitivement pas ceux que je préfère. Trois, concept intéressant de WCPM qui pour 45€ vous fait tester six accords mets&vins avec une approche conviviale et pédagogique.
21 mai 2008
Voyage, voyage
Lundi soir je suis partie en Italie: un voyage dans le Piémont, au Printemps, c'est sympa non? 100€ l'A/R Paris-Milan avec Ryanair, à l'aéroport c'est Giacomo (ou son frère) qui m'attend, un pote vigneron de l'artisan caviste. Lunettes de soleil Armani sur le nez, jean Dolce&Gabbana, Ferrari, direction le Roero, où Giacomo (ou son frère) a repris le domaine de son grand-père: je suis invitée avec quelques clients de l'artisan caviste à une dégustation des vins du domaine. Me voici dans une grande cuisine....
Bon d'accord je ne suis pas allée en Italie hier, mais j'étais bien dans une cuisine avec Giacomo (ou son
frère), Laurent Baraou, et quelques amis. C'était la cuisine de Findawine, des HEC rencontrés au Tupperwine Defaix qui créent leur boîte en sortant de l'école. Et Giacomo n'avait pas de lunettes de soleil ni rien, c'est juste mes clichés sur les italiens. Et je dis Giacomo "ou son frère" parce que j'ai raté le début de la dégustation et je ne sais pas qui présentait; d'après leur site Giacomo c'était le grand-père, et ce sont ses fils ou petit-fils ou arrière petit-fils qui ont repris le domaine. Quant à Vico, rien à voir avec les chips...(désolée fallait la faire).
Trêve de bavardage, passons à la dégustation:
- Langhe Favorita 2007: robe jaune pâle brillante, nez légèrement fruité et légère acidité plutôt agréable en bouche. Le vin s'était déjà réchauffé quand je suis arrivée (en retard) donc je l'aurais sans doute apprécié différemment plus frais.
- Roero Arneis 2007:robe jaune pâle brillante comme le précédent mais avec en plus de légers reflets verdâtres; nez fruité plus expressif et plus fin que le précédent; le fruit se ressent également en bouche et est bien équilibré avec une finale légèrement acide.
Langhe Rosso: pas de millésime pour celui-ci car deux cépages sont assemblés après avoir été vinifiés et élevés séparément (l'un des cépages est élevé plus longtemps que l'autre): robe couleur rubis, brillante, vraiment magnifique, très pure et fine; nez de fruits, après quelques minutes arômes de fruits macérés et d'alcool. En bouche c'est extrêment agréable, bonne ampleur; de légers tanins sont perceptibles juste à la fin pour agrémenter la finale. Très joli vin, léger, vraiment très agréable pour la vue, le nez, et la bouche.
Barbera d'Alba Superiore 2005: robe rubis brillante mais plus foncée que le vin précédent; au nez on
sent que ça va être plus lourd, plus concentré, plus intense que le vin précédent. En bouche l'ampleur est bien plus importante, les tanins plus présents; ils sont plutôt agréables et relèvent la finale mais au début ils masquaient un peu les arômes. Après quelques minutes d'aération les arômes de fruits s'expriment pleinement.
- Et pour finir Giacomo nous a présenté Bébert, enfin Birbet plutôt (journée de la blague...), un vin rouge effervescent; là je vois déjà votre tête: quoi? un vin rouge effervescent? Et pourtant: robe rubis clair et fine mousse blanche sur les bords au service; au nez incroyables arômes de framboise d'abord, fraise ensuite; la comparaison est naze mais ça m'a fait le même effet que si je mettais le nez sur yaourt arômatisé; sauf que là ce sont des arômes naturels évidemment. Ces arômes se retrouvent en bouche; il doit y avoir un peu moins de 50g de sucre résiduel (à confirmer) mais le vin reste léger grâce à la fraîcheur et aux fines bulles. Longueur incroyable. Ce vin ne se garde pas mais ça peut être sympa d'en avoir 2 bouteilles dans un coin dans la cave pour aller avec un dessert fruité. Ca devrait le faire avec une salade de fruits frais genre bananes, kiwi, mangue, et le vin qui apporte les fraises; sympa non?
Perso j'ai adoré cette soirée: bonne ambiance, excellents vins, Giacomo (ou son frère, lol) est sympa, intéressant, abordable, et parle de ses vins et de sa région avec un adorable accent italien. Quant à Laurent il est parfait en maître de cérémonie. L'homme mobile par excellence mettait à jour son blog en live (j'ai piqué des photos sans demander l'autorisation...). Les prix des vins de Giacomo sont ici. Monsieur Septime était également présent; et ce qui est bien quand il est là c'est qu'on a des super photos!
16 mai 2008
Chablis, ch'est bon
Le nom Tupperwine n'a peut-être plus le droit d'exister mais l'esprit des soirées inventées par Fabrice est intact. Il nous a convié mardi soir à une dégustation de Chablis du Domaine de la Meulière dans une galerie d'art du côté de Montmartre. La galerie Roussard pour être précis, rue du Mont Cenis. Ca grimpe sec pour arriver jusque là mais une fois en haut vous n'êtes pas déçus. La dégustation se déroulait dans l'entrée; ça peut paraître bizarre mais c'était finalement assez approprié: on a pu profité des dernières lueurs du jour, de l'ambiance du quartier, et de la fraîcheur du soir car la journée fut plutôt ensoleillée. Je tiens à dire que j'ai quand même fait un tour dans la galerie après la dégustation et j'ai été agréablement surprise: je ne suis pas une habituée des galeries mais celle-ci m'a paru super chaleureuse: le cadre, la lumière, les fauteuils et les magazines au milieu de la pièce, on se sentait chez soi, contrairement à d'autres galeries qui sont un peu "froides". Le lieu de la dégustation, première réussite.
Le Domaine de la Meulière (dégusté au Salon des Vignerons Indépendants en mars dernier sur aux conseils de Fabrice; décidément on retrouve toujours les mêmes ici) était représentée ce soir là par Marie Laroche, c'est cool comme ça on était deux filles; plus sérieusement ça montre bien qu'il y a de plus en plus de femmes dans ce milieu qui reste très masculin! Quelques caractéristiques du domaine: 25 ha à Fleys (prononcer "Flè-ï"), 4 Châblis 1er Cru, agriculture raisonnée, vendanges manuelles, filtrage tangentiel (quoi vous ne savez pas ce qu'est le filtrage tangentiel? trop nul!), cuves inox, pas de passage en fûts. Pour le filtrage tangentiel, une explication ici. L'avantage de cette technique c'est que le vin peut-être mis en bouteille et consommé rapidement après (quelques jours seulement), alors qu'avec un filtrage sur plaques (terre) a besoin de repos avant de pouvoir être consommé.
Compte-rendu de dégustation
Chablis 2006: robe jaune pâle, minéral, arômes discret au nez comme en bouche, bonne acidité pour une finale agréable.
Chablis 1er Cru Les Fourneaux 2006: robe jaune pâle, minéral, encore un peu fermé pour apprécier la palette d'arômes de ce vin.
Chablis 1er Cru Vaucoupin 2006: robe jaune pâle, plus arômatique que le précédent, plus sur le fruit; toujours minéralité et acidité, qui justement s'équilibrent bien avec les arômes de fruits. Joli potentiel de garde pour ce vin, chez les Laroche ils boivent en ce moment les 1998!
Verticale Mont de Milieu: les vignes ont 50/60 ans et le Mont de Milieu est le terroir le mieux exposé donc normalement c'est le plus complexe arômatiquement.
Chablis 1er Cru Mont de Milieu 2006: robe jaune pâle, encore un peu fermé mais on retrouve la minéralité et l'acidité. Pour les arômes à voir avec l'évolution. Bon les Laroche en ce moment ils boivent le 1997, donc il a le temps d'évoluer celui-ci!
Chablis 1er Cru Mont de Milieu 2001: robe dorée pâle. Dorée pâle en absolu mais considérablement plus foncée que celle des précédents vins! Impressionnant l'effet du temps! Je ne retient qu'une chose de celui-ci: le beurré. Bouche clairement dominée par des arômes de beurre, un peu trop à mon goût en fait.
Chablis 1er Cru Mont de Milieu 1999: un de mes préférés de la soirée; plus "vieux" que le 2001 et pourtant moins évolué. Des notes animales sur le premier nez, qui passent rapidement. Ensuite on retrouve un mix de ce que j'apprécie: de légers arômes de fruits/fleurs, des arômes végétaux dirons-nous, un léger côté beurré qui donne de la douceur, la minéralité caractéristique des Chablis, et l'acidité qui vient équilibrer tout ça.
Réflexions personnnelles:
- vendanges manuelles or not: DE Defaix nous avait expliqué qu'il avait testé les vendanges mécaniques 10 ans avant de les préférer définitivement aux vendanges manuelles.
- une verticale c'est vraiment super intéressant; même terroir, même technique de vinification, mais des millésimes différents avec des caractéristiques tellement différentes! Et constater l'effet du temps en live ça motive à être patient et à garder quelques bouteilles en cave!
- tout ça me donne envie de faire une horizontale: les quatre 1er Crus du Domaine dans le même millésime; pour constater "l'effet terroir"
Merci à Fabrice pour l'organisation, à la galerie pour son accueil, à Marie Laroche pour s'être déplacée et nous avoir fait découvrir son domaine; plaquette + fiche de dégustation, des petites choses bien utiles!
Et vivement la prochaine réunion T**perwine!
L'article et les photos de Monsieur Septime sont sur Mistelle; d'ailleurs la photo des bouteilles je l'ai empruntée chez lui!
Le blog de Fabrice: 20/20
14 mai 2008
Clos Sainte-Anne, Pomerol, 2004
Sainte-Anne, Sainte patronne de la Bretagne, trop cool Daniel de nous avoir servi ce vin!
Mais pourquoi un Clos de Bordeaux s'appelle Clos Sainte-Anne? Une rapide recherche google ne m'a pas donné la réponse. Il faudra donc mener une enquête plus longue et plus précise. Je n'ai d'ailleurs pas trouvé beaucoup d'infos sur ce vin sur internet. Cool et frustrant à la fois. J'ai quand même trouvé que c'était le second vin du Château Moulinet. Bon OK je connais pas non plus le château Moulinet mais ça doit être le second vin d'un grand château dont voici quelques carctéristiques (quelqu'un sait-il si le second vin du domaine a les mêmes caractéristiques?):
Superficie du vignoble: 22 hectares
Encépagement: Merlot 60% - Cabernet Sauvignon 30% - Cabernet Franc 10 %
Age moyen des vignes : 35 ans
Rendement moyen: 50 hl / ha
Production annuelle: 60.000 Bouteilles pour le Millésime 1999
Elevage : 18 mois en barriques (45% de fûts neufs
Bon en Bordeaux je suis toujours aussi nulle et je ne me rappelle pas du dernier Pomerol que j'avais bu. Et franchement celui-là j'ai bien apprécié: robe très foncée avec un disque sur le violet foncé; nez bien ouvert, sur le fruit; au début c'est un peu mélangé mais après quelques minutes d'aération on retrouve des arômes de fruits rouges ou noirs, type cerise mais cerise bien noire, noire, juteuse. En bouche génial les tanins fondus apportent une certaine douceur, beaux arômes de fruits, c'est concentré et équilibré avec une finale d'une belle longueur, vraiment très sympa comme vin.
Pourtant j'ai lu que 2004 n'était pas forcément une grande année en Bordeaux, alors le 2005 doit être vraiment exceptionnel!
Encore merci Daniel pour ce vin dont je retiendrai forcément le nom, et que je redégusterai avec plaisir!
Photo en haut: La Sainte-Anne Trinitaire de Léonard de Vinci, source Wikipedia, visible au Musée du Louvre
13 mai 2008
Foire de Paris...
Lundi 12 mai, dernier jour de la foire de Paris, une invitation sortie de derrière les fagots, quelques nuages, aller je me motive pour aller à la Foire de Paris. Les ponts et le soleil n'auront pas décidé les parisiens à quitter la capitale ils sont tous là; ambiance match de foot ou concert, avec des revendeurs de tickets à l'entrée. Allées noires de monde, de gens avec des sacs plein les mains, mangeant des glaces et buvant des sodas. Le genre d'ambiance que j'adore, je ne vais vraiment pas m'éterniser ici.
Heureusement grâce à Arnaud je sais exactement où je vais, Hall 3, Terres de France et d'Europe, là où sont les vignerons. 78 annoncés sur le site de la foire, pas mal quand même. Entre l'artisant du monde et la gastronomie de France et de Navarre voilà les vignerons. Ou plutôt les grands et beaux stands des différents domaines présents. Ca change des Vignerons Indépendants...et entre la chaleur et les différentes odeurs de nourriture les conditions de dégustation ne sont pas idéales...Je ne vais vraiment pas rester longtemps...
Premier tour rapide pour avoir un aperçu des domaines et appelations représentées; énorme présence de la Bourgogne!!! Incroyable! Vougeot, Pernand, Fixin, Chambolle Musigny, Montrachet, Côtes de Beaune, Côtes de Nuit, Pommard, je ne sais pas s'ils ont eu un prix de gros mais toutes les appelations étaient là.
1er arrêt chez un négociant éleveur de Beaune; je lui demande s'il a du Pernand il me répond entre deux frites qu'il ne sait pas et il me donne sa fiche de tarifs: une page recto verso de différentes bouteilles, différents millésimes, aucun intérêt, il me propose de déguster mais j'ai aucune envie discuter avec lui donc je me casse.
2ème arrêt au Château Lagrézette en Cahors. Très honnêtement je suis venue là pour déguster leurs célèbres Cahors; je n'avais pas forcément été convaincue par les Cahors Tupperwine et je pensais que c'était l'occasion d'en découvrir d'autres. Il y avait deux mecs sur la stand, occupés. Je lis tranquillement le classeur de présentation (à défaut de déguster je me cultive) et après quelques minutes on me demande si on peut faire quelque chose pour moi. Je demande si je peux déguster les Blanc (je voulais déguster les Blanc avant de déguster les rouges), le mec me propose de repasser; sympa, génial, comme si j'allais revenir le voir. Il me demande si je connais la maison, s'ils m'ont envoyé une invitation, si je ne suis pas venue l'année dernière. Mais qu'est ce que ça peut te faire???? Je sens bien que je ne suis pas la bienvenue. Il me sert quand même un verre de Chardonnay 2007. Alors je reste et je déguste Blanche de Grézette: belle robe jaune pâle, nez arômatique sur la fleur; en bouche c'est encore plus agréable, un concentré d'arômes; belle finale avec une pointe d'acidité qui vient relever le tout; et bonne longueur. Super agréable comme vin, et en fait on ne dirait pas un Chardonnay; finalement c'est incroyable tout ce qu'on peut faire à partir de ce cépage! Le gars est toujours occupé: cette fois c'est moi qui lui propose de repasser, et il est pas prêt de me revoir!
3ème arrêt: un vigneron de Lirac, le stand avait l'air plus friendly et moins commercial que les autres. Un papi m'accueille, il me demande si je suis restauratrice; pas vraiment, donc là aussi je sens direct que je ne suis pas la bienvenue. On discute deux minutes, le gars était plutôt cool mais il finit par me dire que si je veux découvrir je peux lui acheter 2,3 bouteilles de chacune de ses cuvées. Bien sûr, salut!
Conclusion: un, heureusement que j'ai pas payé l'entrée, deux, je ne suis pas prête d'y retourner. A la rigueur si je connais le producteur, et encore. C'était trop nul cette aprem.
12 mai 2008
Malesan 1999, Bordeaux (Bernard Magrez)
Bon Bordeaux c'est peut-être la région française qui produit le plus de vins, celle à laquelle on pense en premier quand on parle de vins rouges avec des non passionnés, celles des grands noms tels que Haut-Brion ou Margaux, mais c'est celle que je connais le moins. En plus le cours "Bordeaux" de l'Union des Oenologues c'est en juin donc je vais devoir attendre un peu. Pour l'instant Bordeaux pour moi c'est le bazar: la rive gauche la rive droite je situe à peu près mais alors après les appellations, les crus, les Châteaux, c'est quand même pas évident. Vu de loin je pense que Bordeaux est la région la plus avancée en termes de "marketing": les seconds vins, les enchères, les primeurs, les célébrités, et les mecs comme Bernard Magrez dont on retrouve le nom un peu partout; tout ça fait que pour moi, c'est le bordel.

J'ai eu l'occasion de goûter un Malesan 1999; une bouteille pas chère achetée par ma grand-mère parce qu'elle aimait bien l'étiquette. J'ai pas de photo du contenu de la bouteille mais la robe du vin est en train de virer au tuilé; c'est vraiment le début donc c'était assez joli.
Nez fruité, de fruits cuits; ce vin dégageait de la chaleur en fait. On retrouvait en bouche ces impressions olfactives: de la chaleur, des fruits fondus, comme les tanins, fondus malgré l'élevage en fûts de chêne. Ils étaient juste présents en finale ce qui n'était pas désagréable.
Malgré ma méconnaissance de Bordeaux et mon a priori négatif à l'encontre d'un homme qui a des vignobles partout dans le monde et dont on retrouve le nom à droite et à gauche et bien j'ai été plutôt séduite par ce Bordeaux, qui restera pas dans les annales mais qui se laisse boire, pour sans doute un bon rapport qualité prix (si ma grand-mère dit que c'était pas cher on peut la croire).
09 mai 2008
Sur le Chemin des Vignes, Claude chapuis
Déjà le titre est plutôt sympa et fait presque rêver pour les parisiens comme moi pour qui la parcelle de vigne la plus proche est quand même à quelques kilomètres; quoique.
Le sous-titre donne lui aussi envie de débuter la lecture: "Tout ce qu'on ne vous a pas encore dit sur les vins de Bourgogne". L'auteur est né en 1948 dans une famille de vignerons d'Aloxe-Corton et il est maintenant professeur à l'ESC Dijon où il enseigne la culture française aux étudiants étrangers; plutôt cool. Cool pour lui d'enseigner sa passion, sa culture, son pays, et cool pour les étudiants d'avoir à faire à un professeur forcément passionné et passionnant.
La Bourgogne j'aime bien, pour différentes raisons. Un des premiers vins qui m'a marqué fût un Vosne Romanée, puis il y a eu le Pernand cher à Papel, et puis plus récemment le Châblis de Daniel-Etienne Defaix, le cours Bourgogne de l'Union des Oenologues, ou encore le Saint-Aubin du dej entre collègues. Et puis il y a deux trois trucs que je trouve attirants dans cette région: les deux cépages majeurs que sont le Pinot Noir et le Chardonnay, les Clos, et l'influence des moines sur la vigne dans cette région. Tout ça fait que mon oeil a tout de suite été interpellé par ce bouquin à la bibliothèque de Puteaux.
Je ne vais pas tout vous raconter mais je peux vous dire qu'en 120 pages (ne vous inquiétez pas c'est écrit gros) Claude Chapuis nous raconte la viticulure bourguignonne sous différents angles: historique, religieux, pratique, littéraire, philosophique, commercial. Et je dis bien "raconte" car ce livre se lit comme une histoire, et le texte est ponctué de citations toutes plus justes les unes que les autres. Et c'est le vin comme je le conçois: le partage et la convivialité, l'histoire, la géographie, la géologie, la météo, la chimie, les techniques de viticulture, mais aussi la religion, la philosophie, les livres, le marketing etc... Et ce livre vous parle de tout ça tout en restant en Bourgogne, c'est pas magnifique?
Claude Chapuis cite de plus tout un tas d'auteurs dans son bouquin, donc ceci orientera mes lectures futures (et les vôtres j'espère!)
06 mai 2008
Guigal, Côtes du Rhône, 2004
Guigal, forcément tout le monde connaît. La première fois que j'en ai entendu parler c'était à mes cours d'oenologie, à l'Union des Oenologues de France, le cours sur la vallée du Rhône évidemment.
Pour découvrir la vallée du Rhône rouge et Guigal en particulier on m'a conseillé de commencer par le Côte du Rhône. Un 2004 à 5,99€ à la foire aux vins Auchan et hop voilà 2 bouteilles de Guigal en cave.
Quelques infos "techniques":
Géologie du sol: sols très variés : sédiments, calcaires granitiques. Alluvions et cailloux.
Encepagement:55% Syrah, 35% Grenache, 8% Mourvèdre, 2% autres
Age moyen des vignes: 35 ans environ.
Vinifications: vinifications traditionnelles, températures des fermentations contrôlées. Longues macérations.
Elevage: 1 an et demi en foudres de chêne.
Rendements: 41 HL / hectare
Production: 2.500.000 bouteilles.
Dégustation faite après le Peca Peca, donc forcément celui-ci paraissait un peu fade après l'explosion de fruits du vin de Stéphane Loisel.
Robe rouge profond
Nez léger de fruits rouges, comme des baies par exemple. Et notes d'épices, voire notes boisées, sans doute dû à l'élevage en foudre de chêne.
En bouche c'est agréable à boire, tanins discrets, bien équilibré avec les fruits qui sont eux aussi discrets. C'est un vin qui n'a rien d'extraordinaire mais j'ai quand même l'impression que le nom de Guigal est synonyme de travail bien fait. A regoûter de toutes façons dans d'autres conditions!








